Rédacteur précaire ?

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« Il doit être devenu fou ! ». C’est ce que j’ai pensé quand Eric Mainville m’a proposé de participer à Equilibre Précaire, moi qui suis un blogueur prospère ! Pour me faire pardonner de cette pensée inique, je vais me lancer et pondre le premier billet pour motiver mes camarades. Il faut bien disposer d’un peu de matière avant le lancement officiel !

Ma première tâche ingrate : je dois me présenter. Je suis l’heureux taulier de trois blogs articulés autour de Partageons mon avis où il m’arrive de laisser entrevoir un ancrage à gauche indéboulonnable. C’est normal. Je suis un cadre de 40 ans dans l’informatique. Peut-on être à droite dans ces conditions ? Oui, mais je ne vais pas commencer par dénoncer des collègues à moi. Voilà, la présentation est complète : quadragénaire, cadre, ouvertement à gauche mais pas trop, faut pas abuser des bonnes choses. Vous savez tout de moi !

Ma deuxième tâche ingrate : je dois définir ce qu’est la précarité pour moi. D’un point de vue personnel, c’est un peu compliqué. Je travaille dans l’informatique. Vers 45 ou 50 ans, je deviendrai has been technologiquement. Trois solutions s’offrent à moi : devenir chef, changer de domaine ou sombrer. C’est une forme de précarité, mais on s’en fout !

Il n’empêche qu’au moment de l’affaire des SDF et des Don Quichotte, j’entendais souvent dans les bistros des commentaires du type : « Ca ne pourra pas m’arriver ». Ben si, ça peut arriver et je n’ai jamais dit ça. Demandez donc à un dentiste heureux ce qu’il fera le jour où il se sera pété les ligaments en se coinçant les doigts dans les fils du parapente et que l’opération se sera mal passée ! Ca lui apprendra à faire du sport !

Dans l’attente, il y a des milliers, des millions de gens en France, qui n’ont pas la chance que j’ai de savoir qu’a priori j’aurai encore un logement dans cinq ans, mais qui se demandent ce qu’ils vont donner à bouffer aux mômes demain ou où ils vont s’abriter cette nuit en cas d’orage.

Il y a aussi des millions de types qui bossent, reçoivent un salaire, … mais n’ont aucune certitude d’avoir un boulot dans 15 jours et ne peuvent pas faire de projet. Il y a ces jeunes retraités qui touchent 8 ou 900 euros et qui n’ont aucune chance d’améliorer leurs conditions. Il y a ces jeunes qui n’ont pas eu la chance d’accéder à l’éducation et qui sont incapables de s’organiser dans la vie : prendre un appart., gérer des comptes, … Il y a ces bosseurs qui montent à la capitale pour trouver du boulot, se retrouvent avec un SMIC et se rendent compte qu’une fois le loyer et les charges de base payés, il leur reste 300 euros pour vivre. 10 euros par jour. Impossible de boire un coup avec les copains.

 

Et vous voudriez que je définisse la précarité ?

C’est un problème de société ! Si ma modeste contribution à ce blog peut entrouvrir une faille dans le cerveau de ceux qui nous gouvernent, de droite comme de gauche, j’offre une tournée générale. Y compris aux précaires. Enfin… ceux qui ont internet pour pouvoir me lire…

Ma dernière tâche est moins ingrate : vous souhaiter la bienvenue sur ce blog. Une dizaine d’auteurs et, j’espère, beaucoup d’invités, tâcheront d’exprimer mieux que moi leur vision de cet équilibre précaire, pour qu’enfin, on se demande si le fait que Johnny Hallyday paye ses impôts en Suisse, on n’en a pas un peu rien à cirer.

Ca commence mal ! J’ai dépassé les dix lignes qui m’étaient octroyées ! Pour me faire pardonner, je vais chercher une jolie photo.

Nicolas

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45 réponses à “Rédacteur précaire ?

  1. bravo, belle initiative.
    nous en aurons besoin.
    La précarité est un concept, une situation, une souffrance, un constat.
    Ce blog a un immense avenir….Malheureusement.

  2. Bravo Nicolas! Tu as bien fait d’ouvrir le feu. (Je précise aux autres rédacteurs que tu m’avais prévenu que tu publierai aujourd’hui!)

    Oui, tu n’es pas un précaire! Mais tu en côtoie! Si je parlais comme les gars d’un bistrot que je connais un peu, je dirais « tu vis entouré de cas sociaux », donc, tu peux en parler.

    C’est intéressant cette remarque sur l’obsolescence dans le milieu de l’informatique.

