Comment ne pas vivre de sa plume : les écrivains précaires

Par Irène Delse.

Si vous demandez à une personne dans la rue : « Qu’est-ce qu’un écrivain ? », elle vous répondra probablement que c’est quelqu’un qui passe ses journées à écrire et qui vit de son œuvre. Pourtant, c’est largement faux ! (Bertrand Lahire, entretien dans Sens public)

Quand on parle de précarité, c’est bien sûr d’abord aux salariés que l’on pense : CDD, intérim et ainsi de suite. On pense au secteur des services, aux sous-traitants dans l’industrie, aux travailleurs agricoles… Pourtant, la précarité existe aussi dans les professions intellectuelles !

Prenons le cas des écrivains. Combien vivent de leur plume, en France ? A-t-on des statistiques ? Et d’abord, est-il vraiment possible de vivre de sa plume ?

Les réponses, dans l’ordre : presque aucun ; oui, mais depuis peu ; et non, c’est quasiment impossible.

Du moins si on entend par là « vivre de ses droits d’auteur »…

C’est un phénomène à la fois omniprésent et peu connu. Tel écrivain est aussi journaliste, ou bien traducteur, éditeur ou enseignant… Et le plus clair de ses revenus, ce qui sert à payer le loyer, provient bien de ce « deuxième métier » — qui est souvent le premier en terme de passion.

Mais c’est une chose dont on ne parle guère. Un exemple…

On avait posé la question sur France Inter à Pierre Assouline, écrivain et journaliste, invité l’automne dernier pour parler des prix littéraires :

«Comment conciliez-vous d’être à la fois écrivain et critique littéraire ? N’est-ce pas incompatible ?»

Le collègue (mais oui !) romancier et blogueur répond, naturellement, que tous les auteurs n’ont pas la fibre «critique», que tous ne se sentent pas de donner leur avis sur les livres des autres, mais que les deux carrières peuvent aller de pair, et que lui-même en tout cas n’y voyait pas d’inconvénient. En plus, ajoutait-il, le fait d’être soi-même du métier peut permettre de juger un livre avec l’éclairage de l’expérience…

Pas complètement faux. Après tout, il s’agit de façons de travailler différentes, et on peut avoir plusieurs cordes à son arc.

Sauf que… Il manque tout de même à ce raisonnement un paramètre pas vraiment anodin : la question du gagne-pain de l’écrivain. Un romancier qui n’est que romancier, c’est donc qu’il (ou elle) vit de sa plume, ou plutôt de ses droits d’auteur. Logique, non ?

Mais c’est l’exception, comme le révèle l’ enquête du sociologue Bernard Lahire, publiée en 2006 sous le titre La Condition littéraire : la double vie des écrivains (éd. La Découverte).

La Condition littéraire : la double vie des écrivains, par Bertand LahireIl y a peut-être aujourd’hui en France quelques dizaines d’auteurs dans ce cas, et encore ! Certains sont d’ailleurs partis s’installer sous d’autres cieux fiscaux (Suisse, Irlande, Canada…) comme Houellebecq ou Bernard Clavel. Mais 98 % des auteurs publiés ont un autre métier. (Ou un conjoint fortuné, ou des rentes, qu’il s’agisse d’un héritage ou de pensions de retraite.) Et souvent, comme on peut s’en douter, cette seconde source de revenus professionnels est elle-même liée à l’écriture.

Il y a les auteurs qui sont au départ des journalistes, et ceux qui le deviennent parce que, une fois qu’ils ont acquis quelque notoriété avec leurs livres, on vient leur demander des articles en rapport plus ou moins lointain avec ce qu’ils ont publié.

Un exemple. Supposons que, romancière, j’écrive un ouvrage de fiction, mais fortement documenté, sur un événement ou un personnage qui peut faire couler de l’encre et susciter des passions. Le livre se remarque, se vend plus ou moins bien (c’est un autre problème), mais voilà que je suis identifié(e) comme «quelqu’un qui connait le sujet».

