RSA : attention au déni de justice

Un point de vue publié dans Le Monde:

La France a un problème de bas salaires : un salarié sur sept est payé au smic, et un sur trois perçoit dans l’année moins que le smic à temps plein, soit en raison d’interruptions d’emploi (chômage, maladie…), soit en raison d’un temps partiel. Pis, si l’on place la barre des bas salaires à 1,4 fois le smic à temps plein – soit, au taux d’aujourd’hui, 9,60 euros de l’heure et 1 500 euros nets par mois -, un salarié sur deux se trouve en dessous de cette barre en termes de revenu salarial.

Certes, une partie de ces salariés perçoivent des revenus de remplacement – allocation de retour à l’emploi, indemnité journalière d’assurance-maladie… – ou bien vivent dans un ménage où il y a d’autres revenus, ce qui leur permet de s’en sortir. Il n’empêche que, dans un pays globalement riche, une proportion inconvenante de salariés ne parvient pas à joindre les deux bouts, et de 6 % à 7 % d’entre eux vivent carrément en dessous du seuil de pauvreté (817 euros mensuels pour une personne seule), le plus souvent faute de percevoir une indemnité de retour à l’emploi lors de leurs périodes de chômage ou faute de travailler à temps plein (et parfois les deux). C’est là une situation inacceptable.

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3 réponses à “RSA : attention au déni de justice

  1. Et ceux qui subissent le temps partiel qui gagnent moins de 900€ on en parle ? mdrrr

  2. Nous vivons dans un carnaval permanent devenu notre réalité à tous. Tout est en train de s’inverser : les pays riches s’appauvrissent et les pauvres, en tout cas, certains accèdent à la société de consommation…
    Je me réjouis, bien sûr, pour les nouveaux bénéficiaires de la mondialisation. Mais et nous, vieux tolards du système que devenons-nous ?

  3. @ Lilas Zen :

    Nous ? Et bien nous crevons de n’avoir pas réagit avant devant l’applomb de nos dirigeant à nous dire que tout allait mieux et de mieux en mieux !

    Nous somme (nous français), une nuée de moutons qui suivent, tels ceux de panurge, le mouvement sans jamais poser de questions. Bien sûr, on râle, on renacle, on refait le monde entre amis, dans le cercle familial, au comptoir en buvant son café…. Mais d’action, point n’en faut. De peur sans doute de mécontenter nos patrons, nos dirigeants et que sais-je encore… Mais si action il y avait. Je parle de véritable action. Pas de celles, inutiles qui consistent à montrer qu’on n’est pas content en brulant des voitures et qui sont ridicules d’inefficacité. Je parle « d’action dans l’inaction ». Une grande journée « d’action inactive » est mon rêve… J’explique : tout le monde reste chez soi et refuse de travailler, d’emmener ses enfants à l’école. Bref, de vaquer à ses occupations habituelles et de toute façon si peu gratifiantes en terme de salaire. Que pourrait bien nous fair le gouvernement ? RIEN ! Tant que l’ordre public n’est pas troublé.

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