  3. Belle entrée en matière !
    Si on connait chacun d’entre nous quelques cas sociaux, soit on connait tous les mêmes, mais je m’étonnerais d’une telle mobilité de leur part, ou alors, c’est qu’ils sont vraiment nombreux.
    J’espère que Don Quichotte ont cumulé des points fidélité chez Decathlon, ils va y avoir besoin de tentes cet hiver !
    Oh la surprise, les SDF sont toujours là.
    Plus jeunes d’une année sur l’autre…

  4. Faudra voir à aborder la précarité sous l’angle de la « disparition ».
    Les collègues poussés ou mis dehors qui disparaissent de la circulation. Qu’on oublie parce que c’étaient juste des collègues, pas de copains qu’on voit dehors, qu’on invite, qui font des petits trucs, interim, prestation, commerce, service, et qui petit à petit s’évaporent.

  5. Il y a un problème d’horodatage (des commentaires) sur ce blog ?

  6. Juan,

    Un immense avenir ? Oui… Il faudra éternellement veiller à ce que ce qu’on nous présente comme progrès économique, voire social (sisi ! ils parlent de la croissance sociale, de la TVA social…. toutes les sauces !) ne se fasse pas en laissant une partie de la population sur le carreau.

    Eric,

    Merci chef ! 😉

    Tout le monde peut en parler, encore faut-il ne pas dire de bêtises !
    Pour l’obsolescence dans l’informatique, j’ai fait un raccourci rapide, mais c’est un truc qui travaille. Ton commentaire et celui de Franssoit me font penser à un type de précarité que je suis peut-être le mieux placé « de la bande » pour en parler : tous ces types qui ont tout plaqué pour faire carrière dans l’informatique et qui se trouvent à dispatcher le papier pour les imprimantes entre les différents bureaux pour un SMIC !

    Fil,

    Merci !
    Tu te lances quand ?
    Tu me conseilles d’acheter des actions de Décathlon ?

    Franssoit,

    S’ils ont disparu, comment veux-tu qu’on en parle ? Ma question est très sérieuse : depuis que je bosse, j’ai souvent rencontré des types qui visiblement n’étaient pas faits pour le métier ! Je me demande ce qu’ils sont devenus. Ont-ils réussi à temps à réorienter leur carrière ?

  7. Bienvenue à ce nouveau blog.

    Je ne peux en toute honnêteté vous souhaiter une longue vie tant j’espère que votre cause deviendra un jour inutile, mais le cœur y est.

    Il est nécessaire que des gens comme vous lutte contre tout type de précarité. Les exemples de Nicolas le prouve, cela n’arrive pas qu’aux autres.

    A bientôt, et au plaisir de vous lire.

    Damien B

  8. Damien B : si déjà on peut réussir à faire prendre conscience aux gens de la précarité ambiante ! On auras une belle victoire !

  9. Damien B,

    Merci ! (de aussi de nous souhaiter une courte espérance de vie),

    Valeuf,

    Oui ! Si on peut faire bouger un peu la société, ça sera une victoire !
    Tu te lances ?

  10. Pourquoi pas de manière occasionnelle, selon mon inspiration, en invité.

  11. @Damien,

    Tu es le bienvenu!

  12. Ravi de voir cette bonne idée mise en route !

  13. Merci beaucoup !

    Que de pression maintenant, faire un billet sur son blog, c’est une chose : on peut se permettre d’écrire « n’importe quoi », après tout, on est chez soi.

    Ecrire ailleurs, c’est tout de suite un plus gros défi 🙂

    A bientôt

  14. Balmeyer,

    Merci,

    Damien B,

    J’ai bien réussi !

  15. Ouais, bonne cible, la précarité.
    Un drame quand elle est subie, et de plus en plus vont la subir (sauf si tous les garçons et les filles…).
    Mais une chance aussi quant on la choisit et l’assume.
    Je ne sais pas ce que je vais donner à bouffer à mes enfants dans trois mois. Je vis au jour le jour. Je suis un con irresponsable, mais chaque jour a du goût, et pas celui de la veille.
    Mais j’ai choisi et j’assume. J’ai des voisins qui se la mange en pleine face, la précarité, et pour eux je n’ai que des mots gentils, pas de solution.

  16. Superbe, Nicolas, (quel sérieux!),

    longue vie à ce blog et soyez surs de mon soutien;

  17. salut, je viens de voir que toi aussi tu y etais a cette manif en decembre dernier. Manifestant ou spectateur ? j’ai quelques photos aussi manifestant j’ai pu etre au coeur de certaines batailles rangées.

