Précarité: une définition

La précarité se définit comme « l’absence d’une ou plusieurs sécurités, notamment celle de l’emploi – ou, pourrait-on ajouter, la disposition d’un emploi ne procurant pas des ressources chroniquement suffisantes -, permettant aux personnes et aux familles d’assumer leurs obligations professionnelles, familiales ou sociales, et de jouir de leurs droits fondamentaux. »

Cette définition était donnée dans le rapport Belorgey. Jean-Michel Belorgey est connu pour être le père du RMI (revenu minimum d’insertion).

La précarité est perçue et définit différement d’une culture à l’autre. Les facteurs influençant la perception d’une situation de précarité sont étudiés dans de nombreux domaines en sciences sociales. (wikipédia)

En France, un arrété de 1992 a défini 5 catégories de personnes en situation de précarité :

  1. chômeurs,
  2. bénéficiaires du RMI,
  3. titulaires d’un contrat emploi solidarité,
  4. personnes sans domicile fixe,
  5. jeunes âgés de 16 à 25 ans exclus du milieu scolaire et engagés dans un processus d’insertion professionnelle.

5 Réponses vers “Précarité: une définition”


  1. 1 Cat novembre 6, 2007 à 3:08

    Si l’on conjugue :
    “d’assumer leurs obligations professionnelles, familiales ou sociales, et de jouir de leurs droits fondamentaux. » avec
    “La précarité est perçue et définit différement d’une culture à l’autre.”, il est certain que ce terme de précarité relève du concept élargi !
    :-)
    pourtant, quelles (tristes) réalités qui collent…

  2. 2 Cat novembre 6, 2007 à 3:53

    Qu’en est-il d’assumer ses obligations et de jouir de ses droits ici (en France)ou ailleurs(Asie,Afrique)?
    Si l’on associe ces 2 points, la précarité n’est plus définie mais relève d’un concept très élargi !

  3. 3 Don Lorenjy novembre 8, 2007 à 10:00

    C’est vrai.
    J’ai lu (pas vu, c’est trop loin) des histoires de bidonvilles à Bombay où des gens démunis de tout ne se vivaient pas “précaire” puisqu’ils se sentaient membres d’une communauté d’exclus qui prenait naturellement le relais collectif de leurs défaillances personnelles.

    C’est ce qui m’a enfoncé l’idée qu’en cherchant à institutionnaliser la précarité, nos bons dirigeants risquaient l’effet inverse : une solidarité de fait, consentie par un bas peuple qui préfèrera s’entraider plutôt que céder aux chantages des employeurs. Mais je rêve les yeux ouverts !

  4. 4 lionel avril 12, 2008 à 9:49

    il est étrange de définir la précarité par rapport à un statut. Etre au chômage ou en CDD ne signifient pas forcément être en situation précaire. A partir du moment où on choisit d’être dans ces situations, on ne peut pas être défini comme étant en situation précaire. Les statuts administratifs n’ont qu’une valeur limitée.
    Nous vivons dans une société qui permet de faire des choix, il faut se battre contre le modèle dominant qui tend à nous imposer une vue unique basée sur le statut du travail. Tout le monde ne recherche pas à devenir fonctionnaire…


  1. 1 Equilibre précaire Rétrolien dans avril 4, 2009 à 11:55

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