La presse écrite, qui a besoin de copie et de «spécialistes» me sollicite pour parler du sujet. Il peut s’agir d’un entretien, un profil, ou déjà un papier qu’on me commande. Cela peut être dans une feuille de chou locale, une gazette de spécialistes, peu importe. À la suite de cette première incursion dans la presse, d’autres journaux peuvent s’intéresser à moi. Si je «passe» la rampe de l’audiovisuel, voilà radios et télés qui peuvent entrer dans la danse.

Bref, avec un peu de chance et si j’ai la capacité à pondre de la copie (et à rendre le travail dans les délais), je peux me tailler assez vite une carrière parallèle de journaliste pigiste.

Ironie du sort : à l’insécurité foncière des revenus d’écrivain (car on peut jamais savoir à l’avance comment un livre marchera, bien sûr) s’ajoute une autre forme de précarité : celle de la presse free-lance. On est payé à la pige, parfois même en droits d’auteur (!) et seulement si les entreprises de presse vous achètent votre marchandise.

Et quel sera le domaine médiatique privilégié, pour un écrivain-pigiste ? Bien entendu, la critique littéraire.

Quoi d’étonnant si on demande à un écrivain (surtout s’il fait déjà lui-même des travaux de journalisme) de faire de la critique littéraire ? Voire de participer au jury d’un prix littéraire ? Si en plus vous êtes à l’aise avec les technologies modernes, vous aurez même votre blog littéraire, histoire de faire jouer l’interactivité avec les lecteurs, les journalistes, les autres blogueurs… De fil en aiguille, on se retrouve avec autant de casquettes que Stéphane Laurent !

(Et franchement, honni soit qui mal y pense. Ce n’est pas plus bête que de travailler dans un ministère ou une agence de pub, après tout ! Voire, pour citer un exemple plus exotique, de rédiger des «cartons» pour une émission de télé. Tous ces exemples sont vécus, par moi ou des auteurs de ma connaissance.)

Les éditeurs aussi ont l’art d’accomoder les écrivains qui ont besoin de vivre de leur plume.

Il y a les auteurs qui occupent auprès d’un ou de plusieurs éditeur(s) des fonctions éditoriales diverses : lecteur, directeur de collection, traducteur (autre occasion de tâter de la précarité, comme on l’a vu récemment), voire «réécriveur» (on aura reconnu l’anglais «rewriter») de textes qui méritent d’être publiés mais n’ont pas le niveau nécessaire pour ça…

Mais si, mais si, cela existe ! Il y a la rédaction de préfaces, la préparation de recueils et d’anthologies, voire carrément du négrariat, la rédaction d’une biographie de star par exemple. Pas forcément glorieux, mais au moins, cela paye. Et si l’ego de votre sujet le veut bien, vous serez même cité comme co-auteur et pourrez mettre l’ouvrage dans votre bibliographie.

Pas de sécurité de l’emploi, là non plus. D’auteur précaire, vous pouvez devenir ainsi intello précaire multi-carte.

Mais cela donnera un tour supplémentaire à la machine… Enfin, à votre carrière d’auteur «vivant de sa plume», comme vous pourrez vous décrire désormais !

En tout bien, tout honneur.

Sans qu’ils et elles puissent subsister grâce à leurs seuls droits d’auteurs, ce sont maints écrivains aujourd’hui qui vivent des retombées, diverses et variées, de leur activité d’écriture. Une sorte de petite entreprise, une TPE, voire une entreprise familiale si le conjoint aussi est de la partie, comme auteur, éditeur ou journaliste…

Mais cela ne les met pas à l’abri de la précarité. Naturellement. Cette « entreprise »-là est d’autant plus informelle et fragile que les écrivains français restent fort réticents devant toute forme de professionnalisation de leur activité.

Comme si éviter toute forme de protection organisée vous évitait aussi d’être exploité…

De sorte que le revenu « secondaire » de certains écrivains aujourd’hui, ce n’est pas un second métier : c’est le RMI.

