Archives mensuelles : juillet 2008

RSA : attention au déni de justice

Un point de vue publié dans Le Monde:

La France a un problème de bas salaires : un salarié sur sept est payé au smic, et un sur trois perçoit dans l’année moins que le smic à temps plein, soit en raison d’interruptions d’emploi (chômage, maladie…), soit en raison d’un temps partiel. Pis, si l’on place la barre des bas salaires à 1,4 fois le smic à temps plein – soit, au taux d’aujourd’hui, 9,60 euros de l’heure et 1 500 euros nets par mois -, un salarié sur deux se trouve en dessous de cette barre en termes de revenu salarial.

Certes, une partie de ces salariés perçoivent des revenus de remplacement – allocation de retour à l’emploi, indemnité journalière d’assurance-maladie… – ou bien vivent dans un ménage où il y a d’autres revenus, ce qui leur permet de s’en sortir. Il n’empêche que, dans un pays globalement riche, une proportion inconvenante de salariés ne parvient pas à joindre les deux bouts, et de 6 % à 7 % d’entre eux vivent carrément en dessous du seuil de pauvreté (817 euros mensuels pour une personne seule), le plus souvent faute de percevoir une indemnité de retour à l’emploi lors de leurs périodes de chômage ou faute de travailler à temps plein (et parfois les deux). C’est là une situation inacceptable.

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72 000 vauclusiens en situation de précarité

Une information trouvée sur le site de La Provence.
La pauvreté ne touche plus que les Rmistes. Elle concerne aussi les travailleurs, les retraités, les jeunes et les enfants. 72 000 vauclusiens vivent dans une situation précaire. Parmi elles, 42 000 jeunes de moins de 20 ans. 14% de cette population vit sous le seuil de pauvreté, soit avec moins de 817€/mois.

L’union départementale des associations familiales du Vaucluse dénonce  » la disparité entre pauvres et plus aisés dans la structure des budgets. Le logement qui ne représente que 10% chez les plus aisés, correspond à 24% des revenus de ceux qui ont du mal à boucler leur fin de mois. »