Descente administrative

(Nicolas)

 

Il y a une histoire que je ne peux pas ne pas raconter dans Equilibre Précaire : celle de mon copain Marc à qui il a fallu moins d’un an pour passer du statut de salarié benoît à celui de précaire patenté.

La raconter me permettra d’embrayer sur des réformes annoncées par Nicolas Sarkozy mardi. Il y en a une qui mérite une écoute particulière, le rapprochement ANPE – UNEDIC. Nous laisserons les blogueurs de droite et de gauche s’étriper sur les autres.

L’histoire ! L’histoire !

Ca fait 11 onze ans que je connais Marc. Depuis 11 ans, il enchaîne CDI sur CDI, de SMIC amélioré en SMIC amélioré : préparateur de commande, vendeur, livreur, monteur de meubles, … Il changeait de boulot tous les deux ans pour différentes raisons, la plus fréquente étant l’opportunité d’une amélioration : rapprochement géographique, meilleur salaire, travail plus intéressant, …

Comme dans la bande, c’est moi l’intellectuel à lunettes, c’est à moi que Marc confiait la rédaction de son CV. Depuis l’âge de 18 ans (il en a vingt de plus), il n’y a pas un trou dans le CV que j’ai du combler par une invention amusante ! Pas une période de chômage excédant la quinzaine de jours.

Ainsi, jusqu’à juillet 2006, il bossait dans un magasin près de chez moi. En juillet 2006, l’accident bête. Il jouait au ballon avec un môme. Le ballon atterrit sur un balcon voisin. Marc escale l’immeuble pour récupérer le ballon, relance le ballon au gamin, saute du balcon… Double fracture de la jambe.

Trois mois d’hôpital. Six mois de rééducation. Terribles, ces six mois quand on a 38 ans, qu’on habite dans un appartement de 17 mètres carrés, des revenus en baisse, l’interdiction de marcher autrement que pour aller à l’hôpital, …

Pas de famille, juste les copains pour le soutenir. Le moral baisse.

Vers avril 2007, tout s’écroule. Je vous livre les événements en vrac, j’ai du mal à reconstituer la chronologie. Il est licencié pour faute pour un truc qu’il aurait fait avant son arrêt, un de ses arrêts de travail se perd entre l’ANPE et son futur ex employeur, son toubib oublie un prolongement d’arrêt de travail et l’assistante social fait une connerie (je n’accuse pas, c’est uniquement une conclusion que j’ai tirée).

En une quinzaine de jours, il se retrouve sans statut : ni salarié ni chômeur. Les conseils des copains fusent : « retourne voir l’assistante sociale », « va voir les prud’hommes », « prends un avocat » (c’est facile quand on n’a pas de pognon), « va voir machin, il connaît bien ces trucs-là », …

Je faisais évidemment partie de ces copains conseillers et l’encourageais à régler ça avec l’assistante sociale : j’avais a priori une grande confiance dans ces services. J’ai eu le tort de ne pas bien jauger l’urgence de la situation et la capacité qu’on a à sombrer dans les méandres de l’administration !

Je vous laisse imaginer la suite : plus les moyens de payer son logement social, expulsion, … Sans même savoir à quel guichet s’adresser pour toucher le RMI !

La suite ? Je ne suis pas trop inquiet ! Marc se remettra… Le temps de surmonter l’espèce de dépression dans laquelle ces 14 mois d’inactivé l’ont poussée…

La conclusion ! La conclusion !

Je ne raconte pas cette histoire comme un témoignage pour faire pleurer dans les chaumières, il me faudrait le talent. Ma conclusion personnelle est double. La complexité du droit du travail en France et l’organisation délirante des services tournant autour sont un facteur d’aggravation de la précarité !

Complexité du droit du travail ? Comment se défendre quand on est viré après huit mois d’arrêt de travail pour une histoire survenant avant…

Organisation délirante ? Comment peut on se retrouver sans statut, conseillé par une assistance sociale, sans avoir où récupérer le RMI…

Ainsi, le rapprochement de l’UNEDIC et de l’ANPE envisagé par Nicolas Sarkozy doit être étudié, voire étendu à toutes sortes de services sociaux ou administratifs.

Que la grosse dame à moustache derrière son bureau devienne une grande sœur, à qui l’on puisse tout raconter : « voilà ce qui m’arrive, je fais quoi ? » ou « voilà où j’en suis, vous pouvez me régulariser le tout ? ».

Elle nous dirait : « Bouge pas mon p’tit gars ! Je m’en occupe. » Elle taperait des trucs sur son clavier, cliquerait sur des machins. Elle nous dirait : « Voilà, les HLM sont prévenus, ils te laissent deux mois, Je viens de te faire un virement de 300 euros pour calmer ton banquier, en avance de l’allocation de 600 euros qui te sera versée tous les mois. Signe là. Tiens ! Voilà la liste des boîtes qui embauchent des gars avec ton expérience dans ton quartier. Tu veux que je les appelle pour fixer rendez-vous ? De toute manière, si tu ne veux pas, c’est mon pied au cul ! ».

Avec le système actuel, même pour des trucs simples, le mur administratif est difficilement supportable pour une personne normale (sans compter qu’il coûte très cher…). Quand on trouve un appart, pourquoi aller voir la CAF pour les APL, les impôts pour l’adresse, la mairie pour l’inscription sur les listes électorales, la préfecture pour la carte grise, … ?

Alors, quand on est dans la merde, comment peut-on faire face à ce mur ?

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108 réponses à “Descente administrative

  1. Es-tu naïf?
    Si tu penses que les « réformes » en cours ont pour objectif de rendre l' »aide » aux plus fragiles plus efficace, je crains des lendemains qui déchantent…

  2. Agnès,

    Ce n’est pas du tout ce que je dis ! Pour cette partie là, ce que je dis, c’est qu’il y a des trucs à réformer dans l’administration et que CETTE proposition là de Sarkozy mérite d’être pensée autrement que d’autres trucs qui sont purement scandaleux.

    Mais je ne suis pas naïf, cette mesure sarkozyenne a pour but d’économiser du pognon et est surtout « électoraliste » : faire la chasse aux méchants fraudeurs, chère à un paquet d’électeurs droitisants ! Mais ce n’est pas l’objet de mon billet (je tape sur Sarko dans mon blog, mais pas ici, ce n’est pas le but !).

  3. Je crois vraiment à la création d’un « guichet unique » ! Une interface qui fait tout et qui sait tout. Il y a le net, le téléphone et une assistance. On peut faire l’après midi des conférences sur des métiers, des forums ou des ateliers. Attiré le chomeur pour qu’il puisse se donner le choix et évaluer ses compétences.

  4. Don,

    Je ne sais pas s’il faut tout y faire… Mais j’y crois aussi.

  5. « Que la grosse dame à moustache derrière son bureau devienne une grande sœur, à qui l’on puisse tout raconter : « voilà ce qui m’arrive, je fais quoi ? » ou « voilà où j’en suis, vous pouvez me régulariser le tout ? ».

    Elle nous dirait : « Bouge pas mon p’tit gars ! Je m’en occupe. » Elle taperait des trucs sur son clavier, cliquerait sur des machins. Elle nous dirait : « Voilà, les HLM sont prévenus, ils te laissent deux mois, Je viens de te faire un virement de 300 euros pour calmer ton banquier, en avance de l’allocation de 600 euros qui te sera versée tous les mois. Signe là. Tiens ! Voilà la liste des boîtes qui embauchent des gars avec ton expérience dans ton quartier. Tu veux que je les appelle pour fixer rendez-vous ? De toute manière, si tu ne veux pas, c’est mon pied au cul ! ». »

    Un tel super-héros existe réellement, pour quelque temps encore, il s’appelle… le Proche.