Aujourd’hui, les intermittants du spectacle ont une convention collective, mais pas les écrivains ! La SGDL fonctionne parfois comme une association d’entraide, pas comme un syndicat. Seuls ou presque, les auteurs pour enfants se sont organisés efficacement, avec une association professionnelle, la Charte. Et ce sont en majorité des auteurs de littérature jeunesse ou de « genre » (SF, policier…) qui ont récemment fondé un syndicat d’auteurs, le SCEI.

Pendant ce temps, dans les hautes sphères des best-sellers, des agents littéraires font monter les enchères pour quelques noms connus. Fort bien pour leur clients.

Mais pour les petits artisans de la plume, ce qui est à l’ordre du jour, c’est plutôt comment boucler les fins de mois.

En mangeant parfois autre chose que des pâtes, si possible.

Bibliographie :

Organisations professionnelles d’auteurs de l’écrit :

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36 réponses à “Comment ne pas vivre de sa plume : les écrivains précaires

  1. Pingback: Irène Delse » Les écrivains et la précarité

  2. Je passe mes journées à écrire : des rapports pour des directeurs, des cahiers des charges pour des fournisseurs, des comptes rendus de réunion pour des chefs.
    Je gagne correctement ma vie pour ça. Mais je n’ai aucune chance de faire fortune.
    Je ne connais pas trop le milieu des écrivains, mais assez bien celui des intermittants. Des fois, leurs propos me fatiguent : ils ont choisi un métier dans la précarité et voudraient qu’on s’appitoie…
    Il y a assez de gugusses dans la m… qui n’ont pas une ame d’artiste.

  3. Ceux qui ont une âme d’artiste ont un avantage : ils peuvent se plaindre avec art 😉

  4. @Nicolas,

    C’est pas parce qu’il y en a qui ont une condition pire qu’on ne doit pas prendre en compte ceux qui sont un peu au-dessus des nécessiteux estampillés comme tels!
    Choisir la voie de la culture, c’est tout d’abord être choisi par elle, et c’est aussi résister, vouloir vivre autrement. D’accord avec toi quand tu dis que ça suppose une part de risques à assumer, mais il ne faut pas oublier qu’aujourd’hui, en une période du tout profit, une véritable guerre est déclarée à la culture…

  5. @Eric,
    Je n’oublie rien et le problème est complexe. Mais c’est plus « qu’une part de risque à assumer ». Il y a des gens qui décident de vivre avec leur talent… sans se demander s’ils en ont.

  6. @ Nicolas : Pas faux… Maix hélas, un bon nombre qui ont du talent à revendre ont aussi du mal à joindre les deux bouts. Voir les commentaires d’Éric et Alan sur mon blog :

    « J’entendais Régis Debray dans une émission, il disait que pour lui un livre se vend autour de 3 à 5 000 exemplaire en général. Lui n’est pas à plaindre, il s’est fait une place. Mais ça donne une idée des difficultés qui attendent les autres. »

    « En effet, écrire devient de plus en plus un passe-temps et ne permet plus d’embrasser la carrière d’écrivain. J’en parlais pas plus tard qu’il y a peu avec Pierre Mikailoff qui me confirmait de pas parvenir à vivre de l’écriture.
    Passion et abnégation doivent aujourd’hui rimer avec littérature, mais clairement, ça rime pauvre. »

    Le secteur de la culture est pourtant un enjeu de taille, au 21ème siècle, alors qu’on parle d’une « économie basée sur l’intelligence ».

    Pour les intermittents (déjà mieux lotis que les auteurs de l’écrit, car ils ont su médiatiser leur mouvement et obtenir quelques avantages sociaux), c’est d’autant plus compliqué que l’ANPE et autres services publics restent encore mal adaptés à leur situation. J’ai eu l’occasion de discuter avec des intermittants, qui maudissaient l’ANPE : ils ne nous trouvent jamais rien, ils ne connaissent rien à notre activité…

