Ce n’est pas parce que ce blog est inactif depuis quelques semaines ou quelques mois qu’il n’est plus visité. Il reçoit en moyenne 3 000 visites par mois. Voici les 5 articles les plus lus:
avril 4, 2009
Les nouveaux intellos précaires
Huit ans après leur première enquête, Anne et Marine Rambach publient «Les Nouveaux Intellos précaires» (en librairie le 8 avril).
Chercheurs sans poste, «indépendants» de l’édition, journalistes en quête de piges, enseignants bouche-trous, scénaristes anonymes et autres stagiaires perpétuels, ils ont parfois un lourd bagage mais ne pèsent rien, ou si peu, sur le marché de l’emploi. Hormis leurs camarades de galère, qui les écoute et les plaint? Fauchés sans doute, mais pas plus que les OS de Gandrange. Fils à papa, ou rejetons de classes populaires bernés par une usine à gaz universitaire bradant du diplôme à tout va, ils n’ont pas fait les grandes écoles, et voudraient néanmoins qu’on leur trouve un emploi normalement rémunéré. Circonstance aggravante, ils prétendent lire et avoir un avis. Ah, ces fameux doctorants devenus chômeurs de longue durée… Ils n’ont décidément pas la cote dans les dîners du faubourg Saint-Honoré.
Lire le dossier sur Biblio Obs
janvier 22, 2009
Education : Xavier Darcos invente la fonction publique des précaires
Un contrat aidé est un contrat de travail dérogatoire au droit commun, pour lequel l’employeur bénéficie d’aides, qui peuvent prendre la forme de subventions à l’embauche, d’exonérations de certaines cotisations sociales, d’aides à la formation. Le principe général est de diminuer, par des aides directes ou indirectes, les coûts d’embauche et/ou de formation pour l’employeur. Ces emplois aidés sont, en général, accessibles prioritairement à des “publics cibles”, telles les personnes “en difficulté sur le marché du travail” ou les jeunes. Ils relèvent du secteur marchand (c’est le cas par exemple des contrats “initiative emploi”) ou du secteur non marchand (par exemple contrats “emploi-solidarité”). Dans le second cas, ils sont le plus souvent conclus par des associations, des collectivités territoriales ou des entreprises publiques … / … Les personnes “en difficulté sur le marché du travail” sont : les demandeurs d’emploi de longue ou de très longue durée (par exemple les personnes ayant 12 mois de chômage dans les 18 mois précédents, ou 24 mois dans les 36 mois précédents), les bénéficiaires de minima sociaux tels que l’allocation de solidarité spécifique (ASS) ou le RMI, les personnes handicapées, les personnes de plus de 50 ans au chômage depuis plus de 3 mois ou en congé (ou convention) de conversion, les jeunes sans aucune qualification…
octobre 17, 2008
Les précaires vont servir de boucs-émissaires
La crise financière, qui se mue en crise économique, menace-t-elle davantage encore l’accès aux soins des plus démunis ? Poursuivre la lecture
octobre 5, 2008
Précaires et statutaires unis contre la précarité dans l’enseignement supérieur et la recherche
Diplômés, déclassés, prolétarisés, invisibles et souvent exploités, certains parmi nous sont en grande précarité, et tous les autres savent qu’elle n’est pas bien loin. Poursuivre la lecture
octobre 3, 2008
Université de Hambourg : des scientifiques à un euro
par Stephan M.
Une douzaine de scientifiques sans emploi ont été obligés par la “Bundesagentur für Arbeit” (agence allemande pour l’emploi) à travailler pour l’université de Hambourg. Il s’agit du fameux “travail à un euro introduit” par la réforme Hartz IV. Si on a cru que ces mesures de coercition ne sont appliquées que sur des chômeurs peu qualifiés, on doit rectifier ses croyances. Pourquoi faire venir des gens diplômés de pays lointains pour un salaire “compétitif” si on dispose de scientifiques chez soi qui, de plus, font un travail hautement qualifié pour un euro de l’heure, et ceci sans que l’employeur ait à payer ni cotisations sociales ni salaires ? Poursuivre la lecture
septembre 26, 2008
Sauvons Actuchômage
Le militantisme souffre ces derniers temps. Surtout celui qui a vocation à défendre les plus faibles d’entre nous, à lutter contre la machine à écraser les crevards, à ne pas nous laisser nous pondre dans la tête. Les appels de détresse (financière et participative) se suivent et se ressemblent. Au bout d’un moment, on peut être tenté de détourner la tête, de se dire qu’on ne pourra pas sauver tout le monde. Pourtant, c’est moins le moment que jamais de lâcher la rampe. Poursuivre la lecture
septembre 5, 2008
On ferme!
J’ai décidé de fermer ce blog, au moins temporairement. J’ai moins de temps pour m’en occuper.
Equilibre précaire a été ouverte il y a un an. En un an, nous avons publié 195 articles et 1 195 commentaires. Le blog a reçu 65 000 visites, avec un pîc à 1557 visites le 20 décembre 2007.
Dix-sept auteurs ont participé à Equilibre précaire. Merci à eux. Cette expérience a été intéressante car nous nous sommes rendus compte qu’il était très difficile d’écrire sur la précarité. Le sujet est rebutant! Si on est précaire on n’a pas envie d’écrire sur ce sujet et si on ne l’est pas, bien qu’on comprenne le problème, on ne l’a pas vécu et donc on se sent mal placé pour en parler.
Le blog restera en l’état. Et il restera “précaire”…
septembre 2, 2008
Une épicerie sociale dans le Pas-de-Calais
La Voix du Nord donne des infos pratiques sur une épicerie sociale située à Hesdin.
Une épicerie sociale, c’est quoi ? – C’est un endroit où chacun peut acheter toutes sortes de produits à bas prix.
Qui peut bénéficier des services qu’offre cette épicerie sociale ? – Elle s’adresse à toutes les personnes du pays des 7 Vallées en situation de précarité financière.
Qu’est-ce qu’on y trouve ? – Des produits alimentaires, d’hygiène, ménagers, des vêtements (adultes et enfants), des meubles, de la vaisselle, etc. En revanche, on ne trouve pas de produits tels que de l’alcool, des médicaments, du tabac, etc.
septembre 2, 2008
RSA : la naissance d’un régime de précarité assistée
Serge Paugam, directeur d’études à l’EHESS, l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Il s’exprime sur Mediapart. Extrait:
Il était certes jusqu’ici possible de travailler et d’être aidé par les services sociaux en raison de la faiblesse du salaire obtenu (de plus en plus de travailleurs pauvres étaient recensés parmi les bénéficiaires de l’aide sociale), mais avec le RSA, on entre dans un régime différent : il sera désormais possible de cumuler de façon régulière et indéterminée un revenu d’assistance et un revenu du travail faiblement rémunéré. Entre le salarié et le bénéficiaire de l’aide sociale, il existera un statut social intermédiaire, celui de travailleur précaire assisté.