Précarité: une définition

La précarité se définit comme « l’absence d’une ou plusieurs sécurités, notamment celle de l’emploi – ou, pourrait-on ajouter, la disposition d’un emploi ne procurant pas des ressources chroniquement suffisantes -, permettant aux personnes et aux familles d’assumer leurs obligations professionnelles, familiales ou sociales, et de jouir de leurs droits fondamentaux. »

Cette définition était donnée dans le rapport Belorgey. Jean-Michel Belorgey est connu pour être le père du RMI (revenu minimum d’insertion).

La précarité est perçue et définit différemment d’une culture à l’autre. Les facteurs influençant la perception d’une situation de précarité sont étudiés dans de nombreux domaines en sciences sociales. (wikipédia)

En France, un arrête de 1992 a défini 5 catégories de personnes en situation de précarité :

  1. chômeurs,
  2. bénéficiaires du RMI,
  3. titulaires d’un contrat emploi solidarité,
  4. personnes sans domicile fixe,
  5. jeunes âgés de 16 à 25 ans exclus du milieu scolaire et engagés dans un processus d’insertion professionnelle.

Éric

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6 réponses à “Précarité: une définition

  1. Si l’on conjugue :
    « d’assumer leurs obligations professionnelles, familiales ou sociales, et de jouir de leurs droits fondamentaux. » avec
    « La précarité est perçue et définit différement d’une culture à l’autre. », il est certain que ce terme de précarité relève du concept élargi ! :-)
    pourtant, quelles (tristes) réalités qui collent…

  2. Qu’en est-il d’assumer ses obligations et de jouir de ses droits ici (en France)ou ailleurs(Asie,Afrique)?
    Si l’on associe ces 2 points, la précarité n’est plus définie mais relève d’un concept très élargi !

  3. C’est vrai.
    J’ai lu (pas vu, c’est trop loin) des histoires de bidonvilles à Bombay où des gens démunis de tout ne se vivaient pas « précaire » puisqu’ils se sentaient membres d’une communauté d’exclus qui prenait naturellement le relais collectif de leurs défaillances personnelles.

    C’est ce qui m’a enfoncé l’idée qu’en cherchant à institutionnaliser la précarité, nos bons dirigeants risquaient l’effet inverse : une solidarité de fait, consentie par un bas peuple qui préfèrera s’entraider plutôt que céder aux chantages des employeurs. Mais je rêve les yeux ouverts !

  4. il est étrange de définir la précarité par rapport à un statut. Etre au chômage ou en CDD ne signifient pas forcément être en situation précaire. A partir du moment où on choisit d’être dans ces situations, on ne peut pas être défini comme étant en situation précaire. Les statuts administratifs n’ont qu’une valeur limitée.
    Nous vivons dans une société qui permet de faire des choix, il faut se battre contre le modèle dominant qui tend à nous imposer une vue unique basée sur le statut du travail. Tout le monde ne recherche pas à devenir fonctionnaire…

  5. Pingback: Equilibre précaire

  6. Oui, la question du statut est viciée. L’angle juridique suffit pas. Par exemple le fait d’être en CDI ne signifie pas du tout être « garanti » ou non précaire. On peut même travailler pour plusieurs CDI à la fois sans pour autant cesser d’être précaire. Mac do et bien d’autres ébauchent en CDI pour des temps partiels, cela permet de freiner les départs puisque il faut démissionner pour se casser et que cela enlève le droit à 4 mois dalloc’ (le temps de faire la preuve que l’on est bien demandeur d’emploi). Ce n’est pas le CDD, la mission etc. qui caractérisent le précaire, même si 70% des embauches ont lieu à durée déterminée.

    Mais dire qu’avoir choisi de prendre un CDD c’est ne pas être précaire est absurde. Il y a que ça. Quant au chômage, tout le monde y passe désormais, plus ou moins longtemps, souvent, etc.

    Oui, la définition est large et lâche, et c’est pas plus mal. Ce qui caractérisent les précaires c’est l’hétérogénéité. Il y a donc un défi politique, comment cette hétérogénéité pourrait-elle se traduire par la formulation d’intérêts et d’aspirations communs ?

    Un petit texte plutôt joyeux en prime pour continuer sur cette question de définition par une énumération qui éclaire les choses : Nous sommes tous des intermutants du spectacle : http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=19

    Et puisque lon est en plein dans l’abomination travailliste en cette veille de premier mai, un autre truc joyeux pour dire que précaire ne signifie pas carpette… Avec tant de « jeunes » qui se mettent à voter FN, on peut user d’un petit contre poison au décervelage en forme de cours de droit du travail, ça peut être utile à ceux qui changent souvent de taff sans toujours savoir comment damer le pion aux patrons.
    Donc, une vidéo brève et joyeuse dont il n’est pas certain qu’elle amuse les employeurs : Rien à foutre en attendant de se faire virer http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6134

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