Pourvu que le chômage ne baisse pas !

(Nicolas)

Peut-on tolérer longtemps cette société où le prix à payer pour « la stabilité des marchés financiers » profitant à 10% des gens est la précarisation de 20% de la population pour que les 70% restant ferment leurs gueules ?

En commentaire au premier billet du blog, Céleste nous priait de ne pas oublier une facette de la précarité : elle est partiellement organisée par des forces obscures, patronales, financières et gouvernementales pour s’en mettre encore plus dans les fouilles.

C’est évident mais le contraire l’est encore plus au point de nous tromper dans notre réflexion quotidienne. Quand on est un citoyen optimiste, on se dit « moins il y a de chômeurs, plus il y a de salaires versés, meilleure est la consommation, mieux vont les entreprises, mieux rentrent les impôts, mieux va la couverture sociale et le budget de l’état : c’est le bonheur ».

Il est très dur de balayer d’un revers de main cet a priori asséné à longueur de journées pas nos dirigeants qui veulent nous faire croire qu’une reprise de la croissance résoudra tout.

Je vais essayer de le faire, mais il faudrait que je sois aidé par un économiste pédagogue. Cherchons la perle rare. Je ne suis ni économiste ni pédagogue. Par contre, je suis particulièrement vulgaire. Je devrais pouvoir participer à la vulgarisation de ce bazar.

 

Tout cela ressort de la macroéconomie, de la politique monétaire, … Je fais partie de ces 95% de la population qui n’y connaissent rien. Sur les 5 % qui restent, 3% croient connaître quelque chose mais se plantent lamentablement. Restent 2%. Ces gens brillants reconnaissent d’ailleurs que l’économie est une science amusante.

Lançons-nous !

Tout part de l’inflation.

On nous dit « il faut lutter contre l’inflation, contre la vie chère, … ». On ne peut qu’être d’accord : c’est nous qui payons ! On nous fait pleurer « ah ! ma pauvre dame, tout augmente ! »…

En fait soyons précis : on s’en fout royalement que ça augmente du moment que ça n’augmente pas plus que notre salaire.

Prenons un exemple con. Imaginons que le kilo d’orange soit à 1 euro et que mon salaire 1000 euros. Je peux acheter 1000 kilos d’oranges. Si l’inflation est de 10% et que mon salaire augmente de 15%, le kilo d’orange passe à 1,10 euros et mon salaire à 1150. Je peux acheter maintenant 1045 kilos d’orange. Je suis gagnant.

Prenons un autre exemple con. Imaginons un type qui dispose sur son compte en banque d’un million d’euros. Il pouvait acheter un million d’oranges. Mais, avec l’inflation à 10% et le kilo d’orange à 1,10 euros, il ne peut plus en acheter que 909 000 oranges. Il est perdant.

En d’autres termes, l’inflation veut dire la perte de valeur de l’euro… : c’est celui qui a beaucoup d’euros qui est perdant. On nous fait pleurer sur l’inflation alors qu’elle ne nuit réellement qu’aux plus riches, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire.

L’immobilier ne rentre pas dans le calcul de l’inflation. Depuis 10 ans, l’immobilier galope. Je m’en excuse par avance, mais je vais sortir une phrase très compliquée, il va vous falloir réfléchir. Un type qui a un 200 m2 dans Paris voit sa valeur en nombre d’euros augmenter mais, l’immobilier n’entrant pas dans le calcul de l’inflation, cette augmentation de valeur ne contribue pas à faire baisser la valeur de l’euro, donc l’augmentation de la valeur du 200m2 est réelle !

Je me demande si on ne se fait pas un peu baiser dans cette histoire !

Il y a bien sûr d’autres raisons de vouloir lutter contre l’inflation, des histoires de parité monétaire, de création monétaire et j’en passe… Trouvez-moi un économiste vulgarisateur et j’en ponds vingt pages !

Il n’y a pas que l’inflation, mais c’est le point essentiel !