    Le Proche est un être doté de super-pouvoirs incroyables:
    – Il s’inquiète de vous ! Sérieusement, le Proche est capable d’attention envers vous. Je sais que ça surprend, surtout dans un pays où tout est réglementé et où l’aide-aux-gens c’est un business sérieux, où la « normalité » c’est de faire la queue à l’administration et essayer de rentrer dans un cas prévu par la loi, où s’occuper des problèmes des autres est un rôle pour lequel l’état seul est moralement acceptable, mais c’est vrai ! J’en ai vu !
    – Plus fort encore, le Proche a des moyens d’action immédiats ! Là où le meilleur agent de l’ANPE ne sait que proposer une formation de serveur alors que vous avez une Maîtrise d’Histoire ou un DEA de biochimie, le Proche est souvent capable de sortir de son sac magique toutes sortes de choses utiles comme une avance pour payer le loyer ou le train en attendant que vos problèmes soient réglés, un contact dans une entreprise pour un boulot même temporaire, et même parfois une chambre pour loger quelques semaines ! J’en ai même rencontré un qui… prêtait sa voiture pour les entretiens d’embauche ! Incroyable mais vrai !
    – Et le super-pouvoir le plus stupéfiant du Proche, c’est qu’il ne cause aucune tracasserie administrative ! Il n’a pas besoin de photocopie de votre carte d’identité, pas d’extrait de livret de famille, pas de copie des diplômes ou de certificat de scolarité ! On peut même aller boire un coup avec lui !

    Je laisse en passant au lecteur le soin de deviner pourquoi tout se passe comme si les « aides » de l’état étaient conçues pour repousser les gens à qui elles s’adressent, alors que les Proches sont régulièrement et implicitement encouragés à s’en charger à leur place place.

    Si vous voulez bénéficier de l’aide d’un Proche, dépêchez-vous, car le Proche est en voie d’extinction. C’est qu’avec le poids écrasant de toutes ces administrations et ces « aides » et ces allocations qu’il faut bien payer, les Proches s’éteignent comme des baleines trop chassées, lessivés d’être contraints de s’occuper de tous les autres, beaucoup n’ont plus le temps de s’occuper simplement… de vous.

  6. Jesrad,

    Merci pour votre commentaire, mais j’ai un peu de mal à en tirer une conclusion.
    Le copain Marc, dont je parlais, comment croyez-vous qu’il s’en est sorti pendant les huit ou neuf mois cloitrés chez lui, pour faire ses courses, son ménage, aller à l’hôtipal, … ? Comment croyez-vous qu’il a pu survivre à partir du moment où toutes les ressources lui ont été coupées ?
    Il a eu les proches !
    Mais les proches ne peuvent pas tout ! Le « sombrage » s’est passé en deux ou trois semaines, vers avril. Techniquement, en temps que proche, je n’ai pas les moyens de lui dire quoi faire : je ne sais pas. Je n’ai pas les moyens de lui trouver du boulot, … La technique n’est pas tout ! Il y a aussi le pognon. Pour avoir des proches, il faut une vie sociale. Ne serait-ce qu’aller boire un coup avec les copains nécessite un peu de pognon. Maintenir un abonnement téléphonique aussi. Surtout, il y a le moral, le psychique : ce n’est pas facile d’aller voir les potes et de leur dire « je suis à la ramasse ».

    Mais je m’égare ! C’est un sujet intéressant mais ça n’est pas celui du billet !

    En gros, vous proposez de supprimer les aides sociales et la solidarité nationale car les proches pourraient assurer la fonction.

    J’espère que vous aurez suffisamment d’amis pour vous entretenir quand vous serez à la rue. D’amis riches et généreux, voulais-je dire.

  7. Pingback: Enfer administratif « Ne Cede Malis

  8. Jesrad,

    J’ai été voir votre blog ce matin, mais les liens ne sont pas au top. Ainsi, contrairement aux usages, je commente ici.

    D’abord merci de nous avoir cités.

    Par contre, je ne pense pas que nous soyons propulsés par les mêmes idéaux politiques… Ou alors je serais devenu « néo-libertarien » pendant la nuit à l’insue de mon plein gré. Surtout, ne le dites pas à ma mère.

  9. Oui, il peut sembler que simplifier le dédale administratif soit « la » solution. Et je ne plaiderais jamais pour une complixification de l’administration!
    Mais je ne suis pas sûr que le problème soit là.
    Au fond, quand on va à un guichet et qu’on explique sa situation, si on s’est trompé de guichet, le fonctionnaire saura vous expliquer qu’il faut aller ailleurs. Ca prend du temps, c’est kafkaïen, mais on y arrive.

    Non, le problème, à mon avis, est ailleurs. Il réside dans la précarité elle-même. Ce n’est pas un hasard si le problème est arrivé à ton copain à l’âge de 38 ans. A cet âge là on est dans la force de l’âge, mais les premiers pépins de santé commencent à arriver.
    Or, la précarité est une fragilisation du corps (et de l’esprit). Elle fait reposer la prise de risque sur l’individu. Pour cavaler de CDD en emploi aidé, il faut la santé.
    Ce qu’il faudrait, donc, plutôt que le guichet unique (qui ne simplifie rien: si tout le monde fait la queue au même guichet, ça allonge la queue, et donc ça crée plus d’emmerde!) c’est une sécurisation des parcours professionnels. Que ce ne soit pas le pauvre pékin qui ait à assumer les risques industriels! Mais qu’au contraire, ce soit l’ensemble de la société qui assume ce risque.

  10. Le précédent comm était de moi!

  11. Eric,

    Simplifier le dédale n’est pas LA solution, juste une épine en moins. La sécurisation du parcours professionnel est bien, mais ça passe par une simplification des trucs, que ça soit des démarches administratives, du calcul des droits à leur obtention… Le « Guichet Unique » tel que je le vois, est un peu ça. Pas seulement un truc qui t’aide à t’inscrire à l’ANPE, un truc qui s’occupe pour toi de tout ces machins compliqués !

    La solidarité nationale doit assurer les risques ! Pas « une sécurisation du machin »… Ca revient un peu au même mais le principe compte.

    Mon « guichet unique » permettrait de faciliter la course de CDD en intérim mais ne résoudrait pas le problème de la précartié. Ca aiderait juste à avoir la santé pour le faire !

  12. Eric,

    Ah ! C’était toi !

  13. Sur le principe, effectivement, le guichet unique, c’est bon. Après, c’est dans le détail que va se nicher le diable.

  14. La meilleure solution à tout cela serait surtout qu’il y ait enfin le plein emploi.

    Et c’est parfaitement possible pourvu que l’on fasse enfin un certain nombre de réformes libérales.

    Oui je sais il parait que libéral est un gros mot. Mais moi je pense exactement le contraire et que notre salut viendra de là.

    C’est ce que je m’efforce d’expliquer ici depuis presque 8 ans :

    Le Champ Libre – http://cvincent.club.fr

  15. @C20100,

    Tu peux donner un exemple concret?

  16. Oui.

    Si il y avait le plein emploi, le Marc de l’article aurait retrouvé sans aucun problème un boulot.

    C’est vrai de lui comme de plein de gens.

    C’est ça la solution : avoir le plein emploi. Et c’est tout à fait possible.

  17. Sinon, si ta question c’était comment on fait concrètement pour avoir le plein emploi, eh bien on fait ça :

    http://cvincent.club.fr/textes/textes/programmeliberal.htm

  18. C20100 : C’est très joli de faire la promotion du programme libéral, mais cela reste du niveau du « yaka ». Le programme cité est des plus… simpliste. La suppression de toute législation du travail, la panacée pour rétablir le plein emploi, vraiment ? Cela se traduirait surtout par la généralisation de l’emploi précaire.

    La phrase « Il faut être complètement libre de négocier avec son employeur TOUS les aspects de son contrat de travail, au mieux de ses intérêts » m’a fait doucement rigoler. C’est déconnecté des réalités : un salarié est en situation subordonnée par rapport à son employeu. La majorité des salariés (à part quelques cadres et techniciens de haut niveau) n’a tout simplement pas le poids nécessaire pour négocier individuellement.

    Ce programme libéral me semble fait par et pour des professions libérales ou travailleurs individuels, et ignore superbement le reste de la société.

    Pire, il fait dépendre étroitement le statut des citoyens de leur niveau économique. Au chapitre sur l’immigration, il propose de donner la nationalité aux gens qui payent des impôts en France et d’exclure de la solidarité publique les nouveaux arrivants. En gros, il faut payer pour avoir des droits. Même chose pour les services : éducation, santé, etc. Se soigner, mettre ses enfants à l’école, ce ne sera possible que si les revenus le permettent. C’est un retour à une situation qui existait en Europe… au 19ème siècle !

    Les fausses solutions libérales (je dirais même dans ce cas ultra-libérales) sont des leurres, souvent présentés sous des couleurs riantes de « liberté pour tous ». Malheureusement, ce sont des propositions à la fois simplistes et dangereuses.

  19. C20100,

    En voila un beau programme politique ! Rétablir le pein emploi !

    Mais vous n’y songez pas ?