  7. Et puis moralement, ce n’est pas simple. Ces activité sont nourries de la « reconnaissance » de l’autre, et cette reconnaissance est bien fluctuante. Par quoi se traduit-elle de façon tangible ? S’auto-proclamer écrivain ou artiste est une façon de croire en soi, au milieu de la Star Ac ou des succès de librairie des mémoires de la dernière maîtresse d’Yves Montand (je suppose, hein, je ne regarde pas la Starac et n’ai aucune idée de la vie réelle ou fictive de telle ou telle vedette).
    Donc, il faut bien croire tout seul en ce que l’on fait. En vivre est plus que du luxe, je crois.
    Bien sûr que certains n’ont pas de talents, mais l’appréciation du talent (ou pas) n’étant pas mathématique ni scientifique…
    Et bien sûr que c’est dur pour beaucoup de gens, mais est-ce une raison pour ne pas parler des problèmes de chacun. Le style « ne vous plaignez-pas » est tellement censeur, c’est pire pour tellement de gens sur la planète…

  8. Posuto,
    Je suis d’accord avec le début de ton commentaire. Mais je n’ai pas dit “ne vous plaignez-pas”, j’ai dit, en gros : « ne venez pas nous demander de vous plaindre ».
    Ca n’empêche pas de parler des problèmes de chacun et de s’interroger sur le financement (donc la survie) de la culture.

  9. on ne peut pas faire l’impasse sur une critique de fond du secteur de l’édition …
    Si les conditions economiques ( qui n’ont , ne nous leurrons pas jamais été brillantissimes pour l’immense majorité des auteurs ) sont devenues dramatiques, ils faut s’interroger sur la question « les comités de lecture coutaient ils si cher que ça ? » … 8/10 de ce qui est mis sur le marché ( c’est à dire édité ) ne l’aurait pas été il y a une 20aine d’années …
    le secteur de l’édition met du volume sur le marché, et laisse le « marché » faire le tri … (c’est à dire à déterminer qui passera chez Denisot … ) …
    pasque hein, faut pas se leurrer , les « écrivains » , c’est comme la starac … ya peut être des talents, mais c’est pas forcément ceux qui surnagent … ( faut avoir une belle gueule, de jolis seins , et être jeune, ça aide pour la télé .. ) …
    Le drame vient surtout de la précarisation croissante des « accessoires » à l’activité d’auteur … qui ont dégradé la condition économique des auteurs …

  10. je voulais juste rajouter que le domaine de « l’écrivain » et celui de « l’acteur » sont assez similaires, en fait …
    la critique du système ne doit pas faire oublier quelques réalités économiques , mais aussi culturelles … et le fait que parfois, le public peut « ne pas avoir envie » … parce que ce qu’on lui propose n’est pas « désirable » …

  11. Il y a un certain nombre d’ativités – pour ne pas dire « métiers » – dont il ne faut pas espérer vivre. C’est comme ça et je doute fort que ça change un jour.

    Intéressant cet article, par contre si je peux me permettre le gras récurrent est pénible et gêne la lecture plus qu’il ne la facilite. (Mais ce n’est que mon avis.)

  12. @Irène : très juste comme je l’ai dit sur ton blog, moi j’ai été employé de manière précaire pour faire gagner des millions d’économies ( pas en gens, en process métier => + dur) à une boite du CAC40 , comme CDD reconduit tous les 3 mois en SSII. Puis on m’a rappelé après 1 an de chômage pour un nouveau CDD pour cogiter , penser, imaginer, formaliser, faire du reverse-enginerring sur la concurrence, étudier des chose à mette dans les livebox de Wanadoo. On m’a proposé de breveter mes idées, mes schémas, mes algorithmes de traitement et puis après « on a rien à te proposer » et bye bye.

    C’est pour cela que je m’énerve quand je vois ce gros con d’Attali nous parler de croissance, sans penser à utiliser les compétences qui existent. je ne parle pas que de moi, mais des collègues en interim avec qui j’ai bossé, des prestataires en CDD qui m’ont aidé et des fonctionnaires de FT obsédés par leur travail ( sans humour) et qui sont méprisés , ignorés et pressurés.

    allez voir les offres d’emplois en interim dans le domaine des NTIC , c’est gratiné.

  13. C’est justement parce qu’on croit que l’écrivain passe sa vie à se ballader pour écrire trois mots au retour au bercail, que cela n’a pas l’image d’un métier pénible, plusieurs heures par jour à sa table à potasser et réécrire, que ce n’est pas reconnu comme activité professionnelle.

