(Eric)

Une bouteille à la mer. Un petit papier collé sur un mur, une canalisation d’immeuble, un élément de mobilier urbain. Un petit papier, imprimé soigneusement, avec des languettes où est inscrit le numéro de téléphone.
Une petite annonce où la jeune fille (toujours déclarée “sérieuse”) propose ses services en tant que garde d’enfants ou de personnes âgées.
On ne sait pas si ça marche, ce genre d’annonce. On ne sait pas si ça a marché ne serait-ce qu’une fois. Mais on les a vues. On les a remarquées, ces annonces. On en a même lu, dans la rue. Espérant qu’elles nous concerne.
Elles sont émouvantes car elles témoignent de l’espoir un peu fou des personnes qui lancent des bouteilles à la mer. L’espoir c’est ce qui fait vivre le précaire?

7 commentaires
mai 31, 2008 à 8:45
Merci Eric d’avoir repris mon petit article sur l’entreprenariat au féminin – je suis content de participer à ce site.
le libellé du papier objet de la ta photo est intéressant en lui même. Je lis : nounou, femme de ménage, garde personne c’est tout pareil au fond, indifférencié, ce que je cherche c’est un boulot. La faute d’orthographe ajoute au désarroi. Quelques fois il y a des papillons à détacher avec le n° de tel. Ma boulangère m dit que ça marche pas mal.
mai 31, 2008 à 9:44
Touchant… Beau billet
mai 31, 2008 à 10:46
Tu aurais pu laisser le numéro de téléphone sur la photo, pour rendre service.
mai 31, 2008 à 2:22
@Nicolas,
Oui, pas bête. Je vais voir si je peux le remettre.
mai 31, 2008 à 4:16
j’en ai trouvé deux sympa dans une ruelle de Toulouse près d’un magasin :
-urgent jeune fille en CDI recherche un logement 450€ maix
le deuxième
-Garderait enfants soirées et wee kend
la même personne, une nana qui doit être payés au smic
n’est ce pas révélateur ?
mai 31, 2008 à 6:08
@Fanette,
Il y a une poésie dans ces annonces…
et il y a aussi du drame.
juin 2, 2008 à 12:32
J’aime beaucoup cette expression des gens dans la rue.
Mais pour la recherche d’emploi, c’est quand même révélateur d’une incapacité à s’exprimer ailleurs, non ?
C’est poétique mais c’est aussi désolant…