Archives mensuelles : mai 2008

Tirelire

Place de la république, le 22 mai, lors de la manifestation contre l’allongement de la durée des cotisations de retraites. Un bonhomme, haut-parleur à la main, répète durant une heure et demi sa ritournelle : « …pour aider les sans-papier en lutte depuis plus d’un mois, pour aider les sans-papier en lutte depuis plus d’un mois … ». Il serait plus de 100 000 en France. Ils paient les cotisations, sont souvent rémunérés en dessous du minimum légal, travaillent dans des conditions indignes. Mais ce qui frappe d’abord, c’est le peu d’écho que reçoit son message, il croisera 50 000 manifestants estampillés, souriants ou braillant leur haine. Pourtant, il ne remplira pas sa petite tirelire en carton. Puis ce qui vient à l’esprit c’est la caisse antigrève de l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie), une organisation membre du MEDEF. Elle est évaluée à 600 000 000 euros, et les transactions entre 2000 et 2007 s’élèveraient à 19 000 000 d’euros. A la fin de tout ce grabuge, le bonhomme extenué donnera sa boite teintante. Il dodeline de la tête, a le sourire, il pense avoir fait (tout de même) une bonne pêche.

Ce texte avec photo nous a été envoyé par l’ami Vogelsong.

Bouteilles à la mer

(Eric)

Une bouteille à la mer. Un petit papier collé sur un mur, une canalisation d’immeuble, un élément de mobilier urbain. Un petit papier, imprimé soigneusement, avec des languettes où est inscrit le numéro de téléphone.

Une petite annonce où la jeune fille (toujours déclarée « sérieuse ») propose ses services en tant que garde d’enfants ou de personnes âgées.

On ne sait pas si ça marche, ce genre d’annonce. On ne sait pas si ça a marché ne serait-ce qu’une fois. Mais on les a vues. On les a remarquées, ces annonces. On en a même lu, dans la rue. Espérant qu’elles nous concerne.

Elles sont émouvantes car elles témoignent de l’espoir un peu fou des personnes qui lancent des bouteilles à la mer. L’espoir c’est ce qui fait vivre le précaire?

L’entreprenariat au féminin: une rencontre avec des créatrices d’entreprise

Didier (blog Paris IXeme) rend compte sur son blog d’une une journée d’information et d’échange sur la création d’entreprise à destination des femmes de plus de 45 ans.

« Le discours officiel, ou si l’on préfère dans l’air du temps, va à la promotion de la création d’entreprises. On veut y voir non seulement une finalité économique mais aussi un aboutissement personnel dans une vie professionnelle devenue de plus en plus cahoteuse. C’est là le message délivré par les femmes d’expérience qui constituaient le panel venu échanger avec la salle. Elles ont parlé de liberté professionnelle, d’envie, même de rêve, et ont toutes déclaré que seules la volonté et la confiance en soi pouvaient permettre d’arriver à ses fins. »

A lire sur le blog parisneuvieme

La précarité touche un tiers des personnes

Un tiers des 25-59 ans ont, au cours de leur vie, été confrontés à une difficulté d’insertion (chômeur plus d’un an, allocataire d’un minimum social ou en contrat aidé), selon une étude réalisée par le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc), en avril, auprès de 2 028 personnes. Selon cette enquête rendue publique par le Haut-Commissariat aux solidarités actives, dans le cadre du Grenelle de l’insertion, qui doit être clôturé le 27 mai, certains publics apparaissent plus touchés : les familles monoparentales, les étrangers et les non-diplômés.

53 % des personnes interrogées ont été au chômage au moins une fois. Près d’un quart disent avoir toujours alterné périodes d’emploi et de chômage. Plus de 15 % des personnes travaillant se considèrent dans une situation professionnelle précaire ou très précaire. Près du quart des sondés qui ont été amenés à rechercher un emploi – 49 % parmi les allocataires de minima – disent avoir connu des périodes de découragement, au point d’arrêter de chercher pendant plusieurs mois.

(source: Le Monde)

Temps partiel et taux de chômage

Sur le site de l’OCDE, différentes statistiques sont disponibles sur le temps de travail effectif par semaine des salariés dans les différents pays qui la composent. Intox2007 et moi sur Partageons mon avis arrivons dans nos billets réciproques d’aujourd’hui à la même conclusion évidente : les pays qui nous sont montrés en exemple parce qu’ils affichent un taux de chômage correct sont ceux qui ont le plus fort taux de temps partiel.

 

Donc de précarité.

 

A titre d’exemple, voilà les chiffres que j’utilise sur mon blog. Il s’agit du taux de salariés travaillant moins de 35 heures par semaine en 2006.

 

République Tchèque – 5,07%

Portugal – 6,27%

Pologne – 11,49%

Espagne – 15,20%

Italie – 20,26%

France – 20,55%

Autriche – 22,38%

Suède –  25,28%

Allemagne – 27,54%

Royaume Uni – 28,76%

Norvège – 28,94%

Belgique – 29,06%

Cahors. Précarité : le ras-le-bol des aides à domicile

Le ras-le-bol des aides à domicile. Quatre employées de l’Aide à domicile en milieu rural (ADMR) de Cahors Ville ont assigné leur employeur aux prud’hommes.

source: La Depêche.

Qui sont les pauvres en France: Agoravox lance une enquête participative

A priori ça semble intéressant. (Voir chez Agoravox)

Sortir de la précarité…

Un billet trouvé sur ce blog.

Il raconte les états d’âme d’une personne qui passe du statut de précaire à celui d’employé une peu plus sécurisé…

jobdemerde.com

Encore un grand moment de solitude au boulot !!!
Un boss qui vous met la pression!!
Une grosse boulette 😉
Ou un collègue insupportable !!!
Partagez sur jobdemerde.com vos anecdotes et votez pour
le top du job de merde !!!!

jobdemerde.com

Je ne sais pas si c’est drôle.

😉

Le travail [monument historique !]

Offre d’emploi raisonnable !

Cette association de mots me fait marrer depuis ce matin. Outre qu’elle souligne que n’est plus raisonnable le simple fait d’être au chômage.
En creux, cela devient comme une sorte de folie, une excentricité que se permettrait le petit personnel.

Là, c’est fini la récré. Le maître a sifflé, en rang par deux et en silence.

Tous les six mois, amputation du salaire. Au bout d’un an, tu continues à gagner pile-poil la même somme mais il faut en plus que tu te lèves avant les poules pour attendre un autobus dans le froid polaire d’un matin du mois d’avril [c’est pour ça que tous les ponts sont au mois de Mai, parce qu’au moins il y fait bon !]. Le déclassement automatique, ça s’appelle.

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