    Mais ca ne va pas s’améliorer et là aussi, on va s’aligner vers le bas dans les professions artistiques. Par exemple, les chanteurs vont devoir vivre sans disque et sans structure…

    🙂

  14. Il est vrai que quand on regarde le métier d’écrivain, historiquement, il a toujours été lié à l’oisiveté d’une classe dominante. Seuls les nobles écrivaient (et les clercs).
    Les droits d’auteurs, pour les romanciers, ça remonte quasiment à Balzac, qui était un cas (et qui a toujours été couvert de dettes, cela dit en passant). Depuis, les écrivains qui ont vécu de leur plume demeurent très rares. Un Proust ou un Gide avaient une fortune familiale qui leur laissait le loisir d’écrire…
    Aujourd’hui, l’écriture devient d’autant plus un « produit » dévalué que l’Internet propose une foultitude de textes, souvent de qualité (généralement dans le genre informatif), entièrement gratuits. Bref, l’écriture et la pensée reste ce bien qu’on peut transmettre sans qu’il vous rapporte (sauf peut-être des ennuis, comme disait Rousseau: ses écrits ne lui ont attiré que des ennemis).

  15. Concernant les intermittents, la position de Didier Super est, comment dire super ?, il expliqu(ait)e au début de ses interventions que : (de mémoire)

    « les intermittents c’est comme les militaires (ooouuuuhhhh dans la foule…)

    ben ouais, les militaires ils se préparent toute la journée pour faire la guerre, mais des guerres il n’y en a pas toute la journée, pourtant ils sont payés pour la préparer… (regards interrogatifs de la foule, il est comme ça Didier Super, il interpelle)

    et ben les intermittents c’est pareil, toute la journée ils préparent des spectacles qu’ils présenteront au public quelques temps plus tard,

    conclusion : les spectacles c’est plus sympas que les guerres (enfin ça dépend des spectacles, hein) il faut donc payer les intermittents au même titre que les militaires ! »

    http://www.didiersuper.com/

  16. @Irène,
    juste un message de soutien à ceux qui écrivent, qui ne vivent pas de leur plume et qui ne sont pour beaucoup, pas publiés … La quantité de produits écoulés n’a souvent pas de rapport avec la qualité.
    Pour ces auteurs anonymes, j’imagine que l’écriture est surtout un besoin.
    Mais, sûr, il faut bien vivre …
    Notre société est bien inadaptée aux artistes …

  17. Une maison d’édition Américaine très connue sur le net, m’avait proposé il y a qq années d’écrire un livre. J’ai été halluciné par le methodes de travail que proposent les éditeurs. On travaille littéralement gratis, sans aucune sécurité. Par ailleurs, les droits d’auteur, faut il le rappeller, sont comme pour la musique un droit partimonial mais jamais un salaire. Ecrire c’est ce que j’ai vécu de pire, c’est pire que la musique, pire que le travail d’intermmitent … écrire c’est pire que tout … enfin, du moins tout en bas de l’échelle …

  18. Quoi de plus normal ? peu de passione vive de leur passion. Seul les meilleurs athletes, musiciens, peintres reussissent a vivre de leur oeuvre. Il en est de meme pour les ecrivains.

    Sur un siecle combien d’auteurs seront reconnus et amenes a la posterite? tres peu, la competition est rude d’autnat que les lecteurs se rarefient.

    Dans notre societe dematerialise et consommatrice de medias ludiques, il est logique que moins d’auteurs puissent vivre de leur plume. Cela ne veut pas dire que la qualite de la litterature mondial baisse, bien au contraire. Bien heureusement, le vrai genie creatif parvient a contourner les obstacles.

