Le monde mondialisé [misère sans frontières !]


Le monde est maintenant mondialisé.

Ce n’est pas venu tout seul. Les frontières, les taxes de douane, tous les obstacles au commerce ont été levés un par un par les gouvernements successifs.

Politiciens de tous les pays, unissez-vous.

Tu peux maintenant acquérir du tee-shirt chinois, du café brésilien ou de la coke colombienne avec la certitude de n’enrichir aucun Etat [donc aucun peuple].

Plus rien entre le producteur et le consommateur.

Tu peux trouver de la voiture indienne garantie cent pour cent issue de capitaux privés. Du low-cost fabriqué par des pauvres, payés comme des miséreux pour satisfaire les besoins de ton bas salaire.

Cela ne vous semble-t-il pas étrange que dans ce monde tellement défrontiérisé, internationalisé, ce merveilleux mic-mac de la mixité mitoyenne, au milieu de cette noria des marchandises en transit, quelqu’un limite les déplacements de la population humaine ?

Comme des bêtes d’Afrique au soir couchant qui marchent vers les mares où se désaltérer, les troupeaux d’hommes vont où se nourrir reste possible. C’est une question de survie ou d’ambition.

Et quelqu’un les parque, les met en réserve pour plus tard, peut-être. Quand son propre bétail sera devenu trop vieux et donc trop peu rentable…

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2 réponses à “Le monde mondialisé [misère sans frontières !]

  1. Et ça ne fait que commencer!

    😦

  2. Dans Altermondes n° 12 (decembre 07-février 08)
    on lit dans le Dossier sur « le monde paysan, une vision d’avenir »
    cette remarque intéressante de Stéphanie Margot (Fédération Artisans du Monde)
    « La théorie des avantages comparatifs [1] , largement prônée par les adeptes du libre échange, est loin d’être vérifiée.[…]Cette théorie suppose la libre circulation des marchandises, du capital et des hommes. Or, la libre circulation des hommes est bien souvent toute théorique, quand elle n’est pas clairement prohibée au moyen de politiques migratoires: les agriculteurs qui sont sur des terres dégradées n’ont de fait pas la possibilité d’aller s’installer sur les terres les plus fertiles.

    [1]: Selon la théorie des avantages comparatifs, développée par Ricardo, chaque pays doit se spécialiser dans la production pour laquelle il est le meilleur, ou le moins mauvais, comparativement à ses partenaires. Tout le monde serait gagnant, dans la mesure où les prix baisseraient pour les consommateurs.  »

    On voit bien que l’application aveugle d’une politique idéale « en théorie » peut produire de la misère, surtout quand ce ne sont pas les moins riches qui peuvent poser des protections contre les effets pervers de l’application de ladite théorie. (et c’est pourtant ce que font les pays riches en limitant la libre circulation des hommes chez eux).

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