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La carte de France de la précarité

L’Express publie cette semaine une enquête sur « où il fait bon vivre en France ».

Sur le plan social, des disparités apparaissent sur le territoire français.

« Cette carte illustre la fracture sociale. Des poches de précarité aux extrémités nord et sud de la France, du Pas-de-Calais aux Pyrénées-Orientales. Des îlots de prospérité qui émergent çà et là, dans l’Ouest, en Rhône-Alpes et autour de Paris (Seine-Saint-Denis exceptée, qui pointe en 94e position). »

Comment pressuriser les chômeurs

Excellent billet chez Ronald.

Chômage en baisse: précarité en hausse

Le chômage baisse. Youpi! Mais que sont devenus les anciens chômeurs? Des travailleurs précaires.

Voir la réaction des syndicats.

Sur RTL, la précarité est parfois « hors sujet »

Récemment, dans l’émission de RTL « on refait le monde« , un des invités, Edwy Plenel, a tenté de parler de précarité et de SMIC. « Tu es hors sujet, Edwy« , l’a gentiement rappelé à l’ordre Nicolas Poincaré, le présentateur de l’émission. Non seulement le patron de Médiapart était hors sujet, mais en plus c’était l’heure de diffuser la publicité.

Le débat portait, bien sûr, sur les accords entre syndicats et patronat sur le contrat de travail. La fameuse « flexicurité » qui entre parenthèse n’a rien à voir avec la flexicurité à la scandinave. En France, ce sera différent, vous verrez! Mais ce n’est pas le sujet, comme dit Nicolas Poincaré…

Edwy Plenel a pris la parole. Il a voulu rappeler que la France était un des pays d’Europe, si ce n’est le pays d’Europe, où le nombre de smicards est le plus élevé. Environ 17% des salariés sont au SMIC.

Ouvrons une autre parenthèse, histoire d’être totalement hors sujet. Pendant la campagne présidentielle, vous vous en souvenez peut-être, Nicolas Sarkozy a déclaré que 50% des salariés étaient au SMIC. Une « bourde » à méditer…

Bref, pour revenir à Plenel, il précisa que seule la Bulgarie a plus de smicards que la France.

Et donc, si j’ai bien compris sa démonstration, Plenel voulait dire que dans un pays où tant de personnes sont payées au SMIC et où tant d’autres sont employées avec des contrats précaires, la priorité n’était sans doute pas à augmenter encore la précarité.

C’est le moment qu’a choisi Nicolas Poincaré pour asséner à Edwy Plenel un ébouriffant: « Edwy, tu es hors sujet!« 

Le dit Edwy eut beau protester. Nicolas, le pointoilleux, porta le coup de grâce: « C’est l’heure de la pub! » Un autre invité crut bon d’ajouter: « Il faut bien qu’on mange, nous!« 

La précarité, c’est jamais le bon moment pour en parler. Même sur RTL…

Les personnes les plus en difficulté sur le marché du travail

Gaël vient de m’envoyer une note produite par les services du ministère du Travail. Ca concerne les personnes les plus en difficulté sur le marché du travail.

A télécharger ici:

note_de_veille_87finfin.pdf

Le monde mondialisé [misère sans frontières !]


Le monde est maintenant mondialisé.

Ce n’est pas venu tout seul. Les frontières, les taxes de douane, tous les obstacles au commerce ont été levés un par un par les gouvernements successifs.

Politiciens de tous les pays, unissez-vous.

Tu peux maintenant acquérir du tee-shirt chinois, du café brésilien ou de la coke colombienne avec la certitude de n’enrichir aucun Etat [donc aucun peuple].

Plus rien entre le producteur et le consommateur.

Tu peux trouver de la voiture indienne garantie cent pour cent issue de capitaux privés. Du low-cost fabriqué par des pauvres, payés comme des miséreux pour satisfaire les besoins de ton bas salaire.

Cela ne vous semble-t-il pas étrange que dans ce monde tellement défrontiérisé, internationalisé, ce merveilleux mic-mac de la mixité mitoyenne, au milieu de cette noria des marchandises en transit, quelqu’un limite les déplacements de la population humaine ?