  18. belle présentation Nico, j’ai apprécié.

  19. Don Lo,

    Une question bête (c’est fréquent chez moi) : dans la mesure où tu as choisi ton mode de vie, te sens tu comme un précaire !

    Cat,

    Merci !

    Enbref,

    Je n’y étais pas.

    Peulples.net,

    Merci !

  20. bravo bravo

    quand j’avais vingt ans et des tonnes d’illusion, comme beaucoup d’autres de ma génération (c’est à dire pile poil entre Mai 68, les hippies, juste avant, et les punks, juste après) le marché de l’emploi était très ouvert, si on avait la flemme d’aller à la fac on allait bosser, la société s’était bien libérée, les parents et les profs étaient moins autoritaires, on baisait comme on voulait, on fumait des pétards dans les bagnoles et on courait les concerts (Genesis, Zappa, Yes….)
    on se foutait bien de la tronche des petits minets bourges et de celle des nases qui allaient aux concerts de Johnny Hallyday

    Pas de bol, pendant qu’on s’amusait l’un d’entre eux, de notre âge, surfant sur le pire du capitalisme et les magouilles se préparait pour être président.
    Il est y est arrivé.
    la société est de moins en moins libre;
    le marché de l’emploi a diminué comme peau de chagrin
    et l’état utilise l’arme de la précarité pour broyer, asservir.
    qui peut penser, créer se révolter quand chaque jour il doit se demander de quoi demain sera fait et s’il pourra nourrir ses enfants?

    et que fait libération, l’indispensable journal de ma jeunesse, pendant ce temps là?
    un forum à la con qui se prétend de droite et qui a invité une kyrielle de gens de droite.

    alors un blog pour lutter contre la précarité, oui, mille fois oui

    désolée, j’ai été très longue ce soir, le sujet m’inspire

  21. zut, c’est signé Fabionik, mais je suis Céleste

  22. Celestionik,

    Merci beaucoup pour ta contribution ! Les prochaines, voire des billets complets, seront bienvenues !

    La précarité comme arme du capitalisme pour broyer les braves gens ! Un très vaste sujet.

    D’un côté on entretient un taux de chômage élevé et une précarité pour mettre la pression sur les salariés pour ne pas risquer de faire croitre les frais salariaux et les revendications diverses, le tout entretenant une inflation basse permettant au capitaux de fleurir… D’un autre côté, on nous promet une augmentation du pouvoir d’achat ! De qui se fout-on ?

    Les Français plongent dans le tas ! Et votent !

    Le bonheur (intermédiaire !) serait que Equilibre Précaire trouve un rédacteur de talent (suffisamment vulgarisateur mais sérieux !) pour expliquer ses mécanismes d’entretien de la précarité, le tout passant par la manipulation des taux d’intérêt et des politiques monétaires auxquelles, pour ma part, je ne comprents pas grand chose !

  23. Belle initiative, j’espère que le contenu sera riche! et hop, flux rss intégré!;)

  24. Le chafouin,
    Merci.
    Mais… Tu veux qu’on devienne riches sur le dos de la précarité !
    🙂

  25. @ Nicolas, sur la précarité et le choix
    Question pas bête, puisqu’elle en pose une autre : la société assume-t-elle ses déviants ?

    J’ai choisi la précarité (un job free lance alors qu’avant je pratiquais le même en salarié) et je l’assume, mais la société ne m’assume pas, bien que je contribue financièrement au système de redistribution actuel.
    En cas de problème, je suis seul, uniquement couvert par les assurances privées que j’aurai prises et les réserves engrangées. Or ce n’est pas comme ça que je l’envisage (je dépense ce que je gagne, je m’arrête de bosser quand j’ai gagné assez pour vivre à ma – petite – façon). C’est un vrai choix, de précarité, pour le goût que ça a, mais aussi pour le temps que ça libère.
    Et ça n’enlève rien à l’amertume de la précarité subie, imposée, instrumentalisée. Tiens, v’là que je suis en colère !

  26. Don Lo,
    Merci pour ta contribution. Tu dis « En cas de problème, je suis seul, uniquement couvert par les assurances privées que j’aurai prises et les réserves engrangées ». Tous ceux qui n’ont pas « choisi » le salariat en sont là… Et les salariés ne sont pas spécialement mieux lotis.