Il est à peu près évident que si le chômage baisse, l’inflation repartira à la hausse. D’une part, le nombre de chômeurs baissant il y aura plus de consommateurs et les gens auront plus confiance et consommeront plus. La loi de l’offre et de la demande fera le reste : et hop ! Augmentation des prix. D’autre part, les gens étant en confiance, ils n’hésiteront pas à faire pression sur les patrons pour demander des augmentations qui devraient répercutées sur les prix.

Il faut donc faire taire les revendications et mettant la pression !

Nos amis financiers cherchent à atteindre ce qu’on appelle le NAIRU, en gros, le taux minimum de chômage à partir duquel l’inflation ne galope pas ! Je vous laisse faire les recherches Google de Nairu. Vous y trouverez un blog très bien.

La France a un NAIRU supérieur à beaucoup de pays. D’ailleurs son taux de chômage est également supérieur à d’autres. Mais je crois qu’en fait, le NAIRU on s’en fout, il provient d’une différence structurelle entre les pays. Ce qui importe, plus, à mon avis, c’est le « taux de précarité ».

 

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit !

Ces histoires d’emballement de l’économie ne sont pas que de la connerie ! De tous temps, on a eu des cycles économiques assez difficilement maîtrisables. Toutes les périodes de prospérité se sont terminées par des crises économiques.

La différence, maintenant, c’est que la crise économique dure depuis 30 ans, avec un taux de chômage oscillant entre 8 et 12% depuis plus de 20 ans mais des marchés financiers qui battent de records en records, des inégalités qui explosent, des scandales sur les rémunérations patronales qui sortent tous les jours, …

Peut-on tolérer longtemps cette société où le prix à payer pour « la stabilité des marchés financiers » profitant à 10% des gens est la précarisation de 20% de la population pour que les 70% restant ferment leurs gueules ?

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40 réponses à “Pourvu que le chômage ne baisse pas !

  1. Une bonne analyse. La finaciarisation de l’économie nous amène à ça.
    Ce qui est plus étonnant, c’est qui ni le président ni l’opposition ne nous parlent de ces choses. Aucun ne nous dit que la baisse du chômage n’est pas l’objectif de leur politique.

  2. Bonne analyse mais concrètement, on peut faire quoi ?
    J’ai comme l’impresssion que temps que nos dirigeants seront culs et chemises avec les financiers, on sera dans la même ornière…
    🙂

  3. Gérard,

    Merci !
    J’ai toujours été surpris qu’aucun parti politique (y.c. d’extrème gauche) ne dénonce ce truc.
    Attention néanmoins ! La baisse du chômage est bien un objectif. La gauche l’a ramené un niveau acceptable et la droite va le faire. Mais ça sera au détriment de la précarité, et ça ne changera rien au niveau de vie des braves gens.

    Fil,

    Que peut-on faire ? Continuer à lutter ! Non pas contre cette logique économique qui nous échappe mais pour qu’on arrête de nous prendre pour des cons et qu’on n’entraine pas 20% de types dans les travers de la précarité.

  4. Depuis 1983, les gouvernements des pays développés ont adopté une mécanique parfaitement efficace pour lutter contre l’inflation. La BCE l’a reprise en 1999 et elle obtient ce qu’on lui a demandé: une inflation voisine de 2%. Pour y arriver, elle autorise la mise sur le Marché d’une quantité de monnaie nécessaire et suffisante pour obtenir une inflation de 2%. Elle le fait en toute indépendance, il ne faut donc pas accuser les hommes politiques de faire de l’inflation: ils ne sont plus responsables de la lutte contre l’inflation.
    Par contre, plus les hommes politiques créent de l’inflation en intervenant dans l’économie, plus la BCE est obligée de réduire la quantité de monnaie qu’elle met sur le Marché pour obtenir l’inflation de 2% demandée. C’est mathématique. Le pouvoir d’achat stagne et le chômage arrive. C’est normal. Pour augmenter notre pouvoir d’achat, nous devons demander à nos hommes politiques de remplacer les mesures inflationnistes qu’ils utilisent par des mesures non inflationnistes. C’est tout à fait possible.