    Le plein emploi : une catastrophe dès qu’on a de l’argent : la porte ouverte aux revendications salariales, le retour de l’inflation, …

    Vous ne revez pas un peu ?

  20. @Irène,

    Libre à vous de penser que je suis mal intentionné (très sympa) ou un imbécile (sympa aussi).

    Mais faute d’arguments, je ne changerai certainement pas d’avis.

    A votre décharge cependant, le programme, c’est trop d’un seul coup sans doute, et les idées y sont juste énoncées mais absolument pas développées, argumentées. Difficile donc d’y adhérer.

    Je me suis efforcé d’exposer très clairement mon point de vue sur la suppression du SMIC et pourquoi elle serait bénéficiaire pour les plus précaires justement :

    http://cvincent.club.fr/textes/textes/suppresssmic.htm

    J’espères que cela vous convaincra au moins que je ne suis pas malintentionné.

  21. C20100,

    Nous convaincre ? Qu’une réforme société utopique serait meilleure ? C’est trop évident.

    Argumenter contre le libéraliste ? On veut bien, mais ça n’est pas l’objet du blog et, sans vouloir paraitre désagréable, ce n’est pas un commentaire au fond d’un blog qui nous y amènera. Peut-être pourriez vous nous montrer un seul exemple, d’un endroit où vos théories ont marché ? D’un seul pays au monde qui vive dans le bonheur du plein emploi par les vertues du libéralisme ? D’un seul pays libéral qui n’ait pas 10 ou 20% de personnes dans la plus totale précarité ?

    Je vais faire preuve d’un fond de gentillesse : la théorie politique est belle.

  22. Ce blog est sur la précarité.

    Je pense que la meilleure solution pour sortir de la précarité, c’est le libéralisme càd en finir avec un Etat obèse qui se mêle de tout et appauvrit tout le monde.

    Je le dis donc.

    Pour des pays ou les théories libérales ont été en partie appliquées, on peut citer la GB et les USA ou il y a le plein emploi, qui ont une richesse par habitant supérieure à la nôtre.

  23. C20100,

    A propos du Marc de billet, je pense qu’un détail t’a échappé ! Marc s’est cassé la jambe… et paradoxalement un travailleur manuel en a besoin… Ne pouvant sortir de chez lui (et donc travailler), ce n’est pas vraiment de travail qu’il avait besoin. Surtout qu’il ne PEUT PAS travailler.

    Merci de nous expliquer maintenant comment traiter ce genre de cas dans un monde libéral.

  24. C20100,

    Le classement IPH-2 de la pauvre humaine invalide ta théorie.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Classement_IPH_des_pays%2C_2000

    Le plein emploi est fictif (c’est facile de ne pas avoir de chômage quand on ne recense pas les demandeurs d’emploi). La richesse par habitant est bidon (faire une moyenne est facile… encore faut-il s’occuper des extrèmes).

    Vous en avez d’autres, comme ça ?

  25. @Nicolas,

    Dans un monde libéral, on peut bénéficier d’un coup de main mais sinon on s’efforce de se débrouiller par soi-même comme un grand.

    Je ne dis pas ça pour le « Marc » de l’histoire que je ne connais mais pour toi.

    J’ai essayé de vous donner dans mes précédents commentaires des pistes de réflexion que vous pouvez approfondir avec les liens que je vous ai donné.

    Pour la suite, il va falloir que tu te prennes par la main et que tu fasse le chemin tout seul.

    Bon courage.

  26. C20100,

    C’est facile de considérer le taux de chômage quand on ne se préoccupe pas de comptabiliser les chômeurs et les heures effectivement travaillées par les gens…

    C’est facile de compter la richesse moyenne par habitant quand on ne regarde pas les extrème.

    Regardons le classements des pays selon l’Indicateur de Pauvreté Humaine :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Classement_IPH_des_pays%2C_2000
    Où vaut-il mieux vivre ?
    (je n’aime pas spécialement ces indices mais s’il faut comparer les pays, il faut des critères).

    Vous en avez d’autres ?

  27. C20100,

    C’est gentil de me donner des conseils mais tu peux aussi ranger tes a priori. Je me débrouille tout seul merci ! Je bosse tous les jours (hors congés et week end) depuis environ 20 ans. Je me prends juste par la main pour attendre la retraite !

    Désolé que tes efforts ne m’aient pas convaincus…

    Faire le chemin tout seul ? Dieu merci (c’est une façon de parler), non ! Nous ne sommes pas dans un monde libéral et nous sommes plusieurs individus à partager la même société.

  28. C20100,

    A propos des USA et du RU, peux-tu prendre ton wikipedia et chercher IPH ?

    Voilà deux pays où la pauvreté fanfaronne à des niveaux certes joviaux mais surtout incroyable !

    Il est facile de parler de taux de chômage sans se préoccuper de la définition d’un plein emploi !

    Il est facile de parler de richesse moyenne sans s’occuper des extrèmes.

  29. Désolé de t’avoir choqué en te disant que je n’avais pas que ça à faire de convaincre qqun qui ne veut visiblement surtout pas l’être.

  30. C20100,

    Je ne suis pas choqué mais quelle prétention peux-tu avoir pour penser que tes idées sont convaincantes ?

    Tu as pensé à la médecine ?

  31. Je n’ai pas dit que mes idées sont convaincantes.

    J’ai dit que tu ne voulais visiblement pas être convaincu.

    Sur ce, bon courage.

  32. @C201000,

    Tes théories sont respectables. Mais si elles ne permettent pas de répondre à la question que nous t’avons posée (« donne-nous un exemple précis ») c’est qu’elles ne sont que des théories.
    Si nous t’avons demandé un exemple, c’est uniquement pour comprendre, pas pour te poser un piège.

    Si ta seule réponse est « La meilleure solution à tout cela serait surtout qu’il y ait enfin le plein emploi. Et c’est parfaitement possible pourvu que l’on fasse enfin un certain nombre de réformes libérales. »
    Alors je trouve que c’est une réponse un peu vague!

  33. C20100 (et pas C201000, Eric !),

    Je te confirme, ce n’est pas un commentaire lu dans un blog qui va me motiver pour me convaincre de devenir un libéral pur et dur !

    On croit rèver !

  34. Désolé. Je fais ce que je peux.

    Et vous ? Que proposez vous de « concrets » ?

    On continue sur la même voie qu’on suit depuis 30 ans avec les beaux résultats que l’on voit tous les jours ?

  35. @Nicolas,

    Eh bien j’avais donc bien raison sur ce point là 😀

  36. C20100,

    Je crois que tu te trompes de cible. Ce blog n’est pas un blog de propagande.

    Néanmoins, dans les commentaires, on pourrait te retourner la question : tu proposes quoi ? Qu’on devienne les USA avec un taux de précarité qui ferait cracher d’envie le premier Chinois venu ?

  37. Je répondais à Eric quand je disais :

    Désolé. Je fais ce que je peux.

    Et vous ? Que proposez vous de “concrets” ?

    On continue sur la même voie qu’on suit depuis 30 ans avec les beaux résultats que l’on voit tous les jours ?

  38. C20100,

    Désolé de répondre aux commentaires sur les billets que j’écris.

    Eric,

    Je te le laisse.

  39. @C20100,

    « Equilibre précaire » est un blog collectif, donc je me suis permis de t’apostropher, étant un des auteurs du blog!
    Si répondre à une question par une autre question est ta méthode d’argumentation, alors j’arrête de te poser des question!

    Mais tu me demandais « qu’est-ce que je propose? » Je vais te répondre: l’objectif de ce blog est d’ouvrir des discussion, pas d’apporter des solutions ou d’imposer « notre » vérité. personnellement, je suis plutôt à l’écoute de ce que les autres ont à dire!

  40. @Eric,

    Tu me dis que ce que je propose n’est pas concret, n’est que de la théorie. Pourquoi pas.

    Je te demande alors à ton tour ce que tu proposes.

    Ce n’est pas une tactique, une méthode d’argumentation. C’est plutôt normal non ?

    Sinon, c’est un très bonne idée ce blog pour discuter de ces problèmes et être à l’écoute.

    Je me suis contenté d’y dire ma vérité conformément à la charte du blog.

  41. @C20100,

    « Ce n’est pas une tactique, une méthode d’argumentation. C’est plutôt normal non ? »

    Ca n’est pas à moi de définir ce qui est normal.