  19. choisir l’écriture , c’est choisir la précarité
    choisir l’art en général , c’est choisir la précarité
    choisir l’artisanat , c’est choisir une forme de précarité
    si tu bosses mal tu n’as plus de client
    choisir de bosser à son compte c’est aussi une forme de précarité
    et en plus c’est travailler toujours plus pour gagner … pas grand chose bien souvent
    alors dans la vie , on fait des choix
    et il faut ensuite les assumer
    et le talent , dans le domaine de l’art en général et de l’écriture en particulier , c’est vraiement très subjectif

  20. Poncifs que tout cela … bien sûr que tout est précaire, la vie ne tient qu’à un fil, tout est impermanent, mais le fait de choisir tel ou tel art ou façon de travailler ne t’exonère pas de la possibilité d’avoir une analyse critique sur ce que tu vis, d’essayer d’en débusquer les tenants et les aboutissants, d’avancer autrement, bref finalement de trouver ta vie précaire intéréssante, digne d’interêt, non ? Assumer ne rime pas avec ignorence et inconscience. C’est sûr qu’on peut vivre de façon très idiote de toutes les façons.

  21. Notre société est inadaptée aux artistes ?
    Et pourquoi s’adapterait-elle à des gens qui passent leurs journées dans les nuages?
    Mis à part les affairistes du commerce mondiale, chacun de nous est si lamentablement inutile.
    La preuve …

    http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1727

  22. très intéressante page. les commentaires sont également intéressants, même si certaines personnes semblent passer un peu à côté de la réalité de la vie de l’écrivain, qui est juste celle d’un « travailleur » comme un autre.

    pourquoi toujours opposer une catégorie à une autre ? je me sens solidaire du conducteur de loco de la SNCF, personnellement…

    je préciserai que je ne me plains surtout pas.
    d’une part, je suis heureux de publier des livres (et d’avoir des lecteurs), d’autre part, je suis conscient de faire partie d’un tout. ma problématique est celle de tout un chacun : survivre !!

  23. kodjo mahuton edmond

    Notre société est inadaptée aux artistes ?
    Et pourquoi s’adapterait-elle à des gens qui passent leurs journées dans les nuages?
    Mis à part les affairistes du commerce mondiale, chacun de nous est si lamentablement inutile.

  24. kodjo mahuton edmond

    Dans notre societe dematerialise et consommatrice de medias ludiques, il est logique que moins d’auteurs puissent vivre de leur plume. Cela ne veut pas dire que la qualite de la litterature mondial baisse, bien au contraire. Bien heureusement, le vrai genie creatif parvient a contourner les obstacles.

  25. le testament l’un des fameux manuscrit de l’ecrivain LARARZZO
    l’histoire se deroule à fresnes-sur-escaut une petite ville au nord de la FRANCE dans le59departement…………

    Theodore DESDELOT revient de Oxford en Angleterre pour inhumer son père mort il y de cela quelques jours.seul enfant de ce riche homme d’affaire decedé,Theo apprend qu’il n’est pas l’heritié de son pére………Toute la fortune revenait au chauffeur de son père François BERTON qui était toujours fidele à son père…Ironie du sort,Theo perdit sa fortune,sa fiancée Monika PETROWSKY d’origine russe qu’il connait depuis son enfance car leurs peres etaient associés et la grande maison.Depassé par les evenements,il engagea une aavocate pour reclamer son du…Une certaine relation naquit entre lui et son avocate …….mais pourquoi cette avocate tenait tant à l’aider ?Lui qui etait presque ruiné alors qu’il était appelé autrefois le prince d’Oxford à cause de la richesse de son pére………Aidé par son ami d’université James grownfield ,Theo apprend que son pere avait autrefois adopté cette avocate Raissa LESAUT de qui il était eperdument amoureux……..il comprennait enfin pourquoi celle ci la connaissait mieux que quiconque.Raissa reussit à gagner le procès fasse à Thomas RICHELEAUX celui qui en 35ans n’avait jamais perdu de procés……….ce qui comptait pour Theo maintenant ce n’était pas la fortune de son grand aieul qui etait autrefois pirate de navire mais recuperer cette blonde et ravissante avocate qui le faissait fremir………Il était meme pret à tout abandonner pour elle.