  5. Bernard,

    Merci pour votre intervention. Dans mon billet, je n’accuse pas les hommes politiques de faire de l’inflation, juste de nous raconter des balivernes.
    Je ne suis pas un économiste et la politique monétaire m’est troujours sortie par les trous de nez !
    Il n’empêche que votre « conclusion d’économiste » ne m’ôtera mon bon sens légendaire et la tonalité du billet : lutter contre l’inflation n’est pas un bon cheval de bataille et favorise un taux de 10 à 20% de précarité. Ca fait en effet plus de vingt ans qu’on nous bassine avec l’inflation, ça n’a pas fait descendre le taux de chômage ou de précarité.
    Nos dirigeants parlent d’inflation parce que les gens savent ce que c’est : ce sont les prix qui augmentent. Ca n’a pas empêché les deux finalistes de la présidentielle de bien taper sur la BCE !

  6. Ma réponse d’hier soir manque de précision…

    Je ne sais pas quelle politique il faut mener, je sais juste que la lutte contre l’inflation est impossible sans maintenir un taux de chômage élevé.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/NAIRU

  7. Ma « conclusion » du précédent commentaire est « à l’envers ». Je voulais dire : je ne sais pas quelle politique il faut mener… Mais lutter contre l’inflation passe nécessairement par un fort taux de chômage.

  8. Le gus qui a 1 millions d’euro le place et il gagne largement plus que l’inflation par contre le pauvre qui est a decouvert sur son compte ou qui emprunte paiera plus que la valeur de l’inflation
    Lorsque l’inflation etait a 13 ou 14% les salaires augmentes a peu pres d’autant mais tjrs avec retard Par contre les prets et les agios etaient de 4a6 points plus haut que l’inflation A l’epoque construire ou acheter etait resesrvé aux classes superieures
    En ce qui concerne les produits de consommation courante,certains produits aujourd’hui accesible pour la majorité deviendrons hors d’atteinte au bout de quelques années d’inflation,car les salaires ne suivront evidement pas compte tenue du contexte economique mondiale,meme et y compris si nous atteignons le plein emplois
    Je ne comprends pas votre demonstration

  9. un dernier points examiné le chomage que sous l’angle economique c’est faire l’impasse sur l’employabilite potentiels de ces chomeurs Autrement dit la correspondance entre la qualification de ces chomeurs et les emplois

  10. Antimythe,

    Relisez la démonstration en laissant tomber quelques a priori.

    L’inflation n’a pas été longtemps à 13 ou 14%, contrairement à ce qu’on pense souvent (tout au plus quelques années après les chocs pétroliers).

    En plus, les taux d’intérêt étant fixes, le montant des remboursements était fixe. Au bout de dix ans d’inflation forte payer les mensualités était indolore.

    « Lorsque l’inflation etait a 13 ou 14% les salaires augmentaient à peu près d’autant mais tjrs avec retard « . Hein ? 13% par an ce n’est pas 13% par an ? L’inflation ce n’est pas les prix qui augmentent de 13% au 1er janvier par décision unilatérale !

    « A l’epoque construire ou acheter etait réservé aux classes superieures »
    Merci de m’indiquer que mes parents, leurs voisins, mes grands parents, leurs voisins, mes oncles, mes tantes, … faisaient parti des classes supérieures…

    Par ailleurs, peu importe ma « démonstration » sur l’inflation, je vais la refaire dans l’autre sens : le quidam qui n’a pas de sous n’en a rien à cirer que la valeur des sous qu’il n’a pas baisse !

    Ce qui importe est que depuis 20 ou 25 ans on mène aveuglément une politique contre l’inflation, que à nous maintient 10 ou 20 % d’exclus PAR DEFINITION.

  11. Antimythe,

    Pour votre deuxième commentaire, on est tout à fait d’accord. Le chômage n’a pas qu’une seul facette, qu’une seule raison.

