La pire humiliation du précaire

Martine est soulagée: sa mission d’un mois et demi (avec des horaires décalés) est terminée. Et elle s’aperçoit, en disant au revoir à une collègue (éphémère) qu’elle a oublié de saluer les autres. A cause des horaires décalés, justement. Elle ne les reverra probablement pas. Mais pourquoi les revoir?

La pire humiliation du précaire ce n’est pas les conditions de travail (souvent acceptables, quand on accepte le minimum légal), ce n’est pas non plus les horaires décalés, le stress ou la faible paie.

Non. Le plus humiliant c’est de ne pas appartenir à une communauté de travail.

Sans groupe auquel appartenir. Sans us et coutûmes à partager. Sans syndicat, bien sûr. Sans nom collectif. Juste des visages rencontrés, l’un le matin très tôt, l’autre le soir très tard, des collègues souvent connus de leur seul prénom.

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2 réponses à “La pire humiliation du précaire

  1. je ne suis pas d’accord. le stress, les humiliations fréquentes, les conditions de travail , le manque de travail, les salaires trop bas pour la quantité de travail effectué, la peur du lendemain sont plus humiliants que le fait de ne pas appartenir à une communauté!

    librellule précaire
    (je gagne Entre 600 et 700 euros par mois et ma banque aimerait que j’en emprunte 9000… Aucune dette pour le moment) <//:O°

  2. La CGT nous défendrait-elle?
    librellule

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