    Nicolas écrit un billet qui raconte une histoire. Toi, tu poses un commentaire où tu dis « La meilleure solution à tout cela serait surtout qu’il y ait enfin le plein emploi. »

    Donc, c’est bien toit qui te poses en donneur de solution.

    Et, entre nous, si cette « solution » (je n’aime pas ce mot, qui a toute sorte de connotations désagréables) marchait vraiment, il y a longtemps qu’on l’aurait appliquée.
    Tu crois vraiment qu’une « solution » existe qui apporterait le « plein emploi » (et accessoirement un peu plus de bonheur sur terre)?

  42. >> Tu crois vraiment qu’une “solution” existe qui apporterait le “plein emploi” (et accessoirement un peu plus de bonheur sur terre)?

    Oui. C’est la raison pour laquelle je milite pour les idées libérales depuis environ 10 ans.

    Mais bon, ça n’a pas l’air de vous plaire.

    Je ne vais donc pas vous déranger davantage dans vos certitudes.

    Tchao !

  43. @ C20100 : « Ce n’est pas une tactique, une méthode d’argumentation. »

    Donc, si les mots ont un sens, c’est bien une tactique… De la réthorique, quoi.

  44. @C20100,

    Non, pas de certitudes! Juste des interrogations.

    C’est vrai que ma question est provocante!
    Mais je t’ai demandé auparavant si tu avais un exemple et tu n’as pas répondu non plus!

    Donc, le libéralisme restera mystérieux!

  45. >> Donc, le libéralisme restera mystérieux!

    Surtout pour ceux qui se bouchent les yeux et les oreilles 😀

    Pour les autres, les explications sont dans les liens que j’ai déjà donné.

    Au plaisir.

  46. IPH-2, plutôt adapté au classement des pays riches (il est utilisé pour la plupart des pays de l’OCDE), calculé à partir des indicateurs suivants
    indicateur de longévité (P1);
    indicateur d’instruction (P2);
    indicateur de conditions de vie (P3);
    indicateur d’exclusion (P4).

    C’est bien, mais qu’on m’explique en quoi la longévité et l’instruction perment de dire si un pays est plus riche que l’autre. Bien des exemples nous montrent qu’on ne choisi pas forcément la date de sa mort (maladie, accident sont totalement indépendants de la richesse d’un individu), quand à l’instruction, ce n’est pas le niveau d’étude qui détermine la réussite professionnelle.
    Cet indicateur mesure les « capacités » des résidents d’un pays donné, mais en aucun cas la pauvreté ou la richesse de ses habitants.
    Pourquoi ne pas se référer au PIB ou à l’indice Big Mac pour calculer la pauvreté ou la richesse ?

  47. Et pour répondre à la question posée plus haut, dans un monde libéral, Marc aurait été prévoyant et sourcrit une assurance-chômage qui aurait pourvu aux frais de sa non-activité, à moins qu’il ait souscrit une assurance santé super-béton qui penne ça en charge.

  48. Oh, hum. Message à C20100, à toutes fins utiles : vous savez, il est *très* peu recommandé, sur quelque forum ou blogue que ce soit, de dire à ses contradicteurs qu’ils sont bouchés ou aveugles… Et non, coller un petit smiley à la fin de la phrase n’enlève rien à l’insulte. Au contraire.

  49. @ laurett : l’assurance super-béton, à quel tarif ? Si elle n’est accessible qu’aux PDG, on n’est pas sorti de l’impasse.

  50. Irène, demande à Marc de regarder sur ses fiches de pays combien il cotisait à la sécu et au chômage… Les assurances privées sont bien moins chères.

  51. …fiches de paie, pardon.

  52. « Merci pour votre commentaire, mais j’ai un peu de mal à en tirer une conclusion. »

    Euh, en fait le thème de mon message est simple: c’est simplement qu’on ne peut pas demander au gouvernement de nous aider comme le ferait un proche, ça ne marche pas 😦 En plus ça empêche les proches d’aider pour de vrai à la place…

    @Irène:
    Je crois que ce que Laurett veut dire, c’est que la Sécu est un sacré voleur de pauvres.

  53. « C’est bien, mais qu’on m’explique en quoi la longévité et l’instruction perment de dire si un pays est plus riche que l’autre. »

    L’espérance de vie à la naissance est un bon indicateur non seulement du niveau de richesse d’un pays mais aussi de la qualité de la vie des habitants. Les maladies professionnelles ou « de civilisation » (tabac, alcoolisme, etc.), la criminalité, les accidents de la route, mais aussi les suicides sont des problèmes qui jouent sur la longévité et la qualité de la vie, et dont les facteurs sont complexes. Et ils sont liés au modèle de société.

    Un système de santé publique qui est basé sur la solidarité doit, pour être efficace, ne pas exclure certaines catégories de la population. C’est ainsi que des épidémiologistes font valoir qu’il est plus « rentable » à terme de soigner gratuitement les indigents qui ont des maladies contagieuses, pour éviter de laisser se constituer des réservoirs de maladies, qui continuent à leur tour à contaminer la population qui a les moyens de se soigner. C’est ainsi que la vaccination obligatoire a vaincu la variole et fait reculer les « grandes maladies » comme la lèpre, le tétanos, la tuberculose, le choléra… Aujourd’hui, dans les pays du Tiers-Monde mais aussi en Russie et même dans les populations du « Quart-Monde » en France, la tuberculose est redevenue un problème. C’est vrai aussi pour le sida, les hépatites, et sans doute bientôt le chikunguya…

  54. C’est très bien, mais on parlait de comparer les US, la GB et la France… donc l’intérêt est limité… l’espèrance de vie à la naissance est similaire dans ces pays.

    Les accidents de la roue et le tabagisme liés au modèle de société, faut pas exagérer, non plus. Le sida n’est pas une maladie de pauvres, mais touche toutes les « catégories sociales ». Et la lèpre se soigne par antibios, il n’y a pas de vaccin. La vaccination n’est pas obligatoire contre le choléra. Bref, attention à ce que tu avances, vérifies tes propos.

    Un système de santé publique au sens strict (prévention des maladies contagieuses et épidémies) ne doit exclure personne, bien sûr et doit exister, mais un système de santé publique au sens large (prendre la moitié de ses revenus à tous les salariés et professions libérales pour soigner médiocrement et empécher d’aller voir ailleurs s’il y a mieux) est sérieusement à remettre en question.

    Mes oiseaux sont mieux soignées par leur véto que moi par mon médecin homologué sécu. A eux deux, ils me coutent moins cher que ce que me coute la sécu… quand je prends RV (c’est pourtant un spécialiste aviare, il n’y en a pas beaucoup), je peux voir le véto dans la journée, je ne peux pas en dire autant de mon gynéco ou de mon ophtalmo, pour eux, j’attends plus de deux mois…

    Par contre, marrant que personne ne relève le nombre excessivement élevé de suicides d’hommes entre 25 et 40 ans dans notre beau pays…
    M’enfin, on s’éloigne du sujet initial… sauf si Marc est dans l’état d’esprit que provoque l’administration française.

  55. Laurett, j’ai l’impression que vous cherchez à prouver à tout prix que le privé est meilleur que le public. Quitte à aller comparer la médecine vétérinaire avec la médecine humaine… Pourtant la population d’oiseaux n’est pas comparable avec la population humaine. (Alors que vous me reprenez sur le fait que j’ai parlé assez rapidement des modalités de prévention des épidémies, alors que sur le fond le résultat est le même…) Un peu de cohérence, je vous prie.

    Et quand vous prétendez que le système de santé publique « prend la moitié de ses revenus à tous les salariés et professions libérales », c’est n’importe quoi. Vous confondez l’ensemble des prélèvements obligatoires avec les seules dépenses de santé ! Mais les impôts servent également à financer les ronds dans l’eau du Clémenceau ou le parachute doré de Forgeard. Et les comptes de la sécurité sociale pourraient être renfloués si le capital était taxé au même titre que le travail :

    Ensuite, vérifiez vous-même vos dires. Le sida touche toutes les couches de la population ? Oui et non, car certains modes de transmission (seringues usagées…) touchent surtout les exclus.

    L’espérance de vie à la naissance est la même en France, aux USA et au RU ? Non, justement. Aux USA, la mortalité infantile des couches de populations les plus pauvres est comparable à celle d’un pays du Tiers-Monde et cela plombe le chiffre global de l’espérance de vie. L’Angleterre a récemment baissé de quelques points en matière de mortalité infantile. En France, nous faisons mieux, mais cela pourrait être amélioré comparé aux pays de l’Europe du Nord.