    Mais l’employabilité, comme vous dites, est bien un problème économique. Dans une vie, on va travailler 40 ans : il va bien falloir accompagner les gens tout au long d’une vie de travail…

  12. Antimythe,

    J’ai oublié de répondre sur un point : « Le gus qui a 1 millions d’euro le place et il gagne largement plus que l’inflation  »

    L’argument ne tient pas ! S’il le place à 15% (c’est déjà pas mal !) et que l’inflation est à 14%… il ne gagne que 1 %…

  13. L’argument ne tient pas ! S’il le place à 15% (c’est déjà pas mal !) et que l’inflation est à 14%… il ne gagne que 1 %…

    Donnez moi un million de 1960 epoque ou l’inflation etait a 14% et je les place selon les conditions de pret et de placement boursier de l’epoque qui etaient proche de 18 a 25% voir plus sur du long terme

  14. Antimythe,

    Voilà l’inflation entre 1960 et 1969.

    1970 5.2
    1969 6.5
    1968 4.5
    1967 2.7
    1966 2.7
    1965 2.5
    1964 3.4
    1963 4.8
    1962 4.8
    1961 3.3
    1960 3.8
    (chiffre obtenus sur inflation.free.fr)

    Attention donc aux a priori… De même, merci de nous prouver que les rendements boursiers étaient de 18 à 25%

    Néanmoins, j’ai un peu de mal à comprendre votre cheval de bataille : nous prouver que l’inflation est bénéfique pour les millionnaires ?

  15. Voici ce que j’ai recupere sur le net
    Le sommet de l’inflation française au XXe siècle est atteint pendant les années de l’immédiat après-guerre, avec des taux d’inflation annuels de l’ordre de 50-55 % durant 4 années consécutives en 1945-1948. La hausse des prix se poursuit à un rythme plus modéré en 1949-1952 (10-15 % par an), mais ne prend véritablement fin qu’avec la stabilisation opérée par le gouvernement Pinay en mars 1952, à nouveau au prix d’une récession en 1953, dernière année d’inflation (légèrement) négative de la France au XXe siècle. A l’exception des années 1954-1955, caractérisées par un retour à une totale stabilité des prix, et de l’année 1958, où l’inflation dépasse 15 % (poussée inflationniste généralement attribuée à la guerre d’Algérie, et qui se conclut par le retour au pouvoir du général de Gaulle et par une nouvelle stabilisation Pinay), l’inflation française se stabilisera durant toutes les années 1950-1960 autour d’un niveau de l’ordre de 5 % par an. Les années 1970, caractérisées par de fortes augmentations de salaires (et notamment du SMIC) dans la lignée des événements de mai 1968 et dans un climat social et politique particulièrement tendu, ainsi que par les chocs pétroliers de 1973 et 1979, constituent le dernier épisode d’inflation élevée de la France au XXe siècle. Pendant 10 années consécutives, de 1974 à 1983, le taux d’inflation sera supérieur (ou très légèrement inférieur) à 10 %, ce qui constitue l’épisode le plus important d’une inflation forte et prolongée en France en temps de paix. La stratégie de désinflation est mise en place dès 1982-1983, avec le blocage des prix et des salaires puis la désindexation des salaires sur les prix décidés par le gouvernement Mauroy, et l’inflation est  » définitivement  » éradiquée dès 1985-1986. Depuis 1986, le taux d’inflation oscille entre 2 % et 3 % par an, et la hausse annuelle des prix est même passée au-dessous de 1 % en 1998. A la fin du siècle, la France est ainsi revenue au niveau de l’inflation zéro du début du siècle.
    Je na cherche pas aprouver quoique ce soit mais a comprendre,votre logique sur l’impact de l’inflation sur le chomage,car effectivement j’ai l’impression que le fric ne craint ni l’inflation ni la stabilite monaitaire,et que les cocus sont dans ce systeme tjrs les memes

  16. Antimythe,

    Vous avez raison, les cocus sont toujours les mêmes !

