Archives mensuelles : août 2008

Ouverture exceptionnelle

Comme nous habitons dans une de ces régions qui attirent le touriste à plus de 4000 km à la ronde et que, par ailleurs, nous anticipons des lendemains qui déchantent en économie ménagère, nous profitons de nos 15 jours de vacances en commun… à la maison. Lire la suite

Couper les vivres aux insoumis

Jean-Marc est un précaire militant de longue date. Sur le site d’APCD24, il a longuement témoigné de la réalité quotidienne cruelle et extrêmement difficile des RMIstes, loin de clichés envieux colportés par les médias. Depuis quelques mois, son action engagée semble le placer dans le collimateur des administrations chargées du suivi des précaires et l’annonce de la suppression de son RMI, en plein mois d’août, ressemble à s’y méprendre à une tentative de mise au pas… Lire la suite

Quand l’URSAFF veut transformer des bénévoles en salariés…

Affaire étrange, compliquée. Ca se passe dans le Puy-de-Dôme. Un festival du court métrage a lieu, avec l’aide de bénévoles. Hélas, visite de l’URSAFF… et les ennuis commencent.

L’URSSAF veut-elle la peau du festival du court métrage et du bénévolat dans son ensemble. C’est la question que se pause l’association Sauve qui peut le court-métrage après son troisième contrôle. Une pétition a été lancée… (cyberbougnat)

source:Michel Abhervé

Enquête emploi INSEE

Fichier PDF à télécharger.

Insee : Le chômage baisse, la précarité augmente

Repères 2007

A lire dans l’Usine nouvelle:
25,6 millions de personnes ont un emploi dont
3,1 millions en contrats précaires

2,2 millions sont au chômage soit
8 % de la population totale dont
3,3% de cadres
8,5% de femmes
7,4% d’hommes

Précarité: témoignages dans Le Monde

Zaites des études… c’est bien ça qu’on nous disait ? par Amandine
J’ai une licence et ça fait plus d’un an que je suis en interim. Effectivement, je trouve toujours rapidement du travail mais uniquement parce que je prends toutes les missions que l’on me propose, je change d’entreprise environ tous les trois mois avec une coupure d’un mois. Je ne sais jamais où je serais le lendemain, je n’ai pas de vacances. A l’heure actuelle, j’ai un petit peu plus du smic, autant dire rien et une fois toutes mes factures payées il ne me reste que 150 euros pour manger, sortir et m’habiller. Autant dire qu’avec ça adieu l’argent de côté, les vacances, tout ce qui peut avoir un lien avec le plaisir… On travaille pour survivre et non pour vivre… c’est pas ça la vie. Faites des études… c’est bien ça qu’on nous disait ?

  • Deux emplois à temps partiel, par Carole Bisot

Je suis obligee de cumuler deux temps partiels pour pouvoir vivre. J’ai la chance d’avoir une hierarchie comprenant ma situation et qui me laisse des libertes au niveau de mes horaires mais cela n’aurait pas été possible dans toutes les entreprises. Le fait de cumuler deux emplois génère beaucoup de stress et demande une organisation irréprochable. Il est dommage de devoir en arriver là : je ne gagne que 1200 euros alors que je fais 40 h par semaine.

  • On aimerait vous garder, mais on n’embauche pas en ce moment,, par Sandra

Ma vie professionnelle a commencé en 2000. J’étais alors BTS en alternance. J’étais à l’époque convaincue qu’un diplome Bac + 2 suivi en alternance me permettrait de trouver rapidement du travail. Je me suis lourdement trompée. J’ai commencé par faire de l’interim, de temps en temps, les missions débouchaient sur des CDD, parfois on me faisait même croire qu’il y aurait peut-être un CDI au bout, mais à la fin du CDD, c’était souvent la même rengaine : on aimerait vous garder, vous travaillez bien et on a besoin de quelqu’un, mais on n’embauche pas en ce moment, la politique de la maison, les actionnaires… Et hop, on repart vers une mission d’interim…  J’ai aujourd’hui 28 ans, un CV bien rempli, des expériences à revendre, mais à part la précarité, on ne me propose rien.

Lire la suite (Le Monde)