Stagiaire dans l’âme

Titiou nous parle de la "génération D.", ces jeunes qui connaissent la précarité, les stages (Slate):

"L’autre cas, c’est le free-lance — de plus en plus nombreux, à tel point qu’on peut se demander si, à terme, le monde du travail ne fonctionnera plus que comme ça. Or quand vous êtes free-lance, vous vivez dans un monde beaucoup plus simple que celui des autres gens, les employés. Un monde régit par une règle: tu ne travailles pas, tu n’es pas payé. Mais attention, l’inverse n’est pas vrai. Tu travailles, tu as peut-être des chances de réussir à te faire payer au bout de quelques mois si tu sais te montrer suffisamment persuasif. Oui, le free-lance doit réussir à convaincre ses employeurs de le payer. Alors autant dire que pour lui, la retraite, c’est juste un terme militaire qui désigne le fait de se replier.

Cette idée d’être rémunéré en fonction de la quantité de travail est en train de s’inscrire dans la mentalité des jeunes. On peut me répondre que ce n’est valable que pour une portion de la population. Mais même dans les jobs proches du nouveau prolétariat, tels que les call-centers ou instituts de sondages en tout genre, vous êtes payés en fonction du nombre de formulaires remplis, du nombre d’appels passés. A l’Education nationale, un prof gagne plus s’il accepte des missions supplémentaires (comme être professeur principal)."

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4 réponses à “Stagiaire dans l’âme

  1. Plus que d’accord … moi-même étant jeune diplômée sans emploi, j’ai pensé me lancer en free lance … et j’ai renoncé (pour le moment).

  2. F¨¨¨Me I’m Précaire
    le bal Precaire is precious vous convie à sa soirée
    http://interim.over-blog.com/article-f-me-precaire-is-precious-51266419.html

  3. La free lance me semble plutôt juste et assez intéressant dans le monde du travail. Cependant, cela signifie qu’il faut toujours travailler pour pouvoir gagner sa vie? Tout dépend des tarifs mais la free lance reste tout de même un moyen ingénieux!

  4. Ouais, c’est exactement le genre de truc que veux faire passer le Gouvernement avec le statut d’Auto-entrepreneur : c’est juste un moyen de contourner le droit du travail et de rendre les auto-entrepreneurs esclaves d’eux-mêmes en leur donnant l’illusion qu’ils sont leur propres patrons alors qu’ils n’ont droit qu’à 2 clients, dont l’un doit représenter au moins 50% du chiffre d’affaire. Autrement dit, ils sont exclaves volontaires…

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