    Le problème est simple : depuis 20 ou 30 ans on lutte contre l’inflation. Cette lutte passe par le maintien de la précarité.

  17. ce qui est sûr c’est que la précarité permet de juguler les revendications des salariés en place ,et que les minimas sociaux permet de maintenir les laissés pour compte en état de dépendance ( juste assez pour ne pas crever de faim ,pas assez pour revendiquer)

    ce qui est également sûr c’est que la répartition des fruits du travail est de plus en plus inégalitaire et que le surplus accumlé par les couches favorisées nourrit la bulle immobilière et saigne un peu plus les couches défavorisées

    Il est donc évident qu’une précarité entretenu favorise une meilleure rentabilité des entreprises en rendant les salariés corvéables et taillables à merci
    Ce phénomène est accéléré par la prise des contrôle de plus en plus importante des fonds de pension qui exigent une rentabilité financièreà 2 chiffres et diminuent d’autant l’investissement productif à long terme

    bref ton article est très intéressant

  18. Le problème est simple : depuis 20 ou 30 ans on lutte contre l’inflation. Cette lutte passe par le maintien de la précarité.

    C’est la que nos idées divergent inflation ou pas pour moi le probleme ne se situe pas la
    Le pleine emplois est devenu un mythe qui polue nos reflexions
    Avec la perte des emplois qui ne demandent aucune qualification cet objectif de plein emploi est un leurre
    Un certain nombre de nos concitoyens touchés par un handicap social,psychologique, ou physique voir les 3 cumulés ne trouvent pas et trouverons de moins en moins de possibilite d’emplois dans le secteur dit concurentiel
    L’avenir de ces personnes se situent dans un cadres de travail particulier par ce que se situant dans des structures d’aides aux formes multiples
    La precarité passagere peut toucher n’importe qui mais la precarité « chronique » et sans espoir touche surtout des populations fragiles

  19. Let it be,

    Merci ! Je crois qu’il faut continuer à marteler cette évidence : la précarité est « nécessaire » au système… il faut le dire et le redire pour empêcher nos gouvernements de nous orienter vers des « réformes » bidon !

    Antimythe,

    Finalement, tu es un optimiste ! Le chômage a de multiples causes (la formation, les « structures », …). Mais il reste « entretenu » (connecte toi au site du sénat et cherche « Nairu », juste pour vérifier que je ne raconte pas que des conneries). La précarité chronique (ça ne veut pas dire grand chose…) touche les plus fragiles. Oui ! Mais on fait quoi ?

  20. Au quatrième trimestre 2004 selon l’OCDE le taux de chômage normalisé pour les hommes de 25 a 54 ans était de 4.6% aux USA et de 7.4% en France. À la même période et pour le même groupe, le taux d’emploi était de 86.3% aux USA et de 86.7% en France.

    On constate donc sur ce groupe un taux de chômage 60% plus élevé en France qu’aux USA alors que plus de personnes travaillent dans le groupe choisi en France qu’aux USA.

    Bref, aux USA ils sont 60% plus fort pour cacher les précaires …

  21. Très forts ces ricains !

  22. en complément de mon post

    de l’intêret de maintenir une inflation basse pour les capitaux

    Ton raisonnement est disons, incomplet ( si je peux me permettre)
    si l’inflation reprend, tout dépend de la rentabilté des capitaux placés
    une inflation à 2% et un placement à 3% c’est moins rentable qu’une inflation à 6% et un placement à 8%

    de même si tu empruntes lorsque l’inflation est à 5% et que tu rembourses lorsque l’inflation est à 10% tu es gagnant et inversement tu te fais lessiver si tu empruntes en période de forte inflation et que tu rembourses en période de faible inflation

