Précarité au Portugal: des jeunes témoignent

« Je parle en tant que “jeune” de 30 ans. Je suis doctorant en sciences sociales.

Nous, les jeunes, avons le sentiment que depuis plus de trente ans, la classe politique ne représente plus la population et ses préoccupations.

Notre génération qu’on appelle “génération 500 euros” est en train de payer des retraites pour milliardaires, ceux qui sont passés par l’administration à la grande époque “vache à lait” : depuis les années 90, le pays a vécu au-dessus de ses moyens avec les subventions européennes et la création qui s’en est suivie d’institutions fantômes. Ces jeunes réclament le changement.”

A lire sur Eco89

L’Observatoire de la précarité énergétique

Quatre mois après la signature de la première convention du plan national de lutte contre la précarité énergétique, Nathalie Kosciusko-Morizet, Ministre de l’Écologie, Eric Besson, Ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique et Benoist Apparu, Secrétaire d’Etat chargé du Logement viennent d’annoncer le lancement de l’Observatoire national de la précarité énergétique. Présidé par Jérôme Vignon, Président de l’Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale (ONPES), ce nouvel observatoire doit permettre « de mieux mesurer les phénomènes de précarité énergétique afin d’en identifier les déterminants » et « d’assurer le suivi des aides financières publiques et privées apportées aux ménages précaires, ainsi que le suivi des actions, des initiatives locales ou nationales, pour en mesurer les impacts et en partager les expériences ».

Lire la suite sur Nouvel Obs

Le pape condamne les mauvaises conditions de travail et la précarité

Le pape Benoît XVI a condamné “les conditions de travail difficiles et précaires”, samedi devant environ 8.000 pèlerins venus au Vatican de la ville industrielle de Terni (centre de l’Italie).

“Les conditions de travail difficiles ou précaires rendent difficile et précaire la société elle-même”, a dit le pape, mettant en avant en particulier “la précarité” de l’emploi des jeunes.

La suite sur La Croix, avec AFP

La pire humiliation du précaire

Martine est soulagée: sa mission d’un mois et demi (avec des horaires décalés) est terminée. Et elle s’aperçoit, en disant au revoir à une collègue (éphémère) qu’elle a oublié de saluer les autres. A cause des horaires décalés, justement. Elle ne les reverra probablement pas. Mais pourquoi les revoir?

La pire humiliation du précaire ce n’est pas les conditions de travail (souvent acceptables, quand on accepte le minimum légal), ce n’est pas non plus les horaires décalés, le stress ou la faible paie.

Non. Le plus humiliant c’est de ne pas appartenir à une communauté de travail.

Sans groupe auquel appartenir. Sans us et coutûmes à partager. Sans syndicat, bien sûr. Sans nom collectif. Juste des visages rencontrés, l’un le matin très tôt, l’autre le soir très tard, des collègues souvent connus de leur seul prénom.

Précarité: 210.000 manifestants en Allemagne

Environ 210.000 salariés ont manifesté aujourd’hui à travers l’Allemagne contre la précarité au travail, selon le syndicat de l’industrie IG Metall, organisateur de cette journée d’action.

“En cette période de croissance, nous nous élevons contre la dégradation des conditions de travail en raison du recours massif au travail intérimaire et aux emplois précaires”, a déclaré à Brunswick Berhold Huber, président du syndicat, selon un communiqué.

“Nous voulons envoyer un signal aux employeurs et responsables politiques: il faut arrêter cette course au dumping au détriment de l’humain”, a ajouté M. Huber, selon qui c’est aussi la capacité d’innovation du pays qui en pâtira au final.
source: Figaro

Tokyo Freeters

Le Japon compte aujourd’hui plus de deux millions de freeters : des jeunes précaires peu qualifiés qui, faute de moyens, ne peuvent se fixer.
Apparu dans la seconde moitié des années 1980, le terme freeter a d’abord désigné les jeunes Japonais désireux de s’affranchir du modèle traditionnel de dévouement à l’entreprise. Depuis, à l’image positive véhiculée par ce vent de liberté s’est substituée la réalité plus douloureuse de la précarité. Victimes de la morosité économique, les nouveaux freeters cumulent les emplois et se réfugient dans les cybercafés lorsqu’ils n’ont pas de toit. Dans une société où la compétition s’apprend dès le plus jeune âge, beaucoup se sentent coupables. Et si certains tentent de se révolter en organisant des manifestations, la plupart d’entre eux choisissent de rester seuls avec leur souffrance.
(Arte)

Jocelyne, femme de ménage, et ses six employeurs

Elle a 47 balais, deux blouses et des bras d’acier. Dès 6 h, Jocelyne Combis frotte, astique et aspire le mobilier et les sols chez des particuliers et dans des entreprises. À pied, en bus, elle court d’adresse en adresse depuis cinq ans. Journée type d’un solide agent d’entretien… Lire la suite

Pauvreté, précarité, solidarité en milieu rural

Rapport de la Documentation française à télécharger ici.

Les phénomènes de pauvreté et de précarité sont, en milieu rural, moins bien documentés qu’en milieu urbain. Dans un premier tome ce rapport dresse un état complet des connaissances sur les phénomènes de pauvreté en milieu rural, notamment : la typologie des habitants concernés, la nature des difficultés rencontrées, leurs effets sur l’activité économique et sur le mode de vie de ces habitants, la nature des réponses apportées. Le deuxième tome est consacré à l’analyse détaillée de la situation dans cinq départements, Nord, Ariège, Seine-et-Marne, Hérault et Creuse.
(septembre 2009)

A Orthez, Christophe et Delphine dorment dans une voiture

Depuis cet été, Christophe et son amie Delphine vivent dans une voiture, non loin de la Moutète. Alors que l’hiver est là, tous deux aimeraient qu’enfin soit trouvée une solution.

En ce moment, Christophe Muller, 41 ans, dort seul. Son amie Delphine Fouchet, 35 ans, est en effet entrée à l’hôpital lundi pour des soins. Elle sera de retour dans quelques jours. Tous deux pourront alors se tenir de nouveau chaud, dans la voiture qui les abrite, une vieille R19 blanche sans pare-brise, délabrée, stationnée rue du Grec, la petite voie qui relie la Moutète à la rue Guanille. Cela fait déjà quelque temps qu’ils sont là. « Depuis les fêtes d’Orthez » confirme Christophe, originaire d’Aubervilliers, arrivé dans la région il y a une quinzaine d’années. Soit quatre mois à loger dans une voiture qui n’est pas à eux et dont le pare-brise a éclaté récemment sous les pierres de quelques jeunes noctambules.

Lire la suite La République des Pyrénées

La précarité énergétique

Une épée de Damoclès. Lorsqu’un foyer dispose de bas revenus et qu’il est confronté à une facture importante d’énergie, il se prive d’autres services, ou – au contraire – décide de ne plus se chauffer. Penser à long terme devient impossible.

On appelle cela la précarité énergétique. Derrière ce nom barbare se cache un phénomène complexe qui comprend des situations multiples.

Lire la suite sur Youphil