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Caissières et CAC 40

Une discussion houleuse en commentaire de ce billet

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Les caissières, le charriot et la précarité

Deux infos qui peuvent être rapprochées: la grève nationale des caissières et la création d’une épicerie sociale en Haute-Garonne, le CADIE (Comptoir d’achat ét dispositif d’insertion par l’économie). Le problème tourne toujours autour du charriot: comment on va pouvoir le remplir?

Pour les caissières, CGT, FO et CFDT (majoritaires) ont appelé à la grève et des actions vendredi dernier chez Carrefour, Auchan, Picard, Casino ou encore Lidl pour les salaires, contre les temps partiels imposés et le travail dominical.

La précarité de ces femmes (en général, ça ne vous aura pas échappé, les caissières sont des femmes!)  est liée à de noimbreux facteurs: salaire, horaires, conditions de travail.

Le salaire mensuel brut (hors pause) pour le premier niveau de la grille salariale s’élève à 1.280 euros, soit le Smic. « Mais s’il y a une augmentation du Smic dans les mois à venir, cela ne tiendra pas la route », souligne la CGT. De plus, selon FO, « l’évolution et les écarts entre les niveaux suivants sont très faibles ».

Les horaires, parlons en. «Si on avait su, tous les Lidl de France seraient en grève!», s’exclame Linda, une jeune caissière de 23 ans. Pas tant pour les salaires -–«800 euros pour 26 heures, c’est plutôt mieux qu’ailleurs»–, que pour avoir des horaires fixes. «Ils jouent avec notre temps, le planning change tout le temps. C’est fatiguant, c’est difficile pour la vie de famille, et ça empêche d’avoir un deuxième travail à côté». (libération)

Manque de considération

 «On nous considère comme des machines, pour ne pas dire comme des chiens», résume d’un ton posé Sylvie, une ancienne. Après 18 ans de caisse, ce qui lui vaut le «privilège» d’être aux 35 heures, elle ne touche toujours que 1100 euros par mois. «Quand je vois passer des caddie à 1500 euros, et que je me dis que moi, mon frigo est vide, c’est dur.»

Quant aux heures supplémentaires, elles passent en «modulation»: si une caissière a quelques heures de trop sur son «compteur», on lui impose simplement de fermer sa caisse un peu plus tôt que prévu le jour suivant. En la prévenant «une heure avant».

«De toute façon, les chefs ne nous calculent même pas, reprend Leïla. Tenez, à Noël, qui est pour nous la période la plus dure le l’année, les chefs de rayon ont eu des I-pod, des fleurs, du champagne. Nous rien, par une boîte de chocolat ni même un merci.»

 Une épicerie sociale en Haute Garonne

L’autre info, est un peu liée à la première. Ca se passe dans un commerce alimentaire. C’est une épicerie sociale. Le principe: procurer à des personnes des denrées alimentaires pour un coût réduit. Quelques familles en sont bénéficiaires, sous l’égide du Secours catholique et la CCAS. (La Dépêche)