    je pense que le problème essentiel est la répartition des fruits du travail et du capital , tant que les riches dépensent leurs sous sur des produits de riches ça ne gêne pas trop les moins riches , mais lorsque les riches sont en concurrence dans leurs achats avec les moins riches ( immobilier) ou achètent des biens de rente destinés aux moins riches, ,ceux-ci ne peuvent plus suivre et de fait peuvent plus accéder à des biens ou des services qui leurs sont indispensables ( une maison,un appart) sans se saigner aux 4 veines , au pire ils en sont exclus ce qui génère des salariés SDF
    et le système est très pernicieux , car l’état par les allocations logement augmente artificiellement le niveau de l’offre et au bout du compte accélère l’enrichissement des plus riches ;il y a dans ce dernier exemple un transfert de richesses par le biais de l’allocation logement de la poche du contribuable vers la poche du bailleur

    si au contraire on supprimait l’allocation logement( pure hypothèse inapplicable humainement) , le niveau de l’offre baisserait les logements ne trouveraient plus assez de preneurs le prix des loyers diminuerait , mais dans le même temps l’investissement immobilier devenant moins rentable , les mises en chantier diminueraient et le chômage progresserait dans le bâtiment et tous leurs fournisseurs , Délicat non

  23. Let it be,

    Merci pour ton commentaire.

    Je sais que mon argumentaire est incomplêt, mais je ne pouvais pas faire 20 pages sur l’inflation (d’autant que je n’ai absolument pas les compétences nécessaires) : je voulais juste illustrer mon propos en disant que l’inflation n’était « qu’annexe » pour les vrais gens pour aboutir à ma conclusion : on lutte contre l’inflation mais le coût est très cher pour les plus faibles…

    Par ailleurs ton propos est très vrai : une partie des aides publiques ne fait que participer à la spéculation immobilière.

    Le pire à mes yeux est représenté par des niches fiscales telles que la loi Robien qui d’une part participent à cette spéculation et d’autre part consiste à enrichir ceux qui en ont les moyens avec des exonérations d’impôts donc de l’argent public !

  24. d’ou l’importance de la réhabilitation du role d’arbitre de l’Etat … par exemple sur la question immoblilière …
    les diverses niches mises en place ont été mal pensées, et aboutissent à une chute de la valeur du capital, je pense surtout aux villes moyennes de province ou les programmes immobiliers spéculatifs ont mis sur le marché de l’excédent de logement milieu de gamme , avec la chute des prix qui a suivi …
    et si on faisait pareil avec le « bas de gamme », sur paris par exemple …

  25. Les marques,

    Ca n’est pas qu’un rôle d’arbitre que doit avoir l’état : il faut aussi qu’il fasse attention à ce qu’il fait de son propre pognon (donc le notre).

    Le filer à un couple de cadres qui investira dans le logement locatif haut gamme et deviendra propriétaire d’un appart sans sortir un radis de sa poche est de la folie.

    Si l’état avait dépenser les sous pour construire lui-même les logements locatifs, ceux ci auraient été bien pensés… et l’état (donc nous) nous aurait vu croitre son patrimoine.

  26. Aux USA , nombreux sont les poor workers qui ont 2 emplois mal payé pour y arriver.

    Sinon je suis allé voir le site sur le NAIRU, et la vidéo en question, avec ce trou du cul qui explique que l’accélération des salaires c’est la peur de la BCE, mais pauvre con , si tu veux pour que tes bénefs existent on peut se suicider en masse. Pt’ain celui là je lui collerai bien un A/R à la batte de baseball. Et il parle du taux d’équilibre du chômage…
    L’aveu est de taille !!!

    Allez zou, je vais faire un billet en mode GRRRRRRR

  27. Dagrouik,

    Tu peux aussi aller sur le site du sénat et faire une recherche de NAIRU ! C’est avec ça qu’ils jouent, nos politiques.

  28. Puisque vous parlez économie et salaires, je vous propose un certain nombre d’articles parus sur le Blog de la section PS de l’île de Ré.