    Quand on parle de modèle de société, ce n’est pas seulement une question d’opposer public et privé, social et libéral, mais de savoir quelles sont les priorité de la société. C’est pourquoi il est intéressant de se pencher sur l’indice de pauvreté IPH-2 et non sur le seul PIB. Cela permet de faire entrer dans le calcul les morts prématurées (celles qui auraient en grande partie pu être évitées, par une meilleure prévention ou organisation) ou l’analphabétisme dans un pays par ailleurs riche.

    Et puisque vous cherchez la petite bête…

    « Les assurances privées sont bien moins chères », dites-vous.

    Quelles assurances privées ? Citez-m’en, svp. Et en n’oubliant pas que les tarifs peuvent être moindres, mais les garanties plus faibles. J’ai eu l’occasion moi-même récemment de faire un comparatif entre diverses assurances santé complémentaires, et trouvé de grandes divergences dans ce qui était garanti, ou dans les conditions d’accès à telle ou telle garantie. (Diverses maladies exclues, etc.) Il n’y a pas de miracle, en économie pas plus qu’ailleurs. Les services publics sont trop souvent mal gérés, et pourraient gagner en efficacité, mais les entreprises privées ne créent pas la richesse à partir de rien !

    Bref, il n’est pas vraiment pertinent d’opposer public et privé en ne considérant que le coût des cotisations. Il faut regarder tout ce qui va avec.

    Je rappelle aussi que les mutuelles appartiennent à un secteur un peu particulier, celui de l’économie sociale, ou tiers secteur.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_sociale
    Les assurés, dans une mutuelle, ne sont pas seulement clients mais aussi sociétaires. L’humain est prioritaire par rapport au capital.

  56. Cmachin,

    Il n’y a pas de charte du blog, il y a une charte des auteurs que j’ai proposée. Nous verrons à la prochaine AG de notre association gauchisante pour la valider.

    Tu nous proposes des liens (seulement sur ton blog, fais attention, ton compteur de visites pourrait exploser). On lit parce qu’on est ouverts. Cela dit, je ne connais pas Irène mais je connais Eric : je suis prêt à parier un mois de salaire (pas le mien, celui d’un smicard), que tous les trois on connaît beaucoup mieux les théories libérales !

    Je vais être gentil. Mon gars, tu n’as rien inventé.

    Laurett,

    Tu mets le doigt sur un truc important : on ne peut pas comparer les pays sur des indices bidons. Comme on ne peut pas dire que les USA et le RU sont mieux à vivre que notre taule.

    Néanmoins ton deuxième commentaire montre que tu n’as rien compris et que tu es probablement envoyée par Cmachin. Nous avons tous une assurance chômage ! On cotise pour ça. Mais il existe assez peu d’assurance contre les erreurs administratives qui font sombrer en quelques jours et tu es donc à côté de la plaque.

    Sur le coût des assurances privées, il serait bien que tu nous le démontres.

    Jesrad,

    Serais-tu OK pour laisser un cinquième ou un sixième de ta paie pour aider un copain, puisqu’en l’occurrence, le Marc en question avait cinq ou six potes pour l’aider ?

    Laurett (bis),

    Change de toubib. Et à l’occasion de combat politique.

  57. Irène,

    Tu mets notre charmante commentatrice en difficulté : tu lui demandes de trouver une assurance privée qui défende ceux qui n’ont pas de pognon.

  58. Au moins, on ne pourra pas dire que notre blogue ne fait pas naître des débats animés ! 😉

  59. Irène,
    On frole la réussite !

  60. Désolé Nicolas, je faisais juste un test pour savoir si j’arrivais à mettre un smiley.
    J’y arrive.
    😉

    Question réussite: quantitativement on est au point (et il reste encore un dimanche entier).

  61. Eric,

    Bravo !

    Quantitativement on y arrive. Pour la qualité des intervenants, on a encore une marge de progression.

  62. A part Irène, toi et moi, voulais-je dire.

  63. >> Cmachin,

    Oui Nitruc,

    >> Il n’y a pas de charte du blog, il y a une charte des auteurs que j’ai proposée. Nous verrons à la prochaine AG de notre association gauchisante pour la valider.

    Il y a marqué en 3, « poster un commentaire ».

    Il va donc falloir que tu ajoutes « sauf si vous êtes un sale libéral et que vous ne voulez pas admettre que vous avez tort et êtes une sale ordure d’enfoiré d’imbécile » 😀

    >> Tu nous proposes des liens (seulement sur ton blog, fais attention, ton compteur de visites pourrait exploser).

    Si c’est ça qui te chiffonne, il y a des liens vers pleins d’autres sites libéraux sur mon blog .

    >> On lit parce qu’on est ouverts.

    C’est ce qui m’a le plus frappé.

    >> Cela dit, je ne connais pas Irène mais je connais Eric : je suis prêt à parier un mois de salaire (pas le mien, celui d’un smicard), que tous les trois on connaît beaucoup mieux les théories libérales ! Je vais être gentil. Mon gars, tu n’as rien inventé.

    Ouverts et surtout modestes donc.

    ça donne envie. 😀

  64. C20100,

    Désolé, j’avais oublié le numéro. Je me rends compte à l’instant que tu dois t’appeler Vincent. Désolé, je n’avais pas que ça à faire. Avant te répondre point par point, ce que je dois en tant qu’auteur du billet même si à cette heure ci ça lasse, je vais juste signaler qu’Irène et moi avons fait aujourd’hui sur nos propres blogs des billets sur les trolls. Le hasard. Je crois que je le résume un peu sur mon blog « des andouilles qui se trompent de combat ».

    Pour ce qui concerne la charte, je ne sais pas ce que tu racontes ! Je suis désolé j’ai beau faire un effort, je ne vois pas. Ce que tu racontes n’a strictement rien à voir. Je te propose donc de te mettre la connerie sur l’oreille et d’aller lire la charte sur mon autre blog, ça me fera un visiteur de plus.
    C’est là :
    http://jegweb.blogspot.com/2007/09/equilibre-prcaire-la-nouvelle-charte.html

    Pour ce qui concerne les liens sur ton blog, j’ai étudié quelques blogs libéraux et des sites correspondants. Ni Irène, Ni Eric, Ni Moi ne sommes des lapins de six semaines. Si tu veux nous apprendre quelque chose, essaie quelque chose d’utile. Par exemple, je parle très mal l’anglais.

    Modeste ?
    Oui, tu nous reponds des théories éculées (j’ai pas oublié une lettre ?) alors que nous on sort des témoignages : vois-tu un élément ci-dessus où on se pose « au dessus de toi » ?

    Maintenant oui. Je t’invite sincèrement à relire nos billets du jour sur les trolls…

    Surtout le mien car Irène est aimable et n’a pas osé parler de la connerie qui va avec.

  65. Décidément, qq tu es ouvert et intelligent.

    Bonne nuit.

  66. Oui !

    Je n’ai pas dit à mes lecteurs : venez lire ce qui est écrit chez moi et adhérez à mes opinions sans réfléchir.

    Tu as pensé au Prozac ?

  67. « Serais-tu OK pour laisser un cinquième ou un sixième de ta paie pour aider un copain, puisqu’en l’occurrence, le Marc en question avait cinq ou six potes pour l’aider ? »

    Si l’état voulait bien arrêter de me voler la moitié de tout ce que je gagne, c’est certainement sans aucune hésitation que j’aiderais à une hauteur bien plus élevé qu’un cinquième ou un sixième de ma paie. La preuve, je l’ai déjà fait.

  68. Supprimer l’éducation nationale, la police, l’hôpital : autant de bonnes sources de pognon dépensé pour rien que l’on pourrait résorber.

  69. Autant de choses pour lesquelles se passer d’un intermédiaire coûteux (la classe politique) nous rendrait tous gagnants, en particulier les plus pauvres.

  70. Si tu peux nous expliquer comment.

  71. Je peux, la démarche est résumée ici. Mais il te faudrait aussi lire en détail ça, et encore plein d’autre textes qui tournent autour du sujet.