  27. Je sais bien que je ne suis pas seul. Je me désole juste de voir combien ce choix va être imposé au plus grand nombre, sans que la contrepartie d’une société plus solidaire soit mise en place. Car la précarité est une arme, comme il a déjà été dit ici, pour que la ressource humaine devienne un paramètre encore plus ajustable : les promesses de prise en charge seront toujours judicieusement placées à un niveau inférieur au risque ressenti.
    La contre arme serait une mutualisation sauvage, sans recours aux institutions ni au sacro-saint marché.

  28. Don Lo,
    On est d’accord ! Une partie de l’objet du débat est « la contrpartie d’une société plus solidaire ».
    Ne parle pas de « ressource humaine », c’est pas joli !

  29. je mets un lien vers par ici

    mais je comprends pas, la vie est précaire, pourquoi le travail ne le serait-il pas?

    le vaccin contre la precarité, dans notre société, a un nom: le fric

    la précarité est fonction inverse du patrimoine financier et, aussi un peu, social.

    le rentier a tout compris: gagner plus pour travailler moins.

  30. moi aussi je déteste l’appellation « ressources humaines ».

    elle en dit long sur le peu d’importance que l’économie libérale apporte à l’être humain, évaluable seulement en fonction de sa force de travail et de son aptitude à consommer, donc corvéable et jetable à merci s’il ne présente aucune utilité pour faire tourner la machine.

  31. C’est peut-être pour ça que je me suis autorisé à l’utiliser dans ce contexte.

  32. Martin,

    Merci pour le lien. C’est quoi le patrimoine social ?

    Celeste et Don Lo,

    Cette expression débile avait été créée pour faire plaisir au personnel ! Qui s’est bien laissé avoir pendant quelques dizaines d’années.

  33. Bonjour et bienvenue à ce babyblog en pleine croissance.

    je vais vous raconter ma petite histoire qui a un peu à voir avec le sujet de ce blog.

    Pourquoi rimbus est au Maroc…

    Avant j’etais en France, depuis 2000. J’etais rentré du Maroc (déjà) avec femme et enfant pour venir voter en 2002. Pour voter j’ai voté.

    En 2003 je me suis retrouvé chômeur. Mon père est décédé et comme j’habitais un appart qu’il me louait, il a fallu mettre en vente rapidement ledit appartement. Et voilà comment je me suis retrouvé à la recherche d’un logement, chomeur avec 2 enfants et madame dont le salaire etait modeste. Impossible de trouver une location, impossible, et aux niveau des hlm autant d’offres que de travail à l’anpe.

    Après quelques temps bien angoissants a faire visiter l’appartement a de gentils couples investisseurs, j’ai été voir au Maroc si je ne trouvais pas un boulot. En quelques semaines j’ai trouvé un emploi correct à Casablanca et j’ai pu louer un grand appartement dans la foulée. Voilà comment je me suis retrouvé au Maroc un peu par nécessité pour la 2e fois.

    Maintenant je voudrais bien rentrer en France, pour des raisons familiales, mais je suis très sceptique sur mes chances de trouver un job. Pourtant je travaille dans des conditions dont n’osent même pas rêver Nicolas Sarkozy et le Medef : 43 heures par semaine, 3 semaines de congés payés, cotisation personnelle à la sécu étranger, école française payante… Mieux vaut ça que la précarité 😦

    Et puis malgré cela, j’aime beaucoup le Maroc, parceque les immigrés français y sont accueillis de manière inversement proportionnelle à la manière dont les marocains sont reçu en France. Parceque c’est un vrai pays avec une histoire millénaire que je découvre chaque jour, et en connaissant les gens on les comprend et on les respecte.

    Il y aurait beaucoup à dire sur la précarité des marocains populaires. Certains vivent au jour le jour, et le marché c’est adapté à cette précarité : tout ce vend en petite quantité, les cigarettes au détail, les shampoings minidose. Le crédit explose et le surrendettement fait tourner l’économie. Comme partout certains s’en sortent très bien, et d’autres pas du tout. Le succès des bouillons cubes ici, c’est qu’ils remplacent la viande dans les plats de couscous (source Knorr Maroc).

  34. Pingback: Equilibre Précaire ouvre aujourd’hui ! : ExPaT-PrAgUe : le blog d’un expatrié dans la capitale tchèque !

  35. Rimbus,

    Merci beaucoup pour vos encouragements et votre témoignage d’autant plus important qu’il doit permettre à Eq. Précaire et ses rédacteurs (surtout moi !) de ne pas s’enfermer derrière des frontières fictives (la précarité n’en a pas).

    A bientôt pour une reprise de ce témoignage pour un billet à part entière dans Eq. Précaire ?

