Archives annuelles : 2008

Les précaires vont servir de boucs-émissaires

La crise financière, qui se mue en crise économique, menace-t-elle davantage encore l’accès aux soins des plus démunis ? Lire la suite

Précaires et statutaires unis contre la précarité dans l’enseignement supérieur et la recherche

Diplômés, déclassés, prolétarisés, invisibles et souvent exploités, certains parmi nous sont en grande précarité, et tous les autres savent qu’elle n’est pas bien loin. Lire la suite

Université de Hambourg : des scientifiques à un euro

par Stephan M.

Une douzaine de scientifiques sans emploi ont été obligés par la “Bundesagentur für Arbeit” (agence allemande pour l’emploi) à travailler pour l’université de Hambourg. Il s’agit du fameux “travail à un euro introduit” par la réforme Hartz IV. Si on a cru que ces mesures de coercition ne sont appliquées que sur des chômeurs peu qualifiés, on doit rectifier ses croyances. Pourquoi faire venir des gens diplômés de pays lointains pour un salaire “compétitif” si on dispose de scientifiques chez soi qui, de plus, font un travail hautement qualifié pour un euro de l’heure, et ceci sans que l’employeur ait à payer ni cotisations sociales ni salaires ? Lire la suite

Sauvons Actuchômage

Le militantisme souffre ces derniers temps. Surtout celui qui a vocation à défendre les plus faibles d’entre nous, à lutter contre la machine à écraser les crevards, à ne pas nous laisser nous pondre dans la tête. Les appels de détresse (financière et participative) se suivent et se ressemblent. Au bout d’un moment, on peut être tenté de détourner la tête, de se dire qu’on ne pourra pas sauver tout le monde. Pourtant, c’est moins le moment que jamais de lâcher la rampe. Lire la suite

On ferme!

J’ai décidé de fermer ce blog, au moins temporairement. J’ai moins de temps pour m’en occuper.

Equilibre précaire a été ouverte il y a un an. En un an, nous avons publié 195 articles et 1 195 commentaires. Le blog a reçu 65 000 visites, avec un pîc à 1557 visites le 20 décembre 2007.

Dix-sept auteurs ont participé à Equilibre précaire. Merci à eux. Cette expérience a été intéressante car nous nous sommes rendus compte qu’il était très difficile d’écrire sur la précarité. Le sujet est rebutant! Si on est précaire on n’a pas envie d’écrire sur ce sujet et si on ne l’est pas, bien qu’on comprenne le problème, on ne l’a pas vécu et donc on se sent mal placé pour en parler.

Le blog restera en l’état. Et il restera « précaire »…

Une épicerie sociale dans le Pas-de-Calais

La Voix du Nord donne des infos pratiques sur une épicerie sociale située à Hesdin.

Une épicerie sociale, c’est quoi ? – C’est un endroit où chacun peut acheter toutes sortes de produits à bas prix.

OAS_AD(‘Position1’);

Qui peut bénéficier des services qu’offre cette épicerie sociale ? – Elle s’adresse à toutes les personnes du pays des 7 Vallées en situation de précarité financière.

Qu’est-ce qu’on y trouve ? – Des produits alimentaires, d’hygiène, ménagers, des vêtements (adultes et enfants), des meubles, de la vaisselle, etc. En revanche, on ne trouve pas de produits tels que de l’alcool, des médicaments, du tabac, etc.

RSA : la naissance d’un régime de précarité assistée

Serge Paugam, directeur d’études à l’EHESS, l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Il s’exprime sur Mediapart. Extrait:

Il était certes jusqu’ici possible de travailler et d’être aidé par les services sociaux en raison de la faiblesse du salaire obtenu (de plus en plus de travailleurs pauvres étaient recensés parmi les bénéficiaires de l’aide sociale), mais avec le RSA, on entre dans un régime différent : il sera désormais possible de cumuler de façon régulière et indéterminée un revenu d’assistance et un revenu du travail faiblement rémunéré. Entre le salarié et le bénéficiaire de l’aide sociale, il existera un statut social intermédiaire, celui de travailleur précaire assisté.

RSA : la précarité pérennisée

Mais le financement n’est pas tout : se pose aussi la question de fond des effets pervers que va générer cette mesure. S’il apparaît évidemment souhaitable, au premier abord, que les travailleurs précaires obtiennent grâce au RSA un complément de revenus qui leur permettra d’un peu surnager, cette main d’œuvre à bas prix ne risque-t-elle pas de se trouver pérennisée ? C’est la thèse défendue par Serge Paugam, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales.

Lire la suite sur Plume de presse

Besancenot : « Le RSA c’est la précarité absolue »

Invité sur RMC ce matin, Olivier Besancenot, porte parole de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) est revenu sur le Revenu de Solidarité Active mis en place par le gouvernement, et a notamment dénoncé l’injustice de son financement : « Le problème est de savoir si oui ou non, à un moment donné, on taxe le vrai capital. Par exemple sur le RSA, j’ai entendu une partie de la gauche se féliciter de la mesure. On dit « on a taxé le capital », mais en réalité, il y a 10 millions de personnes qui vont être taxées par le biais des assurances vie et compagnie. Mais le vrai capital, par exemple les profits, ne seront absolument pas touchés, dans la mesure du financement du RSA. Je suis en désaccord total avec le RSA.

Jean-Jacques Bourdin : Pourtant ça aide les RMIstes à trouver du boulot… ?

Olivier Besancenot : Quel boulot ? Des quart-temps, des mi-temps… finalement, on propose à la place de la pauvreté, la précarité absolue. L’argument consiste à dire « ceux qui cumulent l’ensemble de leurs allocations, auraient l’équivalent d’un salaire ». Mais quel salaire ? Pas d’un temps plein en tous les cas. Pas au dessus de 700 ou 800 euros.

Jean-Jacques Bourdin : Alors comment incite-t-on les RMIstes à retrouver du boulot ?

Olivier Besancenot : Comment incite-t-on le patronat à embaucher ? Pour moi, la vraie question, elle est là. Et on pourrait peut-être commencer par : comment inciter le patronat à arrêter de licencier ! »

source: RMC

Dossier RSA (AC!)

source