  72. *soupir* Et on retombe sur un renvoi sans autre explication à la présentation du programme néo-libertarien (ah, tiens, ce n’est pas seulement « libéral » ? je me disais aussi…), qu’il n’est apparemment pas possible à jesrad ni à C20100 d’expliquer en quelques phrases sur un blogue différent du leur, au moins dans les grandes lignes… C’est un peu « croyez-moi sur parole, ma solution résoudra tout si on l’applique à la lettre, et si vous trouvez ça utopique c’est juste parce que vous devez d’abord oublier vos repères habituels et vous convertir à la vision du monde liber-quelque chose ». Bon, l’ennui, mon bon, c’est qu’il y a une chose qui s’appelle le réel.

    Marc, par exemple, a été victime de la conjonction malencontreuse d’un accident (la faute à pas de chance, qui peut arriver à n’importe qui), d’une réponse administrative inadaptée (procédures complexes, lentes, mal connues et mal expliquées, un problème structurel qui concerne la société dans son ensemble) et du fait qu’il vivait dans une situation de précarité économique puisqu’il enchaînait des CDD (autre problème structurel de notre société).

    Dans une situation précaire, il n’est pas évident, par exemple, de mettre un pécule à l’abri en cas d’accident, que ce soit en cotisant à une assurance ou autrement. Si vos revenus sont en dent de scie, et que la société vous laisse vous débrouiller tout seul, il faudra des efforts héroïques pour ne pas vivre au jour le jour, en se débrouillant bien, mais sans marge de sécurité.

  73. Irène,

    Ce que nous nous efforçons de vous dire, c’est que c’est l’Etat français qui crée la précarité que vous déplorez, avec son SMIC qui condamne les moins qualifiés au chomage, avec des impôts et des charges qui prennent la moitié du salaire de chaque français, etc…

    Maintenant si pour vous, l’Etat, la fonction publique, la Sécu, etc… sont des vaches sacrées qu’on ne peut pas remettre en cause sans blasphémer, eh bien on a alors la précarité qu’on traine depuis 30 ans.

    En bref, c’est vous qui êtes responsables de la précarité, pas nous les libéraux.

  74. C20100, vous devriez commencer par lire ce que j’écris avant de le caricaturer. Je n’ai jamais présenté l’État ou la Sécu comme une « vache sacrée » (au contraire, voir commentaire ci-dessus…) et vous me prêtez des opinions qui ne sont pas les miennes. Quant au « c’est vous qui êtes responsables, c’est pas nous », comme argument, c’est misérable. Du niveau de l’école primaire : « M’sieur c’est pas moi, c’est l’autre ! »

  75. >> Quant au “c’est vous qui êtes responsables, c’est pas nous”, comme argument, c’est misérable. Du niveau de l’école primaire : “M’sieur c’est pas moi, c’est l’autre !”

    C’est vrai que c’est pas très relevé mais je croyais que c’était vous qui pensiez ça de nous.

    Je vous renvoyais la politesse.

  76. La « politesse » ? Hum.

    Mais vous voyez : à l’avenir, ne supposez pas en l’air. Cela évite bien des problèmes…

  77. Je crois effectivement que vous devriez sérieusement y penser.

    Penser que les libéraux ne sont pas forcément des salauds.

    Penser que le modèle social français n’est peut-être pas tant un modèle que ça.

    Cela nous éviterait bien des problèmes, je ne vous le fait pas dire.

  78. Si j’en juge par votre exemple à vous, C20100, les « libéraux » sont surtout des casse-pieds qui spamment les blogues des autres y postant leur théorie même quand c’est hors sujet, qui éludent les questions et arguments concrets, qui prétendent discuter alors qu’ils se contentent d’asséner sans cesse les deux ou trois mêmes arguments, et pour finir qui prêtent à leurs interlocuteurs des idées qu’ils n’ont jamais professé. Bref, si j’en juge par votre exemple, les « libéraux » sont non seulement irréalistes, mais en plus des pénibles avec qui on ne peut pas discuter.

    Au fait, C20100, pour votre gouverne : répéter ce que dit l’interlocuteur en le retournant en miroir (c’est çui qui dit qui l’est), c’est aussi du niveau de l’école primaire. Plus vous vous enferrez, plus vous contribuez à dénigrer les thèses que vous voulez promouvoir.

    Je ne pense pas que ce soit tout à fait ce que vous souhaitez…

  79. « *soupir* Et on retombe sur un renvoi sans autre explication à la présentation du programme néo-libertarien »

    Dites, si c’est trop dur de lire 5 pages pour avoir votre réponse, arrêtez de poser des questions.

    « il n’est apparemment pas possible à jesrad ni à C20100 d’expliquer en quelques phrases sur un blogue différent du leur, au moins dans les grandes lignes… »

    C’est possible, mais c’est frustrant parce que ça ne fait que multiplier les questions et perdre mon temps à répéter ce qui est déjà écrit. Je vous le fais en trois phrases:
    Justice: traite autrui comme tu voudrais qu’il te traite.
    Liberté: fais ce que tu veux sans empêcher personne d’en faire autant.
    Politique: les moyens sont les fins.

    « C’est un peu “croyez-moi sur parole, ma solution résoudra tout si on l’applique à la lettre, et si vous trouvez ça utopique c’est juste parce que vous devez d’abord oublier vos repères habituels et vous convertir à la vision du monde liber-quelque chose”. Bon, l’ennui, mon bon, c’est qu’il y a une chose qui s’appelle le réel. »

    Vous parlez beaucoup de réel sans vous appuyer dessus, je trouve. Est-ce que vous savez seulement que les théories en question essaient au contraire d’être le plus objectif possible ? Soit dit en passant: je n’attends pas d’être cru sur parole, c’est bien la pire insulte qu’on peut me faire. Je donne des réponses pour que les gens se posent les bonnes questions, dans la mesure du possible.

    « Marc, par exemple, a été victime de la conjonction malencontreuse d’un accident »

    J’ai beaucoup aimé son histoire parce que c’est l’écho de ma propre situation récente (5 mois de chômage sans aides et de ce qu’on appelle pudiquement ‘mal-logement’). Est-ce que vous croyez vraiment que c’est « accidentel » et « malencontrueux » que Marc ait été licencié avec 8 mois de retard après un arrêt de si longue durée ?

    « d’une réponse administrative inadaptée »

    Pourquoi l’administration est-elle si compliquée et si inadaptée ? Demandez-vous si l’agent administratif risque son poste, si son intérêt est vraiment d’aider celui dont la situation justifie le maintien de son propre emploi.

    « et du fait qu’il vivait dans une situation de précarité économique puisqu’il enchaînait des CDD »

    Pourquoi l’emploi est-il si précaire ? Il y a un bon début de réponse dans cet autre billet de ce blog. Je vous propose aussi une piste semblable pour approfondir.

  80. Jesrad : Je me suis déjà expliquée assez longuement ici, à la fois sur mon opinion des thèses libérales et sur le fond du billet. Remontez un peu en arrière, vous verrez…

    Pour le reste, je laisse au taulier (Éric) et à l’auteur du billet (Nicolas) le soin de faire le ménage 😉

  81. Irène,

    Je ne vais pas faire le ménage. Juste demander à nos amis si notre blog est le bon endroit pour défendre une politique purement libérale !

    A mon avis non ! Sans compter qu’un système « libéral » prône nécessairement la précarité puisque voudrait faire sauter les protections… La précarité devient le but de la politique puisqu’elle génère la compétition entre les individus.

    Surtout, il faudrait qu’ils réfléchissent à la notion même de blog et d’argumentation politique : convaincre les autres n’est pas simple (et les accuser de ne pas vouloir être convaincus est amusant). Leur démarche est totalement vaine (le seul intérêt est de faire augmenter le nombre de commentaires à mon billet !).

    Enfin, il faudrait leur rappeler qu’ils ont peut-être tort de penser qu’on ne sait pas ce qu’est le libéralisme ! En un autre temps, j’ai même étudié tout ça sur le plan théorique…

    Eric,

    Je te les laisse ?

  82. Pour avoir fréquenté d’un peu près des gens dans la merde intégrale, ils ont (heureusement) beaucoup de proches, même des proches de proches ou des proches pas très proches pour leur donner un coup de main.
    La solidarité est intense dans ces milieux-là, contrairement à tout ce qu’on prétend ailleurs.

    Il arrive même que des assistantes sociales (avec ou sans moustaches) fassent leur boulot, malgré le temps énorme qu’on leur bouffe à remplir des statistiques et surtout à se tenir au courant des textes abominablement touffus et qui changent tout le temps.