    c’est l’une des histoires les plus fantastique de l’écrivain LARARZZO
    ce qui compte pour lui aujourd’hui c’est d’avoir un éditeur pour pouvoir s’affirmer………

    les autres manuscruits
    2002 la poubelle d’or
    2003 pyramides des secrets
    2004 le carrefour des croyances
    2005 l’ombre
    2006 voyage en outre mer
    2007 beatrice ne mourra pas
    2008 le testament
    2009 la duchesse du montnoir

    pour cela nous seront fier que vous lui venez en aide

  26. Pour tous les auteurs qui souhaitent être publiés, il y a le MANUSCRIT.COM. C’est un éditeur en ligne.
    Il suffit d’acheter 6 exemplaires de son propre ouvrage.
    Pourquoi garder ses écrits dans son tiroir ! Il faut se donner une chance d’être lu. pERSONNELLEMENT peronne me m’achète… mais bon j’ai au moins le mérite de m’être fait éditer.
    Et si l’éditeur vend un de mes ouvrages, je toucherai 10%. c4EST SÜR QUE L’ON ne vit pas de ses écrits ! Il faut avoir un boulot à côté !
    Mais quand le désir d’écrire est plus fort que tout, adressons nos manuscrits au Manuscrit.com, çà ne coûte rien et qui sait, cela peut nous ouvrir des portes ! Bon courage à tous.

  27. Pingback: Equilibre précaire

  28. Bonjour à tous. Tout d’abord j’aimerai vous dire que j’ai lu tous vos commentaires avec intérêts même si la plupart m’ont un peu désespérer.
    J’ai quinze ans et depuis deux mois j’écris un livre.
    Je n’ai aucune prétention si ce n’est celle d’aimer passionnément gratter une feuille pendant des heures sans m’arrêter. Pour moi, il me paraissait impensable de faire autre chose de ma vie que d’être écrivain jusqu’à vous lire. Alors voilà je voudrai que l’on me réponde honnêtement: est-ce vraiment impossible de vivre de ses rêves? Dois-je m’attendre à devoir mener une existence obligatoirement précaire pour faire ce que je souhaite réellement? Contrairement à d’autre, moi je n’est pas encore fais de choix. S’il n’y a vraiment aucune chance alors je voudrai le savoir maintenant. Histoire que je prenne une autre voie…

  29. Pingback: Exercice d’analyse : « La blogosphère québécoise, un cercle fermé? » / Blogue | Émile Girard

  30. Vivre de sa plume en tant qu écrivain serait de plus en plus dur aujourd hui. L argent serait un facteur favorisant la carrière d un jeune écrivain. De nombreux romanciers du 19ème siècle vivaient de leurs rentes.

  31. Mon pauvre Cyril, choisis une autre voie, je te le conseille fermement ! Continue à écrire pour le plaisir et envoie tes écris à des éditeurs quand même parce que qui ne tente rien n’a rien, mais décroche des diplômes et apprends un « vrai » métier. J’ai commencé à écrire à 16 ans, j’en ai 33 aujourd’hui, je viens juste de trouver un éditeur et c’est une petite structure alors au niveau promo/distribution c’est pas gagné. Je sais d’avance que je ne toucherai rien du tout. Et ça n’a rien à voir avec le talent, j’ai rencontré bcp de gens dans le milieu qui m’ont assuré que j’en avais, du talent. C’est qu’une question de pognon, rien d’autre. Si tu t’appelles pas Poivre D’Arvor ou Mazarine pingeot, laisse tomber tes rêves tout de suite, tu souffriras moins que de devoir les laissez tomber dans 15 ans…

  32. Reblogged this on MATHIAS WALTER and commented:
    Un article sur la vie des auteurs en France… Ou plutôt la galère… Très instructif ! (même si on connaît la chanson !)

  33. L’écriture n’est pas un art,ni un métier, mais juste le prolongement de l’histoire de l’humanité…

    Bonjours les marques pages !

    MDR

  34. Pingback: Le fan qui veut qu’on écrive son histoire… | Savante folle

  35. Les gens ont tellement de croyances malsaines concernant l’argent et l’art, qu’ils ne voient pas que ce sont ces croyances qui les empêchent de voir les opportunités dans l’écriture.

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