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Education : Xavier Darcos invente la fonction publique des précaires

Un contrat aidé est un contrat de travail dérogatoire au droit commun, pour lequel l’employeur bénéficie d’aides, qui peuvent prendre la forme de subventions à l’embauche, d’exonérations de certaines cotisations sociales, d’aides à la formation. Le principe général est de diminuer, par des aides directes ou indirectes, les coûts d’embauche et/ou de formation pour l’employeur. Ces emplois aidés sont, en général, accessibles prioritairement à des « publics cibles », telles les personnes « en difficulté sur le marché du travail » ou les jeunes. Ils relèvent du secteur marchand (c’est le cas par exemple des contrats « initiative emploi ») ou du secteur non marchand (par exemple contrats « emploi-solidarité »). Dans le second cas, ils sont le plus souvent conclus par des associations, des collectivités territoriales ou des entreprises publiques … / … Les personnes « en difficulté sur le marché du travail » sont : les demandeurs d’emploi de longue ou de très longue durée (par exemple les personnes ayant 12 mois de chômage dans les 18 mois précédents, ou 24 mois dans les 36 mois précédents), les bénéficiaires de minima sociaux tels que l’allocation de solidarité spécifique (ASS) ou le RMI, les personnes handicapées, les personnes de plus de 50 ans au chômage depuis plus de 3 mois ou en congé (ou convention) de conversion, les jeunes sans aucune qualification

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Stages: quelques propositions

Abadinte se définit comme un jeune socio démocrate. Nous publions ici un billet au sujet des stages qu’il nous a envoyé récemment. Ce qui est intéressant, c’est qu’il fait des propositions. Il va de soit que le récent « accord » passé par le gouvernement arrange surtout les entreprises…

Xavier Bertrand a annoncé le 31 janvier dernier que les stages vont changer du tout au tout. Je me dis : « Victoire »! Nous allons enfin pouvoir avoir une indemnisation pour un travail, une vraie! Pas l’aumône reçu par les étudiants!

Et lorsque l’on apprend le vrai sens du changement, on se rend compte dès lors qu’il n’en est rien. Xavier Bertrand est un passéiste, conservateur, rétrograde qui permet à des entreprises de faire travailler de jeunes hommes et femmes pour une misère. En effet, Xavier Bertrand légalise le stage à 300€ net par mois.

Avec 300€/mois, un jeune ne peut pas se loger, ne peut pas acheter à manger, ne peut pas prendre les transports, ne peut pas se soigner. 300€/mois dans une entreprise qui peut-être vous embauchera c’est donc se sentir obligé de faire plus que les autres.

C’est donc arriver à 8H30 pour être au boulot avant tout le monde. C’est donc partir à 20h pour fermer l’entreprise avec son patron. C’est ne pas prendre de pause déjeuner. C’est ne pas prendre de pause dans la journée. C’est fournir la plus importante masse de travail possible et inimaginable afin d’être au top et que peut-être un jour l’employé se décide à faire passer le stagiaire en CNE (heureusement ce contrat précarisant une personne sur 2 ans est révolu), en CDD très certainement et si on a de la chance en CDI (avec le nombre de mois maximum d’essai afin de pouvoir éjecter la personne).

Mais ce qui se passe généralement, c’est que le stagiaire se fait remplacer par un stagiaire. Xavier Bertrand reprend en fait la décision inique prise le 17 octobre dernier.

S’il voulait vraiment être progressiste, je propose à Xavier Bertrand ministre du travail (et donc pas des stages, étant donné que le stage est une formation dont les personnes qui en bénéficient sont les batards de la société) de suivre mes indications:

  • Suppression des stages
  • Création d’un CDD formation

Le CDD formation serait un CDD amenant une rémunération décente en fonction du nombre de mois de formation déjà effectué.
– Un CDD formation ne peut pas être inférieur à 3 mois.
L’étudiant effectuant un CDD formation entre 3 et 5 mois inclus :

  • L’entreprise rémunère au minimum 33% du SMIC brut l’étudiant,
  • L’entreprise ne paie pas la sécurité sociale,
  • L’entreprise est dans l’obligation de dédommager intégralement les frais de transport et de nourrir l’étudiant pendant la formation,
  • L’entreprise est dans l’obligation d’aider l’étudiant à se trouver un logement,
  • L’entreprise est dans une obligation de formation continue envers l’étudiant et l’école.

Le étudiant effectuant un CDD formation de 6 à 12 mois inclus :

  • L’entreprise rémunère au minimum 66% du SMIC brut l’étudiant,
  • L’entreprise ne paie pas la sécurité sociale,
  • L’entreprise est dans l’obligation de dédommager intégralement les frais de transport et de nourrir l’étudiant,
  • L’entreprise est dans l’obligation d’aider l’étudiant à trouver un logement,
  • L’entreprise est dans une obligation de formation continue envers l’étudiant et l’école,
  • L’entreprise donne au minimum un jour de repos de RTT par mois travaillé.

Si l’étudiant dépasse les 5 mois de CDD formation alors que la Convention collective stipule 5 mois de CDD formation, l’entreprise devra rétribué l’étudiant d’une prime correspondant au nouveau seuil atteint (et donc payé l’ensemble du CDD à un minimum de 66% du SMIC). Si l’étudiant dépasse 12 mois de CDD formation selon la Convention collective, l’entreprise devra considéré le CDD formation comme un CDI.
Le CDD formation est désormais aussi considéré comme une période d’essai. Un étudiant embauché après un CDD formation n’a pas de période d’essai à effectuer selon les conventions collectives.
Une entreprise de plus de 50 salariés ne peut embaucher de CDD formation qu’à condition que le nombre de CDD formation dans le nombre total d’employés ne dépasse pas 10%.
Qu’en pensez-vous?

La mission [les pointillés disparus !]

Le jeu de l’équilibre [jouet en bois en vente ici]

 

C’est un peu comme faire la pute dans un sens ; j‘ai un corps doté d’une certaine capacité de travail que je loue à qui veut bien.

Un petit coup vite fait, c’est de l’intérim ; un peu plus de tendresse, c’est un CDD. Sauf que ce n’est pas moi qui fixe les prix, c’est le marché.

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