Les précaires vont servir de boucs-émissaires

La crise financière, qui se mue en crise économique, menace-t-elle davantage encore l’accès aux soins des plus démunis ?

– En période de crise, les responsables rognent sur tous les budgets. Les précaires, qui ne sont pas les bienvenus, vont donc évidemment servir de boucs-émissaires. On va toucher à tous ceux qui ne peuvent rien dire et qui n’ont pas les moyens de se défendre. Beaucoup de personnes en situation de précarité sont aussi en situation irrégulière. Ils ne risquent pas de protester, car ceux qui sont repérés sont parfois expulsés, malgré le droit au séjour pour raisons médicales! En France, le seuil de pauvreté est plafonné à 606 euros par mois (ce qui est inférieur au seuil européen). Ainsi, les statistiques font apparaître moins de pauvres mais dans la réalité, ce sont juste moins de personnes qui remplissent les « critères » pour être aidées. Avec ces faibles revenus, elles ne peuvent subvenir seules à leurs dépenses de santé et évitent simplement de se faire soigner. Les jeunes en particulier sont exposés, puisque les moins de 25 ans n’ont pas droit au RMI. Ceux qui travaillent quelques heures par semaine payent leur sécurité sociale sans recevoir d’aide et se retrouvent dans l’impossibilité d’avoir accès à des soins coûteux. Quant aux mineurs étrangers dont les parents ne vivent pas sur le sol français, ils dépendent de la DDASS. L’AME (Aide Médicale de l’Etat) ne leur est pas accordée, et absolument aucune mesure de gratuité n’est prévue s’ils ont besoin de recourir à des soins de santé.

Interview de Jeanine Rochefort, Médecin du Monde, Le Nouvel Observateur, tout lire

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2 réponses à “Les précaires vont servir de boucs-émissaires

  1. La crise financière a bon dos malheureusement, et les premiers à en pâtir sont les salariés, car les fonctionnaires ne risquent rien à part un peu de pression hiérarchique.
    A Toulouse, une grande entreprise a prévenu ses salariés par intranet qu’elle souhaitait 20 départs volontaires d’ici fin décembre.Résultats au bout d’un mois, sur 50 salariés il n’en reste que 20 dans un pôle, et certains ont peur et sont sur un siège éjectable, et là, ceci ne concernait que des cadres.
    Tout va mal, de l’ouvrier au cadre, personne n’est épargné.

  2. La crise financière a un effet sur l’économie et sur la consommation.
    Néanmoins, certains licenciements sont très certainement abusifs. Les classes les plus défavorisés sont donc les premières touchées.
    La crainte du chomage pèse lourd dans les esprits et impacte directement la consommation.

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