    S’il y avait le plein emploi… c’est sûr, tout irait mieux. Mais le mieux du mieux, ce serait encore l’existence de Dieu, le Grand soir, ou toute autre variante de Yakafokon. Alors, pourquoi pas les Liber-t’as-rien?

  83. mc,
    Merci pour votre commentaire.
    Mon billet n’était pas rédigé contre les assistantces sociales, peut-être contre une précise, mais sans méchanceté ! Une assistante sociale doit en effet ingurgiter un tas de textes… et dans mon cas, il s’agit peut-être d’un truc sur le droit du travail.
    Ca plaide un peu dans le sens de mon « guichet unique » : si on pouvait rassembler géographiquement les compétences, les études de cas seraient plus aisées.

  84. Fusionner l’ANPE et L’UNEDIC c’est comme si on voulait rassembler le ministere de la justice et de l’intérieur et que les policiers soient aussi des juges.

    Il y’a moins d’une personne sur deux inscrite sur les listes de demandeurs d’emploi qui perçoit un alloc’ chomage qui est en moyenne de 800 euros.
    Ne soyez pas étonné si ce nombre et cette somme baisse quand la fusion annoncée sera faite et ce ne sera pas à cause de la baisse réelle du nombre de chomeurs, encore, que bien malin celui qui saura exactement combien il y’a de chomeurs en France.

  85. Fin de partie,
    Il ne s’agit pas du tout de fusionner l’ANPE et l’UNEDIC, mais j’admets que mon billet est léger sur le sujet et je m’en excuse… Ce sont deux fonctions différentes. Il s’agit plus de fusionner les guichets.

  86. Nicolas:
    Ce n’est pas très compliqué de trouver l’interlocuteur qui vous donne le dossier à remplir pour demander le RMI, (service sociaux de la mairie) mais ca peut être beaucoup plus compliqué de justifier qu’on a le droit à aucune autre allocation et qu’on a aucun revenu parce que le RMI est accordé en dernier ressort après que vous ayez epuisé tout vos autres droits.

  87. Ils n’ont pas attendu le guichet unique pour interconnecter des fichiers.

    N’importe quel technicien de la CAF (Caisse d’allocation familiale) a accès au dossier ASSEDIC d’un allocataire qu est demandeur d’emploi inscrit à l’ANPE.

    Quand on sait qu’il y a encore peu de temps (qui sait si ce n’est pas toujours le cas) une personne pouvait avoir sous le meme nom plusieurs dossiers ouverts dans des CAF differentes parce que les fichiers de cette administration n’étaient pas ou incorrectement connectés pour être capable de reperer qu une meme personne avait depose plusieurs dossiers RMI,API dans des departements differents.

    Avant longtemps, ils seront capables d’interconnecter tous les fichiers dans lequel votre nom figure et consulter les mouvements d’argent de votre compte en banque et ainsi se rendre compte de votre niveau de vie.

    et il n’y a pas besoin de creer un guichet unique pour cela

  88. La chasse aux fraudeurs et la chasse aux terroristes sont des alibis formidables pour augmenter la surveillance qui s’exerce sur tous les citoyens.

  89. J´ai lu la discussion sur le plein emploi etc… et trouvait cela intéressant. Moi je pense que le plein emploi n´est pas possible, et surtout -et Là est la question non souhaitable.

    Le plein emploi serait:

    -inutile (pourquoi travailler 8 heures par jour ou plus sans voir sa famille etc… et rentrer complètement crevé du travail alors que des machines peuvent pour beaucop de postes aisément nous remplacer.

    -débile (pourquoi produire encore plus de conneries, et détruire les surplus juste pour stabiliser le marché et donner à quelques uns l´illusion d´avoir une valeur par le travail)

    -absolument nuisible pour l´environnement (cf. produire encore plus à n´importe quel prix

    Cela ne sera une nouvelle pour personne beaucoup d´entreprises licencient alors qu´elles fonctionnent bien, et c´est clair rien d´anormal, c´est la logique de ce système, on ne peut rien reprocher à ces entreprises, elles ont un but: le fric et c´est normal. (dans ce système) le boulot est mieux fait par des machines et c´est plus rentable. et bien tant meiux Profitons en !

    Il reste alors 2 solutions:

    1. se tuer au boulot, s´étrangler les uns les autres pour les quelques places restantes pour des salaires dérisoires- vu la concurrence et s´imaginer qu´on fait un boulot super intéressant et utile pour la société alors qu´en en réfléchissant bien, au plus profond de nous-même chacun de nous préfererait s´occuper de tout autre chose, de ses enfants par exemple qu´on ne voit dans le meilleur des cas que le soir entre 18 et 19h.

    2. ET VOILA LA SOLUTION: donner un revenu garanti à tout être humain- même les riches-, INDEPENDEMMENT du travail et suffisement haut pour BIEN vivre (avec culture, vacances etc…). On pourrait ainsi par exemple avoir environ 1000 eur ou plus et travailler en plus si souhaité. La plupart des gens veulent travailler, faire une activité utile, si ils peuvent faire quelque chose qui leur plait et pas n´importe quoi. ( cela peut être s´occuper d´un groupe de jeunes avec une apres midi foot) Il y a beaucoup de models différents et des calculations qui fonctionneraient. Juste pour donner une idée il y a des tonnes de boulots absoluement inutiles ( sans vouloir blesser qui que se soit là n´est pas la question, chacun est concerné)

    Tous les métiers de controle genre conseillers anpe, assedics – je suis en train de passer le concours :-)….- impots, ne seraient déjà plus nécessaires. Les sommes destinées actuellement aux chomeurs par exemple ne seraient également plus nécessaires. les entrpreprises existeraient toujours, mais les êtres humains n´auraient plus la nécessité de faire n´importe quel travail de merde à n´importe quel salaire et pourraient donc choisir et faire aussi en priorité ce qui leur plait.

    Pour ce qui ne plait à personne (genre ramasser les poubelles) cela devrait être soit mieux payé, soit organisé autrement collectivement – pourquoi cela serait toujours les mêmes qui ramasseraient les poubelles de tous les autres, c´est absolument honteux. bref, il est tard, je dois aller bosser demain et pas envie du tout, c´est grave certains travaillent trop et d´autres se tuent à chercher un travail, je réecrierais une autre fois… sorry pour ces idées un peu en vrac

  90. Fin de partie,

    C’est le tout qui est compliqué ! S’ils ont déjà réussi à fusionner les fichiers, autant avoir les mêmes employés qui traitent le tout. La chasse aux fraudeurs existe déjà…

    Valencia,

    Je suis tout à fait d’accord avec vous sur le fait qu’il ne sert à rien de produire plus (j’en ai fait plusieurs billets sur mon blog, dont le premier, il y a bientôt deux ans : c’est un de mes chevaux de bataille !).

    Pour votre idée d’allocation universelle, elle a un côté séduisante… mais parfaitement utopique, la précarité étant maintenue de façon artificielle pour museler les braves gens ! Ca devrait être l’objet de mon prochain billet ici.

  91. « Sans compter qu’un système “libéral” prône nécessairement la précarité puisque voudrait faire sauter les protections… La précarité devient le but de la politique puisqu’elle génère la compétition entre les individus. »

    😦

    C’est strictement le contraire… La « protection » ne peut pas fonctionner, et elle est justement la cause de la précarité.

  92. Jesrad,

    Ta manière de voir est sympathique. Voir est d’ailleurs un bien grand mot.

    Toi ou ton collègue C20100 me repprochait ne pas savoir ce qu’est le libéralisme… A mon tour de t’inviter à étudier certaines théories économique. Prends google et tape « nairu ».

  93. Dans un moment de bonne humeur, je m’explique…

    Dans un société, libérale ou non, on arrive toujours à avoir des patrons (des entrepreneurs, des gens qui ont réussi, …) qui arrivent à passer des contrats de travails avec des employés : « tu bosses pour moi, je te file tant de pognon ».

    Il n’est pas illusoire de penser que le dit patron n’ait pas spécialement envi de donner beaucoup de pognon à son salarié. Donc il est légitime de penser qu’une certaine pression sera exercée… Une des conditions pour qu’un joli libéralisme fonctionne correctement, c’est un équilibre entre le nombre de postes disponibles et le nombre de gugusses pouvant travailler.

    Ca exclut d’ailleurs la moindre notion de cycle économique, mais passons ce détail : il ne fait que réduire votre libéralisme à je ne sais quelle notion utopique amusante.

