Belle soirée et lettre volée

Il est possible qu’à un moment de la soirée quelqu’un ait noté qu’on n’avait très peu parlé de précarité. Nous avions réunis, ce lundi soir, des rédacteurs d' »équilibre précaire » ou qui ont vocation de le devenir. Bref, des amis.

Il y avait Irène, Séverine, Sylvie, Sophie, Isabelle, Josiane, Farid, Benoît, Ronald, Nicolas, Julien, Martin, Tonnegrande, Loïc, Jim, Abdel, Jacques, Patrice et moi-même (après une mise à jour, j’espère que je n’oublie personne…) Ca se passait à la Comète, un lieu cher à Nicolas (merci à Jean, le patron!)

Nous avons aussi pensé à ceux qui ne pouvaient pas être là à cause de l’éloignement géographique.

Et donc, on a noté qu’il avait été peu question de « ça ». La précarité. En fait, non, nous en avons parlé. Parlé de rapports employés employeurs, de litiges, de prud’hommes. Bref, de tous ces trucs « normaux » qui arrivent à tant de salariés.

Mais l’essentiel n’était pas là. L’essentiel était de se retrouver. Ca n’était pas une réunion de blogueurs. D’ailleurs, elle n’avait pas de dénomination propre. Nicolas l’a appelée avec verve « la queue de la Comète« , d’autres ont préféré le style arte povera, ne lui donnant pas de nom.

Pour revenir à cette difficilté à parler de précarité, je dirais que c’est un phénomène récurrent. Chez les rédacteurs « actifs » d’équilibre précaire et chez les « invités »: ils confessent tous une difficulté à écrire.

J’ai retrouvé la même difficulté en participant à des réunions de blogueurs: il m’est arrivé de parler du blog « équilibre précaire », mais au final les gens qui faisaient un compte rendu de la soirée « oublaient » d’en parler. Lapsus révéléteur…

Je ne cherche pas à leur en faire le reproche. Je note juste qu’il est difficile de parler de précarité.

Pourquoi? La précarité ça n’est pas ni le chômage, ni la pauvreté, ni l’insécurité. C’est un objet plus flou, malaisé à définir.

Au fond, une définition possible de la précarité, c’est la lettre volée d’Edgar Poe. La lettre est sur la table, devant nos yeux. Et c’est justement pour cela qu’on ne la voit pas…

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11 réponses à “Belle soirée et lettre volée

  1. Vous avez du passer une super soirée !
    Difficile effectivement, la précarité est vécue de manière différente en fonction de la personnailité et du caractère de chacun, et c’est aussi, un tabou.

  2. Ce sont les seuls moments où je regrette de n’être pas parisien ! (ou que vous ne soyez pas toulousains, c’est bien aussi !!!).

    Difficulté d’évoquer la précarité justement parce qu’elle fait maintenant partie du paysage, qu’elle est devenue une sorte de standard à tous les niveaux de l’emploi, effectivement.
    Mais un peu à la fois, avec ce rythme de publication, on commence à cerner le sujet ! :-)))

  3. Fabien-Pierre NICOLAS

    Snif, même pas invité j’étais… 😉

  4. Fabien-Pierre,

    Tout le monde était invité !

  5. Dans la liste des présents, Eric a oublié Isabelle, Abdel (le roi du Maroc), … et surtout Josiane qui a réussi à nous servir sans s’énerver !

  6. @Fabien-Pierre,

    Je crois avoir envoyé une invtation sous Facebook? Facebook ça ne marche pas toujours…
    Au plaisir de te revoir!
    😉

  7. @Nicolas,

    Il fallait bien encore quelques actes manqués…

  8. Nicolas
    très touchée que tu penses à ceux qu’Eric a oubliés , et je t’en remercie
    personnellement je touche , au mois de décembre une « prime de précarité »; cela fait partie des conventions collectives
    parce que mon boulot dépend des gens qui veulent bien s’inscrire à l’activité que j’anime; et chaque année je ne sais pas combien d’heures je vais travailler;si les gens ne sont pas au rdv je n’ai pas de boulot; je fais partie des « intermitants de l’animation socio-cultutelle »
    et pourtant je n’ai jamais pensé une seconde être en situation de précarité
    mais c’est parce que je suis mariée
    avec quelqu’un qui travaille de cdd de trois en cdd de trois ans ; donc tous les trois ans il faut chercher du boulot
    et pourtant …

  9. @Isabelle,

    Désolé!
    😉

    Shame on me…

  10. ce qui est bête c’est que finalement j’ai pas vu tout le monde. Partie trop tôt (c’était pour la bonne cause, chanter dans ma chorale, un peu précaire elle aussi puisqu’on n’a pas encore trouvé de nouveau lieu de répétition pour le mois de novembre… )

  11. @intellodusessous,

    C’était sympa d’être passée! Nous referons une autre soirée, peut-être une bouffe, pourquoi pas?

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