    Ah, j’en vois qui froncent les sourcils… Lisez avant de critiquer… Cela vous donnera quelques références intéressantes :

    les frustrations de la classe moyenne peuvent déstabiliser une société

    Revalorisation du SMIC : un instrument de régulation économique et sociale à préserver.
    Combien de points de croissance en moins pour une hausse de 5 points de TVA ?
    Une crise à triple détente

    La catégorie Eco du blog est assez bien fournie…

  29. @Filaplomb « Bonne analyse mais concrètement, on peut faire quoi ? »

    La RE-VO-LU-TION !

    C’est vrai que 2 siècle c’est loin et on ne sait plus comment faire… faudrai ttrouver un gars spécialiste de la vulgarisation du bazar …

  30. Farid,

    Viva la revoluçion !

    P.S. : Tu as découvert ce blog par hasard ? 🙂

    Alain,

    Je n’avais pas vu ton billet ! J’ai du retard à l’allumage : je cours sur le blog.

  31. En 1929, les banques centrales ne sont pas intervenues (ça se faisait pas à l’époque). On a vu ce que ça a donné..des millions d’ouvriers licenciés, sans logement et qui crevaient la dalle au sens premier du terme.
    Si la Fed et la BCE sont intervenues lors de la mini-crise de cet été, c’est qu’il fallait le faire. Rien ne se fait à ce niveau sans raison.

  32. oui et quoi ? ça te suffit pas comme argument ?
    En soutenant les marchés financiers, les banques centrales ne cherchent pas qu’à rassurer 10% des gens les plus riches mais à sauver le système, point barre..un système qui fonctionne, c’est vrai sur la précarité de millions de gens. aucun problème

  33. oui mais attention, là je parlais juste de l’intervention des banques centrales pendant les crises financières..mais ce n’est qu’un exemple parmi d’autres de tout ce qui existe pour soutenir les marchés (ou les rassurer)
    Et je rappelle que ce n’est pas un argument libéral que de considérer qu’il faut soutenir les marchés..les libéraux pensent que moins on intervient, mieux c’est, même si le prix à payer ce sont des crises cycliques.
    Et quelque part, les crises, les vraies, y’en a plus. Les crises financières qu’on subit de temps en temps ne touchent pas vraiment les masses prolétaires : il faut lire les journaux ou le blog de Nicolas (-)))) pour être mis au courant..mais dans le quotidien, ça ne se ressent pas vraiment. et c’est en partie grâce à tout l’arsenal existant pour encadrer, rassurer et soutenir les marchés et les hautes sphères de l’économie.
    alors, sur le coup évidemment, ça peut heurter car ces garde-fous ne semblent quand on réfléchit qu’au premier niveau qu’à faire plaisir aux tenants du système, aux capitalistes, aux grosses fortunes..mais l’habit ne fait pas le moine et le premier bénéficiaire d’une mesure n’est pas la cause de cette mesure.

    non ?

  34. Loïc,
    On peut voir ton point de vue avec optimisme !

  35. oui, il vaut mieux être optimiste. J’ai le sentiment que plus on l’est, plus on réussit dans la vie..
    C’est ce qui manque d’ailleurs à ce blog (sympathique au demeurant)..vous êtes globalement à vous lamenter sur la précarité etc…Ce n’est pas en pleurant qu’on s’en sort. Je pense que le premier responsable de la précarité, c’est le comportement individuel (volonté..renoncement..).
    Quelqu’un qui démarre dans la vie ‘de toute façon, j’y arriverai pas, de toute façon, je peux perdre mon boulot tous les jours’ est mal barré.
    Ce sont les mentalités qui sont à changer avant que les lois.
    D’ailleurs, la France est sans doute le pays au monde où il y a le moins de précarité..et puis celui où elle se vit le mieux. Je pense.

  36. Loïc,
    Si c’est en France qu’elle se vit mieux, autant empêcher nos dirigeants de foutre en l’air le système et se battre pour le renforcer.
    Et tu peux prêcher tes théories « Je pense que le premier responsable de la précarité, c’est le comportement individuel » et continuer comme bon nombre de citoyens que s’il y a des gens dans la merde, c’est de leur faute…

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