Les nouveaux mots de la précarité

Les correcteurs du Monde (Langue sauce piquante) ont relevé des nouveaux mots liés à la précarité, partant d’un article sur les jeunes précaires japonais:

1. le précariat, d’abord, qui se comprend aisément

2. le freeter (pour “celui qui fait des petits boulots”), mot formé à partir de l’anglais free (libre) et de l’allemand arbeiter (travailleur) ;cyber-cafe-freeter.jpg

3. le neet (initiales anglaises pour “[personne] hors éducation, emploi ou formation”), celui qui est passé à côté de l’éducation et de la formation, sans parler de l’emploi stable ;

4. et enfin le one call worker, que l’on pourrait traduire par “l’ouvrier qui travaille quand on l’appelle”, une sorte de tâcheron muni d’un téléphone.

5. j’ajouterais pour ma part le mot « cognitariat » qui désigne les intellos précaires et autres travailleurs du savoir ns chancelant…

Lire aussi: Les première bourrasques de la colère sur la jeunesse japonaise (source: Courrier international)

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7 réponses à “Les nouveaux mots de la précarité

  1. On pourrait dire également « insécurité sociale », « insécurité professionnelle », ce qui est plus explicite.

    La précarité n’a pas besoin de nouveau mot, elle se vit au quotidien, demandez aux caissières des supermarché!
    Heureusement que le mot anglais est encore moins beau (precariousness), car sinon les médias l’emploieraient pour faire moderne…

  2. @Sandra,

    Je ne connaissais pas precariousness! Mais il est possible qu’il devienne à la mode…

  3. Eric : en Belgique, il me semble qu’ils ont déjà un « jobard » pour celui qui vit de jobs, de petits boulots ! C’est à vérifier mais je l’ai entendu déjà !
    Y’a pas un belge dans le coin ?
    :-))

  4. très intéressant le texte sur la jeunesse japonaise.

  5. Désolé pour « jobard » mais jusqu’à présent en Belgique le mot s’utilise toujours dans son sens « classique » et sans extention ( pour l’instant à ce que je peut entendre autour de moi) C-a-d: Un looser, un raté, un foireux à tendance mytho’.

    Par contre, le mot  » précaire » est en Belgique très peu utilisé au quotidien, c’est avant tout un mot du langage médias et on lui préfère toujours le bon vieux « chômeur » ou le plus populaire « chômdu », encore que, il faut bien l’avouer, il ne s’agit là que de termes usités dans les discussions entre personnes en relation de confiance mutuelle ou intime, ou encore de maniere anonyme ( le net), en d’autres cas, on parlera de « sans boulot , sans job » ou  » pas beaucoup de boulot  » ou encore « en formation » ou mieux « à la recherche d’un job ».

    Mais JAMAIS on n’utilisera le mot « activé » car ce mot implique l’idée de sanction, d’exclusion qui émotionellement évoque la « cloche » et de là la honte, la maladie , la misère, les poux, la fin de tout quoi!

    L’activation du chomeur c’est la mort qui fauche le malade, on préfère l’ignorer ou en rire si on en a la force.

    Triste constat…

  6. J’ai toujours un peu de mal avec les nouveaux mots qui viennent classer et entériner des situations que l’on considérait (ou pouvait considérer) comme innacceptables. Et ce dans tous les domaines.
    Je persiste donc, pour « précariat », « SDF », « humanitaire », voire « friendly fire », à parler de catastrophes nées de l’acharnement des uns à ne pas considérer les autres. C’est vrai, c’est plus long.

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