    Si l’équilibre est en faveur des salariés (ça fait trente an qu’il est entretenu dans l’autre sens), il va automatiquement avoir de légitimes revendications salariales (c’est logique, le salarié pouvant changer de boite et son patron ayant besoin de lui, il pourra dire : « mon coco, augmente donc mon salaire »). Le patron pour s’en sortir sera obligé d’augmenter ses tarifs, ce qui provoquera de l’inflation, et sans doute de réduire sa marge, ce qui ne l’amusera pas beaucoup. Cette inflation sera surtout accrue du fait de l’augmentation de la masse salariale : tout simplement, les salariés gagnant plus d’oseille, auront une certaine propension à dépenser plus.

    L’inflation c’est pas bien. C’est un truc qui fait diminuer la valeur de l’argent. Nos braves instigateurs de systèmes libéraux ont justement institué des banques centrales pour gérer l’oseille qui sont indépendantes des états (vive le libéralisme !) avec pour seule mission de juguler l’inflation.

    Pour ce faire, elle joue beaucoup sur les taux d’intérêts.

    Et sur le taux de précarité.

  94. @jesrad, 20100,

    Vos théories libérales sont séduisantes. Supprimer le SMIC est peut-être une bonne idée. En Allemagne ils n’ont pas de SMIC. Résultat, les salaires stagnent depuis 20 ans, comme l’explique les Echos aujourd’hui http://www.lesechos.fr/info/inter/4626556.htm

    Et en Allemagne, cela pourrait relancer « le débat sur la mise en place d’un salaire minimum, pratiquement inexistant dans la première puissance économique de l’Union européenne. Il est vrai qu’elle montre très clairement que les salaires des Allemands plafonnent depuis vingt ans, alors que les entreprises enregistrent, depuis plusieurs années, des profits record. » (Les Echos).

  95. Eric,

    De quoi se plaindre ? Les profits font des records !

  96. @Nicolas,

    Encore un argument en faveur de la décroissance. La croissance (il faut vérifier, mais l’Allemagne a été en croissance, même faible, sur la période 86-2006) ne va pas de pair avec une augmentation du pouvoir d’achat. C’est un comble.
    Et je ne dis pas ça pour combler je ne sais quel trou ou accroitre je ne sais quel total s’approchant de 100.

  97. @Eric,

    Moi je vois bien un trou à combler, mais pas sur un blog de cette tenue.

    Ce n’est pas un argument « en faveur » de la décroissance, juste un argument pour dire que cette notion de croissance est bidon, donc que les décroissants méritent d’être écoutés sur certains points… Ce n’est pas en consommant toujours plus et toujours plus qu’on s’en sortira !

  98. A propos de coréens, un article dans le journal gratuit 20 minutes de ce jour:

    Citation:
    Devant le siège du leader mondial des matériaux de construction Lafarge à Paris, trois ex-salariés sud-coréens manifestent depuis plus de vingt jours. Ils sont silencieux, mais leurs dossards donnent le ton : « Nous voulons vivre humainement, pas en esclave ».

    Ces hommes, ex-salariés de Woojin, une société de sous-traitance de la filiale coréenne du groupe, se sont déplacés jusqu’à Paris, pour protester contre leur licenciement. Selon eux, Lafarge est responsable de la fermeture de Woojin en 2006. Le motif de cette fermeture serait l’adhésion d’une vingtaine de salariés au syndicat coréen KCTF. Les employés qui n’ont pas adhéré au syndicat ou qui en ont démissionné auraient été réembauchés chez d’autres sous-traitants, mais ceux qui souhaitaient rester syndiqués se retrouveraient sans emploi. (…)
    Suite:
    http://www.20minutes.fr/article/183638/France-Des-opposants-en-beton-a-Lafarge.php

    Dans les soft-dictatures les patrons ont des moyens pour décourager les gens de se syndiquer ce qui fait qu’au final, c’est comme si les syndicats n’existaient pas.

    Dans 20 ou 25 ans, quand la fonction publique en France aura fondu et que toutes les entreprises anciennement nationalisées appartiendront totalement au secteur commercial, le taux de gens syndiqués en France risque de plonger vertigineusement et pourtant ce taux est deja très faible. (8% je crois)

  99. Fin de partie,

    Merci ! Ton témoignage va me permettre de rédiger le 100ème commentaire.

    Bon. Je retourne le lire.

  100. Fin (je peux t’appeler par ton prénom ?),

    Tu as parfaitement raison : le syndicalisme s’écroule bêtement. Mais il faudrait :
    – faire un billet très long pour expliquer pourquoi,
    – faire un billet très long pour expliquer pourquoi c’est dommage.

  101. @Nicolas,

    >> Sans compter qu’un système “libéral” prône nécessairement la précarité puisque voudrait faire sauter les protections

    Et non !

    Mais c’est sur que si vous partez avec cette certitude là (libéraux = méchants), vous ne risquez pas de comprendre grand chose.

    Au fait, Charlie Hebdo s’est converti au libéralisme :

    http://lechamplibre.blogs.com/lechamplibre/2007/09/charlie-hebdo-s.html

  102. C20100,

    Ton interprétation de Charlie Hebdo et des propos de Philippe VAL montre que tu n’as strictement rien compris à la problématique du libéralisme en France et au fait que sa définition ne soit pas nécessairement la même qu’à l’étranger !

    La gauche française est évidemment beaucoup plus libérale que la droite sur la majorité des sujets de société, mais pas du tout sur les sujets économiques (notons d’ailleurs que la droite française n’est pas du tout libérale ce qui est profondément risible).

    Celà dit, Equilibre Précaire n’est pas le lieu du débat. Tiens ! J’ai fait un sujet sur le libéralisme chez moi :
    http://jegpol.blogspot.com/2007/09/rions-un-peu-avec-le-libralisme.html

    Et arrête donc de penser que les rédacteurs de ce blog ne connaissent rien du libéralisme, on l’a probablement étudié plus que toi. Mais pas avec une vision purement théorique…

    Avec ton acharnement, tu me fais penser avec émotion aux communistes des siècles derniers qui se basaient sur des écrits pour imaginer que le monde sera meilleur avec leurs idées… On a vu ce que ça a donné ! Tu fais rigoureusement pareil : tu écrits et lis des textes dans un pur esprit de théorie sans jamais ouvrir les yeux le monde.

    Le fait de jouer avec des propos de Philippe Val le prouve. Et prouve aussi que tu n’as que ça à foutre que de jouer avec la théorie et l’idéologie.

    Ce n’est pas nécessairement l’objet de ce blog.

  103. Notons d’ailleurs que l’objet de ce blog n’est pas, non plus, de faire la promotion des blogs libéraux dans ses fils de commentaires…

  104. @Nicolas,

    Donc ta définition du libéralisme qui ne saurait être remise en cause c’est :

    Les libéraux c’est rien que des méchants qui sont pour la précarité.

    Pourquoi pas. ça à au moins le mérite d’être drole.

  105. C20100,

    Tu te trompes bêtement dans ta définition. Par contre, si tu remplaces « méchants » par « abrutis », tu seras assez proche de ma pensée.

    Je vais essayer de le démontrer : ce blog traite de la précarité. Grace à des envolées libérales, je pête le compteur de commentaires (plus de 100) par rapport à mon propre blog et, peut-être, par rapport aux blogs de mes collègues, autres « auteurs » du blog.

    On ne peut que penser que les libéraux sont des clowns. J’ai une chance par rapport à mes collègues : je reçois un mail quand une andouille envoie un commentaire ici, ce qui me permet de suivre…

    Bon ! Tu peux continuer à argumenter. Je suis le seul lecteur.

  106. Je vérifie à l’instant. 106 commentaires. 107 avec celui-ci. La moitié par des libéraux qui veulent nous convaincre que leurs principes permettra de lutter contre et la moitié pas des gens normaux pour tenter de leur répondre qu’ils ne sont qu’une bande d’utopistes n’ayant pas encore atteint l’age de la puberté.
    Que puis-je faire de plus, en tant qu’auteur du billet d’origine et donc responsable de la modération des commentaires, pour continuer à conserver une certaine crédibilité à ce blog ?

  107. Bon je me vois dans l’obligation de prendre la parole .

    Ecoute C20100, le libéralisme c’est comme le communisme, c’est soit disant LA solution et on se rend compte que finalement cela ne contente personne.

    Donc arretons ce débat stérile… organisons plûtot un tournoi le ping-pong !

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