  36. Bonjour Nicolas

    ce petit témoignage un peu trop personnel ne me semble pas être un sujet de chronique, mais la compréhension de la précarité dans un pays comme le Maroc est un vrai sujet, parce qu’effectivement beaucoup de français se plaignent sans réaliser qu’ils sont comme des « enfants gâtés ».

    Phénomène existant aussi à Casablanca, qui concentre tous les richissimes marocains. La fracture sociale est bien réelle dans cette étrange ville, et il y a 2 sociétés qui cohabitent. Une élite éduquée à l’occidentale, dont la jeunesse dorée se prépare à occuper les meilleurs postes (voir le fim Marock) et une majorité d’origine rurale, peu éduquée voire illettrée qui survit avec des petits boulots comme cireur de chaussure, femme de menage, etc. (bien sûr certains s’en sortent quand même, les marocains ont le sens des affaires, c’est indéniable).

    Je crois que le systeme scolaire inventé par la 3e république en France, même s’il est une charge énorme, doit être absolument préservé. Donner la même chance à chacun quelque soit son origine sociale est un préalable obligatoire pour prévenir la précarité et la fracture sociale.

  37. Rimbus,

    Oui, la précarité touche de nombreux domaines et je ne sais pas si le blog arrivera à en faire le tour ! L’éducation n’en est pas le moindre puisque c’est une condition nécessaire pour sortir de la précarité.
    Et pas uniquement le fait de savoir lire ou compter.
    Un truc qui me tient particulièrement à coeur : l’éducation c’est aussi « apprendre à apprendre », savoir qu’on « ne sait pas tout » et ne pas se résigner à se cantonner à ses bagages. Dans mon billet, je parlais des jeunes qui sortent sans éducation : c’est un peu à ça que je pensais.
    Ainsi, oui, le système scolaire français doit être préservé voire renforcé (ce qui ne doit pas l’empêcher d’évoluer).
    En cette période, il faut résister aux sirènes démagogiques du gouvernement qui entend faire exploser le collège unique… uniquement pour satisfaire sa politique de communication !
    S’il faut réformer l’éducation (et, je pense qu’il faut le faire : depuis 25 ou 30 ans, on veut envoyer de force tous les mômes au bac, puis en fac, ce qui ne fait qu’accroître les problèmes), il ne faut pas… oublier ta conclusion : « Donner la même chance à chacun quelque soit son origine sociale est un préalable obligatoire pour prévenir la précarité et la fracture sociale« .

  38. Voilà un sujet qui nous concerne tous. Car rien dans la vie nous est donné pour toujours, rien ne dure, tout nous est repris.
    Quand on a compris ça, on a déjà fait un grand pas vers la sérénité.
    Je conseille d’ailleurs la lecture de « Playdoyer pour le bonheur » de Mathieu Ricard.

    Bonne route à ce blog, qu’elle soit longue et fleurie…

  39. Exact Nicolas, si on ne forçait pas les jeunes jusqu’au bac on aurait déjà moins d’étudiants qui abandonneraient leurs études à la fac pour devenir ferronnier d’art après une licence de physique !
    Il faut aussi communiquer mieux sur les métiers et l’artisanat !
    Aujourd’hui on a plus de cadres que d’exécutants, plus d’entrepreneurs que de maçons, c’est n’importe quoi !
    Souvent ce sont les parents qui poussent leurs enfants à faire de longues études alors qu’ils préfèreraient avoir un CAP BEP pour pouvoir travailler au plus vite !

    Mon coiffeur se marre à ce sujet :
    « Tous mes amis sont au chômage ou galèrent, ils ont tous fait des études, moi, je suis coiffeur entrepreneur j’ai embauché un jeune, et je me prends 6 semaines de congés par an, ma femme ne bosse pas et j’ai 33 ans ! »

    Il a raison, tout le monde ne peut pas aller jusqu’à la fac !
    Si on arrêtait de formater les jeunes qu’on leur offrait des possibilités de formation dès la 3° au lieu de les laisser partir et abandonner le système scolaire, on n’aurait pas besoi de faire appel aux immigrés pour le BTP qui manque de bras.
    Si vous saviez le nombre de jeunes qui sortent du système scolaire après la 3° sans diplômes sans formationet qui errent dans les rues !

    C’est déjà là, que l’EN fait une erreur !la précarité commence là pour les jeunes !

  40. Fanette,

    Oui, mais le problème que tu cites ne doit en aucun cas être résolu « à l’envers », c’est-à-dire en dynamitant l’école.

  41. L,equinoxe :equilibre precaire.

  42. bonne nuit.

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