Comme des bêtes d’Afrique au soir couchant qui marchent vers les mares où se désaltérer, les troupeaux d’hommes vont où se nourrir reste possible. C’est une question de survie ou d’ambition.

Et quelqu’un les parque, les met en réserve pour plus tard, peut-être. Quand son propre bétail sera devenu trop vieux et donc trop peu rentable…

Bienvenue dans la précarité ou la fin d’une utopie

Avec l’année 2007 qui se termine, c’est un cycle tout entier qui s’achève et un autre, pas totalement inconnu, qui s’annonce en 2008.

Ceux qui ne travaillent pas ne peuvent pas comprendre mais ceux qui ont un emploi peuvent avoir la nostalgie de Mai 68 sans qu’on les prenne pour des détraqués.

C’était l’époque où le travail disponible à profusion donnait pour la première fois aux ouvriers l’occasion de monnayer leur travail à sa juste valeur ou au moins d’essayer de le faire en faisant grève…

Chirac qui a accompagné ce cycle durant près de 40 ans avait négocié dans le cadre des accords de Grenelle de mai 68 une augmentation de 35 % du SMIG à 600 F/mois (soit 120€/mois environs) et… une réduction du temps de travail !

Comme quoi ce n’est pas nouveau et ce qui était bien accepté sous Chirac en 1968 est devenu une calamité sous Jospin !

Pourquoi ?

Les années Giscard seront passées par là et avec elle une vertigineuse descente qui nous mènera tout droit du plein emploi opulent vers le chômage de masse.

Mais en cette fin de cycle ce qui m’inquiète le plus ce n’est pas que le chômage se soit durablement installé, (ça on a fini par le remarquer !), mais qu’on nous parle désormais plus que du pouvoir d’achat de ceux qui travaillent déjà et plus du tout des chômeurs.

Pouvoir d’achat par ci, pouvoir d’achat par là…

Ça laisse supposer que la bataille pour l’emploi est désormais perdue et que nos gouvernants ayant pigé le truc nous parlent plus que de ce foutu pouvoir d’achat qui fout le camp en ce début de nouveau cycle.

Disant presque ostensiblement « amis chômeurs circulez y a plus rien à voir ! ».

De fait, on ne s’occupe plus du tout de ceux qui n’ont pas de salaire parce que pour eux, pensent-ils, c’est déjà cuit. Ils ne s’intéressent désormais plus que de ceux qui ont encore un emploi et qui finiront par la force des choses par ne plus avoir le pouvoir d’acheter…

D’où la volonté de le préserver à tout prix.

Or ceux qui ne le savent pas encore, si le pouvoir d’achat diminue ou au mieux, stagne dans les pays riches, il augmente de façon vertigineuse dans le tiers monde.

Le rééquilibrage des richesses de part et d’autre de cette ligne virtuelle entre un monde qui s’enrichit et un autre qui se paupérise va se poursuivre inexorablement. Un peu au profit des pays pauvres, « émergeants », où les gens sont passés en un siècle, de la merde la plus totale à la merde tout court, par un principe de vases communicants. Mais beaucoup au profit de multinationales qui tirent leur épingle du jeu et gagnent de plus en plus et à tous les coups.

C’est donc l’histoire d’une utopie qui prend fin en 2007. Celle du travail pour tous qui laisse la place à un salaire « décent » pour ceux qui ont un salaire nous concerne en premier lieu…

Et quand vous entendrez parler de pouvoir d’achat (de ceux qui travaillent !), dites vous bien que le gars qui vous en parle a définitivement fait le deuil de la classe qui ne travaille pas !

Les classes moyennes se sentent menacées par le chômage

Je vous renvoie vers cette interview de Régis Bigot du Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie).

Par ailleurs, on peut consulter avec intérêt le site de l’Observatoire des inégalités.

Une conseillère à déconseiller

L’histoire que Marie nous a envoyée par courriel est éloquente. Précisions toutefois qu’il ne faut pas généraliser. Ce n’est pas parce qu’une personne enfreint la règle qu’il faut en tirer des conclusions. Et si l’histoire de Marie prouvait simplement qu’aujourd’hui tout le monde est mis en concurrence avec tout le monde, vraiment tout le monde?

La loi du nombre

6 milliards de gens sur Terre, et moi, et moi, et moi… Lire la suite